Le festival des jeux Steam – Février 2021

Quand bien même Steam nous avait proposé un festival où tout le monde pouvait tester diverses démos de jeux indés sortant à court/moyen terme durant l’automne 2020, j’avais décidé à ce moment-là de passer mon tour. En effet, même si j’ai jeté un coup d’œil à la sélection proposée à ce moment-là, on y retrouvait soit des titres déjà présentés lors de l’édition estivale dont je vous avais un peu parlé dans ces colonnes, soit de nouvelles démos de titres qui ne m’éveillaient pas forcément beaucoup d’intérêt. Bref, j’ai préféré passer mon tour, d’autant plus que mon PC montrait à ce moment-là de plus en plus de signes de faiblesse. Ce dernier ayant bénéficié entre temps d’une véritable cure de jouvence, autant dire que j’étais dans de meilleures prédispositions pour me pencher sur l’édition de février dernier qui proposait des titres autrement plus aguicheurs. J’ai donc exploré quelques unes des démos proposées, certaines étant des jeux que j’avais en ligne de mire, d’autres ont été de la pure découverte hasardeuse… souvent positives mais pas forcément toutes non plus. Si je vais passer en toute logique sous silence celles qui m’ont laissées le plus de marbre pour diverses raisons, il est de bon ton de vous partager les titres que j’ai trouvé sympa, voire carrément emballée. Car nul doute que certains marqueront la scène indépendante au cours de 2021, encore faut-il qu’ils arrivent à s’extirper de la masse en terme de visibilité. On croise les doigts en tout cas car ce n’est plus si évident depuis quelques années.

Les coups de cœur et grosses attentes

Je l’avais cité rapidement lors de mon bilan, je n’ai pas pu résister à tester la démo de She Dreams Elsewhere, un RPG tour par tour en pixel art à dimension essentiellement narrative. Les images que je vous laisse ci-dessous parlent d’elles-mêmes du pourquoi du comment le titre m’a fortement intriguée et magnétisée dès que j’ai jeté un coup d’œil au projet : la DA est des plus singulières, entre le noir et blanc basique et ajout ponctuel de couleurs bien criardes pour diverses raisons pour un rendu tirant pleinement dans le psychédélique. Et cela représente pleinement ce que l’on a concrètement, manette en main : l’ambiance (l’OST tirant vers le trip hop assez urbain/psyché s’avère d’ores et déjà géniale !) et la narration sont omniprésentes et blindées de personnalité et clairement, le propos du Studio Zevere est perché. She Dreams Elsewhere montre un voyage au cœur de l’inconscient torturé de l’héroïne où l’on sera perpétuellement ballotté entre univers parallèle méta (les donjons où l’on retrouve un système tour par tour aussi classique qu’efficace) et monde réel vu d’un œil délicieusement cynique. A bien y regarder, on peut y discerner comme une fusion improbable entre Undertale et surtout Persona. Bref, c’est particulier et clairement, cela ne plaira pas à tous. Mais si vous aimez les délires psychologiques et tortueux et que la DA vous fascine, l’aventure s’annonce vraiment intéressante tant j’ai vu arriver le fatal « To be continued » avec frustration. D’ailleurs, la démo est toujours disponible pour les curieux. Le jeu sortira dans l’année sans date précise d’annoncée sur PC, Switch et Xbox One/Series (notamment via Gamepass day one).

Dans un tout autre esprit, difficile de rester de marbre face à la DA de ANNO : Mutationem de ThinkingStars, entremêlant pixel art 2D et 3D de manière harmonieuse pour un résultat qui fait rêver. L’univers cyberpunk tenant davantage du côté nippon/Ghost In The Shell également d’ailleurs. Le jeu se découpe entre phases en 3D d’aventure/exploration et phases 2D d’action / plates-formes, avec dans les deux cas de figure une petite composante RPG en toile de fond. Deux visions qui flattent la rétine autant que les doigts sur la manette tant la prise en main est fluide et agréable, notamment sur les combats qui promettent de devenir jouissifs à terme. Le background semble riche, le propos également. Bref, la démo nous montre un grand jeu en devenir. Gros couac à signaler en revanche : pourquoi Steam semble l’avoir snober purement et simplement dans ses pages relatives au festival tant je suis tombée dessus de manière totalement hasardeuse en parcourant ma liste de souhait en mode « ne sait-on jamais » ? Pour sûr, quel gâchis tant j’imagine que beaucoup ont dû passer totalement à côté. En espérant qu’ils ne passeront pas à côté du jeu final qui sortira cette année sur PC et Playstation 4/5.

Autre parti-pris encore, l’esthétique s’inscrivant dans la mouvance « dessinée / comic book » de Minute Of Islands chatouille agréablement la rétine. The Inner World, un des projets précédents du Studio Fizbin, prouvait bien de toute manière que ses géniteurs maîtrisaient plutôt bien le propos. Moins de gameplay ici, s’arrêtant à des interactions et autres petits casses-têtes plutôt simplistes pour davantage s’attarder sur le propos narratif, l’exploration d’île en île qui promet de la découverte dépaysante de la même manière qu’un Spiritfarer l’année dernière mais surtout une ambiance poétique et plutôt sombre où il semble d’ores et déjà se nicher un second sens de lecture intrinsèque. La démo est plus que solide, présentant déjà un produit fini, Minute Of Islands sortant de manière imminente le 18 mars prochain sur PC et tous les supports console.

En terme de DA dessinée, les Tchèques d’Anamita Design ont largement prouvé leur savoir-faire. Dévoilé au préalable lors du IndieWorld de Nintendo de fin d’année dernière, il n’a pas fallu attendre trop longtemps pour voir davantage de son prochain jeu : Happy Game. Qui n’a rien de paillettes et arc-en-ciel, clairement. C’est à souligner d’ailleurs tant ses géniteurs nous avaient habitués à des propos poétiques et oniriques s’inscrivant davantage sur des choses guillerettes et mignonnes. Là, pour Happy Game, on est dans l’exact inverse : certes, nous sommes loin du survival horror pour autant mais le propos est véritablement malsain, semblant montrer les facettes les plus sombres nichées dans l’esprit d’un enfant. Quand bien même nous ne sommes pas dans le pur gore, le jeu promet quelques séquences et tableaux qui mettront à mal, voire traumatiseront carrément, les âmes les plus sensibles tant l’ambiance et images se révèlent dérangeantes. Bref, surprenant venant d’Amanita Design, quand bien même l’on retrouve exactement la même formule de jeu que CHUCHEL, l’un de ses précédents jeux. A savoir, une succession courte de tableaux où l’on devra interagir avec les différents éléments afin d’aider cette « petite bouille innocente » à récupérer son ballon. Une ligne directrice plutôt légère pour un message intrinsèque et autres enrobages visuels qui le sont beaucoup moins. Bref, le trailer révélé l’année dernière m’avait déjà intriguée, poser la main sur cette démo ne fait que confirmer d’autant plus qu’il y a fort à parier que Happy Game sera une expérience intéressante (certainement assez courte), au potentiel créatif indéniable. Le jeu complet arrivera au cours du printemps sur PC et Switch.

Soyons un peu chauvin avec un jeu tiré de notre bon vieil Hexagone et qui aurait pu tout à fait avoir son petit espace d’exposition au sein de la dernière édition des Utopiales avec son parti-pris steampunk si le Covid n’avait pas joué les troubles-fêtes. S’inspirant clairement du concept que Sam Barlow a développé avec Her Story et Telling Lies, Don’t Forget Me de The Moon Pirates reprend donc le principe de recherche de mots-clés afin d’accéder à de nouvelles informations. Avec un enrobage complètement différent néanmoins puisque l’on est plongé dans un vrai récit rectiligne. Ce petit aspect enquête arrive donc par séquences, afin de faire avancer le schmilblick, quand bien même il s’avère que selon la manière dont nous sommes parvenu à fouiner, on sera à même à prendre tel ou tel embranchement de différentes manières. Difficile avec cette simple introduction, par ailleurs toujours téléchargeable aujourd’hui, de percevoir à quel point tout cela se développera et/ou si cela se montrera tentaculaire mais il n’en demeure pas moins que Don’t Forget Me s’annonce prometteur. D’autant plus que son esthétique en pixel art est fort jolie et que la bande-son jazzy fait fort plaisir à entendre. Cela se passera sur PC sans que de date de sortie précise ne soit encore arrêtée.

Les sales ambiances

Suivant les traces d’Agony dans le jusqu’en-boutisme de l’imagerie choquante, Lust From Beyond joue davantage sur les thématiques des corps dans son sens le plus érotique. Au plus strict premier degré au cours de l’introduction dans un monde réaliste où l’on se retrouve au sein d’une secte, semblant apprécier les prises de drogues douteuses afin de mieux libérer les mœurs et s’adonner aux joies de la luxure. Entre Society et Eyes Wide Shut si l’on devait citer des références cinématographiques. Et clairement, quand bien même l’on sent que les moyens restent modestes tant la technique affiche entre cinq et dix ans de retard, Lust From Beyond n’y va pas par le dos de la cuillère dans ce qu’il présente (à noter la possibilité de « censurer » pour rendre légèrement plus suggestifs les passages les plus frippons). Pour ensuite être amené, de manière lovecraftienne, à se retrouver dans une autre dimension où l’on retrouve une DA typiquement Gigerienne (dans ses travaux les plus suggestifs s’entend donc) peuplées de créatures hostiles que l’on devra éviter le plus possible. En toute honnêteté, tester cette démo tenait davantage de la curiosité et je vous en parle ici uniquement pour la culture car il est intéressant de savoir l’existence de ce genre de projets, quand bien même puissent-ils faire débat. Parce que je n’ai clairement pas été convaincue de ce que j’ai pu découvrir, ayant même ragequitté avant son dénouement à vrai dire, et non pas par quelconque idéologie coincée et frigide. Car si la première partie, typiquement aventure/exploration à la première personne passait encore, la seconde tenant davantage du survival horror / infiltration m’a totalement perdue. N’étant pas fan des jumpscares systématiques et désagréablement gratuits, j’ai été ici servie. Mais par-delà de ce simple détail, j’ai trouvé que, globalement, la thématique et narration étaient assez malhabiles et manquaient cruellement de substance. J’ai ressenti comme un peu du syndrome « choquer pour choquer et uniquement choquer ». Quand bien même il ne semblait pas forcément y avoir de solides problèmes techniques au sein de cette démo, on restera de plus sur la défensive au vu du cas Agony, qui lui également semblait propre techniquement sur lui dans sa démo pour au final se montrer fortement bugué et défaillant à sa sortie. D’autant plus que les géniteurs de Lust From Beyond sont eux aussi Polonais et amourachés du même éditeur. La démo est toujours accessible si vous souhaitez vous forger votre propre opinion tandis que la version complète arrivera dès le 11 mars sur PC.

Children Of Silentown de Elf Games est à côté un candidat autrement plus light, quand bien même son univers joue sur les tonalités sombres et juvéniles un peu burtonniennes sur les bords. Point’n click simple et efficace dans sa formule, le soft mise sur l’accessibilité afin de mieux se centrer sur une réalisation soignée, son histoire – à savoir, comprendre d’étranges disparitions survenues dans un petit village isolé dont les habitants n’osent sortir en pleine nuit – et surtout son ambiance gentiment pesante. Le jeu sortira sur PC prochainement et sa démo est toujours accessible.

Les cas plus légers

Beaucoup de douceur dans la découverte de A Space For The Unbound des Indonésiens de Mokijen. Titre narratif avec quelques interactions/énigmes plutôt basiques, le soft montre une esthétique en pixel art et mise en scène extrêmement soignée. Si l’histoire n’en est encore qu’à ses balbutiements et que rien n’a réellement décollé véritablement à l’issue de cette démo, elle sait accrocher et toucher le joueur, entre tranches de vie et onirisme symbolique. Ce prologue est par ailleurs toujours disponible pour les plus curieux. Pas de date précise pour le moment au sujet de la version complète, annoncée sur PC et tous les autres supports console.

S’inspirant de Mother et Undertale, Oddventure de Infamous Rabbit s’annonce déjà plutôt solide. Sombre mais néanmoins bourré d’humour (noir) et de dérision, on retrouve un système de combat tour par tour laissant le choix de finalités de combat pacifiques (où l’on pourra au choix affaiblir l’ennemi psychologiquement en l’apaisant positivement ou en le déprimant) ou au contraire jouer les sanguinaires. Ce qui aura potentiellement un impact sur le chemin qu’empruntera le récit, se basant sur un univers et des ambiances fantasy des Frères Grimm/Lewis Carroll si le soft assume son influence Undertale jusqu’au bout. Malgré tout, ce n’est pas dans cette démo forte agréable à parcourir que l’on trouvera ce genre de réponse. De même qu’elle n’est pas suffisante pour déterminer si le jeu saura marquer par un propos véritablement impactant ou s’il ne fait que se cantonner au rôle de « pâle copie de ». Au vu de la réalisation très soignée derrière, il est néanmoins de bon ton de lui laisser sa chance de le parcourir à la sortie de sa version complète sur PC qui n’a pas encore de date de sortie précise. La démo est par ailleurs toujours disponible.

On part sur des choses plus mignonnes avec Lost Words : Beyond The Page. Qui n’est pas nouveau en soi vu qu’il s’agit d’une exclusivité temporaire de Stadia déjà sortie. Cette démo (toujours accessible) prépare donc le terrain à sa sortie prochainement sur tous les autres supports (PC et les consoles de Nintendo, Sony et Microsoft donc). Fort d’un concept pas forcément si nouveau, à base de mots, mais que l’on a finalement peu vu, Lost Words débute son récit via un petit personnage réduit qui parcourt les pages d’un journal intime qui se dévoilent progressivement au fil de notre passage. Avant de nous transporter concrètement dans le monde imaginé et décrit par son autrice. Petit puzzle/platformer qui semble plutôt simple, avec un contrôle asymétrique avec d’un côté l’héroïne et de l’autre sa comparse la fée qui sera capable d’interagir avec des éléments du décor via des mots que l’on apprendra au fur-et-à-mesure du jeu – comme soulever des caisses qui bloqueront le chemin ou réparer un pont cassé – et de prime abord plutôt choupinou, il ne faut néanmoins pas se fier aux tous premiers balbutiements. Le soft a tôt fait de nous révéler une facette plus sombre tant l’on sent que des histoires de processus de deuil de la narratrice du journal via la métaphore d’un monde imaginaire se profiler, à la manière d’un Rime ou encore d’un GRIS. Un virage dont on peut rester circonspect tant de plus en plus de jeux se sont immiscés dans cette brèche mais l’écriture ayant été ici confiée à Rihanna Pratchett (scénariste de Bioshock Infinite et Mirror’s Edge), on peut s’attendre que le sujet ne soit pas abordé de manière trop facile et/ou maladroite.

Inspector Waffles ne nous apprendra pas à faire des gaufres mais nous plongera dans une petite histoire policière en mode point’n click qui rappellera par bien des aspects The Darkside Detective. Par son aspect graphique tout d’abord mais dans son gameplay également tant on retrouve la même interface et ce même aspect simple et logique des énigmes. La comparaison s’arrêtera ici tant l’univers se veut tout de même beaucoup plus sérieux, avec une ambiance tirant vers le polar pur jus tel Backbone que l’on avait découvert l’année dernière avec un chat anthropomorphe au centre du propos. La démo (encore disponible) présentée marche fort bien et se laisse parcourir avec beaucoup de facilité quand bien même l’on sent clairement que l’on a davantage affaire avec un « outsider efficace et sympathique » et non un titre qui ira vraiment marquer les esprits. Ce qui est déjà pas mal pour quiconque serait en recherche d’une petite parenthèse reposante. Inspector Waffles sortira le 23 mars prochain sur PC.

C’est fun et divertissant

En terme de petites parenthèses sympathiques et divertissantes sans grandes ambitions, on pourra citer Rain On Your Parade. Articulé autour d’une multitudes de tableaux nous mettant face à des situations et objectifs différents (qu’ils soient d’ordres principaux ou totalement secondaires afin d’enrichir son score), nous incarnons un petit nuage qui devra principalement enquiquiner le monde en les arrosant. Tout du moins, c’est ce que l’on retiendra le plus car ce n’est pas forcément vrai. Les objectifs sont variés, allant d’éteindre des incendies, des lampadaires ou au contraire tout détruire sur son passage via le saccage de compteurs électriques en les arrosant ou de tracteurs (quelles racailles ces nuages !) grâce à la foudre. Un autre pouvoir que l’on découvre au fil de cette démo toujours accessible aujourd’hui afin de renouveler un peu l’intérêt et nul doute que le jeu final en proposera d’autres. Bref, Rain On Your Parade n’a rien de bien exceptionnel mais se révèle léger et fun le temps de quelques petites sessions ponctuelles. Cela sortira cette année « au cours d’un jour pluvieux » selon Unbound Creations sur PC, Switch et Xbox One/Series.

On ne peut pas faire plus léger et rudimentaire que Patrick’s Parabox en terme visuel. Mais ne vous laissez pas berner pour autant : si l’enveloppe est modeste, le fond, lui, est imbattable. Puzzle game développé par Patrick Traynor reprenant le principe du sokoban (à savoir, déplacer des caisses jusqu’à des cases cibles), la formule initiale a tôt fait de se retrouver twistée par le fait que l’on puisse imbriquer des caisses dans certaines autres caisses, créant une mise en abîme qui retourne dangereusement le cerveau. Une variante aussi simple que bien trouvée qui se révèle fascinante en mode « mais pourquoi personne n’y avait-il finalement jamais pensé ? ». Bref, pas besoin de s’embêter avec tout plein de sobriquets graphiques lorsque le propos se situe au sein-même du level design. Qui, lui, se révèle être un véritable caviar tant l’on explore progressivement les facettes possibles, enrichissant au fur-et-à-mesure la formule, tenant d’autant plus en haleine le joueur qui se prendra à enchaîner les tableaux avec autant de frénésie que de curiosité afin de voir jusqu’à quel point la formule est exploitée. Pas de date précise de sortie sur PC pour le moment mais la démo est encore libre d’accès si l’envie vous prend de fumer des matières grises.

J’avoue que les visual novels romantiques représentent une part de mes plaisirs coupables. C’est con et cucul (à prendre au sens strict du terme selon les cas) au possible mais ils ont au moins l’avantage de meubler les sales moments d’insomnie où le cerveau n’est que brume, blindé de fatigue sans que le corps ne souhaite nullement prendre de repos. J’en fais de temps à autres sans spécialement en parler dans ces colonnes mais je vais faire une exception en abordant le cas de Perfect Gold, visual novel yuri (romances entre femmes donc) signé Yangyang Mobile. Pas que le soft fera avancer le genre et révélera un récit aux antipodes des clichés que l’on voit dans 99,999% des autres. Non, il m’a surtout surprise par sa réalisation autrement moins austère et cheap que ce que l’on voit habituellement au sein des visual novels aux moyens modestes. Des doublages anglais de qualité enviable, un character-design nipponisant sympathique et surtout enrichi de pas mal d’animations, sans compter que l’écriture en tant que telle semble très propre. Bref, cette petite romance entre étudiantes en école de magie n’aura peut-être pas forcément un fond exceptionnel – donc avec son lot de situations naïvement surréalistes, tirant éventuellement parfois vers le coquinement malaisant – mais reconnaissons-lui les efforts sur la forme. Perfect Gold est annoncé uniquement sur PC et devrait sortir prochainement.

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