Alan Wake

Alan Wake

Malgré ses cinq ans de développement qui auraient pu faire penser qu’Alan Wake allait être un blockbuster du monde vidéoludique, il n’en est rien. Il cumule les petits défauts – textures parfois très laides, gameplay redondant, bugs de collision fréquents, interactivité limitée – qui l’empêchent de figurer sur le podium des titres de l’année… pourtant, ce serait oublier le savoir-faire de Remedy à nous offrir une histoire passionnante dans un monde qui ne l’est pas moins. La narration se faisant au travers de plusieurs supports dans le jeu, chaque joueur pourra découvrir les détails du scénario à son envie. De même, l’excellence de l’ambiance graphique et sonore fait que chaque joueur se verra immédiatement plongé dans les ténèbres de Bright Falls pour n’en sortir que douze ou quinze heures plus tard, selon le mode de difficulté et sa faculté à fouiller la forêt à la recherche des thermos de café. Remedy ne déçoit finalement pas en n’offrant certes pas un titre parfait mais l’un des plus intéressants de l’actuelle génération de console. Ce n’est pas rien !

Alpha Protocol

Alpha Protocol

Alpha Protocol est une déroutante réussite. Le principe n’est pas parfait, mais déjà très bien rôdé. La précision des dialogues et l’importance du joueur dans la narration gomment tout deux les défauts techniques. Ceci s’applique bien évidemment au cas de ceux capables de passer outre une réalisation datée et un gameplay peu précis. A rajouter à cela un nombre honteusement élevé de bugs (surtout face aux boss), preuve d’un travail mal fini, et nous serions à deux doigts de crier au scandale. Les joueurs qui ne toucheront qu’à quelques minutes de gameplay seront déçus, voire écœurés. Les acheteurs, se faisant un devoir de rentabiliser leurs deniers, persévéreront, enchainant les missions. La moelle se révélera alors, les laissant face à un titre passionnant qu’il est difficile de lâcher une fois plongé dans cette intrigue se façonnant au gré de leurs décisions. Alpha Protocol n’est donc pas le ratage auquel nous aurions pu croire. Il se révélera comme l’un des très bons titres de 2010, à ceux qui lui laisseront une chance

AMY

AMY

Alors oui ! On baigne dans une sorte d’austérité toute relative, probablement à un niveau moyen de « fun » sur l’échelle actuelle des blockbusters récents. Or, moi, j’ai passé quelques heures délicieuses, assez passionnantes et très frustrantes en jouant à AMY (le chapitre 5 est horriblement dur, et souvent un peu aléatoire). Au bout du compte,  je trouve dommage qu’ à l’heure actuelle, quand on tend l’oreille à droite à gauche, il soit limite devenu  de mauvais goût, voire carrément malsain de trouver un certain plaisir ludique dans le simple fait d’être obligé de chercher  par où et comment passer (et galérer un peu..). Je trouve ça tellement bon !

Batman Arkham Asylum

Batman Arkham Asylum

Rocksteady ne s’est donc pas fichu des fans en développant Batman Arkham Asylum, bien au contraire. Le titre entier transpire la passion du studio pour l’homme chauve-souris et le travail bien fait. Avec sa réalisation extrêmement impressionnante et sa richesse, qu’elle soit dans les combats, les dialogues ou dans les phases de jeu, il ne déçoit jamais. Il y aura toujours des pinailleurs qui remarqueront les animations rigides des personnages secondaires, l’IA pas parfaite et certains allers-retours camouflés, mais ils seraient bien mal avisés de descendre une telle production pour de pareils détails. L’une des plus belles surprises de l’année 2009 et très certainement l’une des adaptations les plus sidérantes que les mondes du jeu vidéo, du comics et du cinéma aient connu

Bayonetta

Bayonetta

Bayonetta est un jeu emprunt de folie, tantôt douce et tantôt furieuse. Et il ne s’agit pas ici de la démence pathologique d’un malade qui marmonne des propos incohérents, mais bien de cette aptitude si humaine à oser et à s’affranchir de la logique pour offrir… eh bien, à peu près n’importe quoi

Bionic Commando

Bionic Commando

Dix ans ont passés depuis l’anéantissement par le FSA de l’Albatross, ce vaste projet militaire orchestré par le général Kiltt et les Impériaux. Nathan « Radd » Spencer, le célèbre héros au grappin qui a neutralisé une bonne fois pour toutes le Leader et sauvé Super Joe, croule maintenant ses jours en prison après avoir été accusé ..

Brothers : A Tale of Two Sons

Brothers : A Tale of Two Sons

Le dématérialisé et les plates-formes de téléchargement ont permis à bien des studios de développement de modeste envergure de montrer leur jeu au reste du monde. Titres à petit budget, pas ou peu influencés par les contraintes du marché, ils ont su amener une fraicheur à un marché qui en avait bien besoin. Même des ..

Bullet Witch

Bullet Witch

Titre à polémique, Bullet Witch offre pourtant un challenge intéressant pour celui qui se passionnera pour l’histoire mais surtout cette ambiance si particulière. Il est primordial d’insister sur cette dernière car c’est réellement elle qui vous poussera, ou non, à poursuivre l’aventure. Contrairement à d’autres héroïnes du genre (Lucia de DMC 2, Nina de Death by Degrees, Rayne dans Blood Rayne, …), Alicia fascine réellement et découvrir ses réelles intentions saura tenir en haleine de nombreux joueurs. Les différents niveaux de difficulté sauront contenter les plus courageux. A vous de voir quelle utilisation vous voulez faire du soft : une simple partie et c’est tout, ou plusieurs parties pour l’achever à 100%

Cars

Cars

Cars est un jeu pour lequel on est tenté d’avoir de la sympathie. L’ambiance bon enfant est plaisante, on sourit beaucoup durant le court laps de temps que dure le jeu. Sa durée de vie saura en décevoir beaucoup tout comme sa prise en main sans ambition. Une nouvelle adaptation loupée ? En partie, seulement. Le jeune public ayant apprécié le film adorera le jeu, les autres s’ennuieront assez vite… Rainbow Studios nous a donc offert un titre très moyen mais à la bande son excellente !

Castlevania : Lords of Shadow

Castlevania : Lords of Shadow

Si cette relecture occidentale apporte de nouveaux éléments à la série Castlevania, que conserve-t-elle de ses codes ? Et bien en fait, pas grand-chose si ce n’est rien. Là où Lament of Innocence et Curse of Darkness se sont efforcés à prendre le modèle originel en 2D et à le faire rentrer tant bien que mal dans les codes de la troisième dimension, MercurySteam a fait un jeu d’action-aventure en 3D nourri à coups de références bien senties inspirées par son amour de la saga de Konami. Cette différence d’approche est peut-être à la fois le plus gros souci de Lords of Shadow et son plus gros atout. Son plus gros souci parce que le jeu est surtout l’hommage d’une bande de fans et ne sera sans doute jamais reconnu comme un « vrai » Castlevania par ceux qui aiment la série depuis deux décennies tant il s’en distance. Et son plus gros atout parce que s’affranchir des origines était sans doute le seul moyen d’offrir à la fois un gameplay très convainquant et un peu de fraîcheur et d’originalité au soft. La question est de savoir si l’on cherche un Castlevania dans la lignée de tout ce que la série a offert depuis vingt ans… ou juste un excellent jeu.

Catherine

Catherine

Sous ses allures de jeu appelant à la débauche, Catherine se révèle être un jeu de puzzle très bien conçu et passionnant. Sous couvert de jeu vidéo, il interpelle les joueurs sur leur orientation de vie sans réellement juger. La présence des nombreuses fins montrent bien que l’idée n’est pas de moraliser les joueurs par rapport à une réponse universelle mais plutôt les laisser faire leur choix. Et puis l’exceptionnel esthétisme du jeu, non abordé dans les lignes précédentes mais sautant aux yeux au travers des images, ne saurait trahir le soin apporté à Catherine. Une bien belle prise de risque pour un des jeux les plus étonnants et prenants de l’année 2011

Code_18

Code_18

Visual Novel oblige, l’attrait du jeu pour les non-japonisants se veut des plus limités. La seule interaction étant la pression sur le bouton A pour passer au dialogue suivant, encore qu’une simple pression sur la touche start permette d’enclencher le mode Auto. C’est alors un véritable roman illustré qui prend place dans votre téléviseur (ou votre PSP, le titre étant également disponible sur la portable de Sony). Code_18 demeure un VN sympathique, sans grande ambition, capable de vous occuper un long après-midi pluvieux, guère plus. Sitôt fait, sitôt oublié