Arietta of Spirits

Arietta of the Past

Genre
Action-Aventure
Développeur
Third Spirit Games
Editeur
Red Art Games
Année de sortie
2021

Il n’est pas certain que le nom Third Spirit Games vous parle. Fondé en 2018, ce tout petit studio finlandais sort en 2021 : Arietta of Spirits. Publié en Europe par les français de Red Art Games, Arietta of Spirits a pu connaître les joies de l’édition physique sur Nintendo Switch et Playstation 4, non seulement standard mais aussi collector, sous le nom Red Edition. Disponible en téléchargement sur les deux mêmes plateformes, ainsi que Steam et Xbox, il a su attirer les projecteurs sur lui. Découvrons pourquoi.

Grand-mère, es-tu là ?

Le succès médiatique d’Arietta of Spirits doit énormément à sa ressemblance avec Zelda 3, A Link to the Past, et cette représentation de trois-quarts, et sa “2D Pixel art” non moins attirante. Nous dirigeons la toute jeune Arietta, de retour dans la maison de sa grand-mère en compagnie de ses parents. Habitués à y venir en vacances, la petite famille trouve pourtant étrange cette première année sans la grand-mère, décédée l’année passée. Très vite, Arietta va y rencontrer Arco, qui deviendra son guide spirituel dans le royaume des esprits. La jeune fille a en effet l’étrange don de voir aussi bien le monde des humains que celui des esprits, les deux mondes se superposant. Elle devient alors une liaison. Sa nouvelle mission, qu’elle accepte immédiatement, est d’aider les esprits à partir dans l’au-delà. Certains restent cramponnés à la frontière des deux mondes en raison d’actions inachevées, qu’Arietta va, évidemment, tenter de terminer pour eux. Nous ne vous ferons pas l’affront de vous dire qui est le premier esprit qu’Arietta aidera…

Si t’es là, frappe trois coups

L’espace de jeu tourne autour de la maison de la grand-mère. Des bois, forêts et mines seront les principaux décors. Bien évidemment, la quête d’Arietta sera menacée par la présence d’êtres maléfiques, les errants. Pour lutter contre eux, Arietta se dote rapidement d’une épée, et plus tard d’un bouclier. Une touche pour chacun, et une autre pour la roulade (personne pour parler de Darksoulification ?). Il y a donc peu de chance que vous vous emmêliez les pinceaux dans les commandes. L’équipement est imposé et l’inventaire ne sert finalement qu’à rappeler les objets trouvés. La variété des situations se situe dans la façon de vaincre : les premiers errants n’opposent que peu de résistance. Les suivants demanderont une technique, simple certes, mais unique à chaque type pour être occis. La difficulté initiale du jeu ne requiert pas une attention particulière. Toutefois, dès la moitié de l’aventure, il ne sera plus possible de foncer dans le tas. Entre les ennemis qui envoient des projectiles à tête chercheuse, les rats qui vous déboulent au bon moment ou les errants qui vous crachent dessus, user de la roulade ne sera pas un luxe. Sans compter sur la présence de quelques boss, ponctuant les étapes majeures de l’aventure.

Arietta knows french

La progression se veut très agréable, même s’il n’est pas toujours simple de bien se repérer, certains tronçons se ressemblant beaucoup. En revanche, l’ambiance guillerette du début laisse place à des échanges plus tristes. Arietta of Spirits traitant du passage dans l’au-là, il ne fallait pas s’attendre à rire tout du long. Sans être larmoyant, le jeu n’hésite pas à montrer certaines situations suffisamment difficiles pour amener à réfléchir. Mais son esthétique enfantine et sa localisation intégralement en français le laissent accessibles à tout un chacun. Même ses quêtes annexes se révèlent particulièrement simples à terminer (basées sur de la recherche de personnages et objets). Si toutefois votre sang de hardcore gamer souhaite bouillir : terminer l’aventure (comptez quatre heures), débloque le monde Extrême. La même chose mais avec un seul point de vie : au moindre contact, c’est game over. Et autant vous dire que le gentil jeu jusque là enfantin à parcourir prend une toute autre ampleur…

Arietta of Spirits
Appréciation
Arietta traite de sujets complexes, de manière simple, peut-être un peu simpliste aussi. Clairement, le titre de Third Spirit Games n’a pas l’ambition de nous retourner le cerveau. Au travers de sa poignée d’heures, il nous offre une aventure plaisante, plutôt calme, le temps d’une soirée ou deux. Ni radin, ni généreux, Arietta of Spirits est plutôt bien calibré. Nous ne pouvons que souhaiter le meilleur aux quatre paires de mains qui en sont responsables.
Points forts
Une bande son qui accompagne très bien l’action
Des histoires pas si gentillettes
Des combats de boss bien pensés
Des décors colorés…
Points faibles
… mais qui manquent clairement d’originalité
Une durée de vie bien courte
Aucune replay value à part le mode Extrême

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