Costume Quest 2

Costume Quest 2

Tim Schafer lui-même ne l’a pas vraiment caché : Costume Quest 2 est avant tout un cadeau fait aux fans du premier épisode. Et accessoirement, cela lui permet de reprendre en partie ses droit sur cet univers – ainsi que celui de Stacking en parallèle fort malheureusement – qu’il avait un peu perdu suite à des discordes avec THQ, le distributeur de l’épisode fondateur. Si certains le prendront certainement avec légèreté et apprécieront, d’autant plus que le titre est court, il n’empêche que cette suite est une véritable déception : système de combat maladroitement repensé et bien trop de copier-coller du premier dans les quêtes et l’exploration qui se révèlent vite rébarbatives. Dommage car à côté de ça, l’univers et la narration sont toujours aussi mignons et font encore mouches.

Stories : The Path Of Destinies

Stories : The Path Of Destinies

Si le principe de choix menés par le joueur afin de faire évoluer l’histoire d’un conte à la direction artistique cohérente selon ces derniers est loin d’être inintéressant, il faut admettre que cela agit également en véritable épée de Damoclès pour Stories : The Path Of Destinies. Si la découverte et le parcours en ligne droite se font avec un véritable plaisir, la complétion totale se veut bien moins racoleuse, faute à un manque de renouvellement. Pire encore, tout ce remplissage inutile met en lumière quelques tares fort désagréables, tant sur le plan technique qu’au niveau de la profondeur scénaristique.

Costume Quest

Costume Quest

Costume Quest est à bien des égards un petit jeu sympathique. Charmant dans sa narration enfantine et non dénuée d’humour, le gameplay se révèle également simple et efficace. Malheureusement, son manque de renouvellement et sa répétitivité finissent par se faire sentir et auraient été réellement préjudiciable si la durée de vie avait été plus longue. Mais vu le prix raisonnable affiché, il serait dommage de se priver de ce petit à-côté qui a le mérite de traiter de manière plutôt originale la thématique d’Halloween

Day Of The Tentacle Remastered

Day Of The Tentacle Remastered

En 1993, Day Of The Tentacle était une petite perle. 2016, force est de constater qu’il est toujours aussi attachant et monumental. Grâce au bon coup de polish institué par un Double Fine plein d’amour, il n’y a plus d’excuse pour que tous ceux aimant le point’n click ne s’y (re)mettent pas. Belle refonte graphique, belle mise à jour du gameplay beaucoup moins fastidieux que la monture originelle sans compter la présence de l’intégralité de Maniac Mansion (version d’antan) permettant de se targuer de l’argument de deux jeux en un. Day Of The Tentacle Remastered se révèle toujours aussi pimpant et s’accordera à tout type de profil, que ce soit le vieux fan que le joueur plus jeune désireux de défricher des reliques d’époque en occultant tous les aspects rébarbatifs de l’exercice

Evoland

Evoland

Si certains jeux souffrent de la compression, Evoland pêche par l’exact inverse. Car à étirer sans rajouter de matière, le jeu finit par souffrir d’un manque de renouvellement et d’essoufflement et ce, malgré une courte durée de vie. Nul doute que le manque de moyens financiers de ses géniteurs y est pour beaucoup. Il n’empêche que son concept original et rafraîchissant tournant autour de l’évolution et ce, tant sur l’aspect technologique que du gameplay d’un style aussi vaste que le RPG, le rend très sympathique. L’hommage purement assumé à deux grands noms du jeu vidéo, Zelda et Final Fantasy, touche, et les divers clins d’œil plus ou moins fins rendent le fan-service excitant pour les puristes. Les moins connaisseurs y verront également un bon support frais et ludique pour apprendre des choses sur tout un pan de l’histoire du jeu vidéo. Modeste mais fédérateur en somme.

Sam & Max : Saison 2 – Au-delà du Temps et de l’Espace

Sam & Max : Saison 2 – Au-delà du Temps et de l’Espace

Même si l’on pourra noter un côté recyclage paresseux, Telltale Games arrive heureusement à nous le faire oublier très vite en le mettant au service du fan service. Et comme c’est totalement débile et délirant, on ne s’étonne même plus de voir des événements/lieux/personnages de la première saison resurgir sans crier gare. Et en terme de délire décapant, les ex-Lucas Arts n’ont pas perdu la main. Ils se sont même payés le luxe de pousser le bouchon plus loin d’ailleurs. Et ce, pour notre plus grand plaisir

Bilan de l’année 2015 [Margoth]

Bilan de l’année 2015 [Margoth]

Je revois mon bilan de l’année dernière et je me dis que les choses n’ont pas beaucoup changé finalement. Dans ma vie personnelle est survenu un déménagement inattendu qui m’a valu une petite période sans internet. Et les divers cafouillages de mon opérateur ont fait que cette période s’est allongée plus que prévu. A partir ..

Jak & Daxter : The Precursor Legacy

Jak & Daxter : The Precursor Legacy

Peut-être que la note vous semblera abusée pour ce premier volet. Pourtant, de toute la série, c’est vraiment par cet opus que votre serviteur a préféré. Malgré ses quelques petits défauts techniques de caméra et autres bugs de collision ou encore une durée de vie pas forcément mirobolante. Mais à côté de cela, c’est vraiment par ces timides débuts d’innovation loin d’être anodins tout en jouant sur l’accroche farouche vis-à-vis de la plate-forme passée que le charme des premiers méfaits de Jak & Daxter opère. Car au fond, il y a toujours un moment où l’on sera touché par la fibre nostalgique et c’est justement ce qu’il se passe avec ce jeu : mettre un point de départ à une (r)évolution tout en restant raccroché à cette empreinte enfantine, cartoonesque et déjantée, caractéristiques du jeu de plate-forme mis en place depuis des décennies.

Skies of Arcadia Legends

Skies of Arcadia Legends

Allons-y clairement : Skies of Arcadia n’est pas cette tuerie du RPG comme certains aiment à le dire. Ce qui ne veut pas dire qu’il soit médiocre, bien au contraire. C’est plutôt un jeu de charme. Envoûtant à défaut d’être transcendant. Loin d’être irréprochable, on se laisse pourtant séduire par son background et son énergie communicative. Et toute cette bonne volonté dont son développeur a fait preuve. Car même si cette histoire de piraterie ne casse pas des briques, l’aventure, elle, se mène tambour battant, la main sur le cœur à devenir le plus grand maître explorateur qu’il soit. Et de mettre sur la paille les autres pirates moins scrupuleux qui osent défier toute la pureté de ces rêves de gosse via cette version Legends, véritable plus-value qui mérite qu’on s’y penche davantage par rapport à la monture originelle si choix entre les deux versions il devrait y avoir

Yesterday

Yesterday

Une déception. On aura beau être touché par toute la sympathie que Pendulo peut bien nous inspirer, cela ne change pas le fait que Yesterday est un coup de bâton dans l’eau. Sorti un an après son grand frère, il paraît assez net que ce dernier né a été développé trop vite. Et lorsqu’on se décide à sortir de sa zone de confort en adoptant une nouvelle approche, un délai aussi court n’est clairement pas suffisant. Trop court, trop compressé, pas assez abouti, préférez-lui sans conteste les grands noms qui ont servi cette fois d’inspiration à ses géniteurs, à savoir les premiers Broken Sword et Gabriel Knight. Une plantade qui arrive à un bien mauvais moment pour le studio espagnol qui se retrouvait déjà en pleine perte de vitesse avec l’échec commercial du non moins excellent The Next BIG Thing…

The Next BIG Thing

The Next BIG Thing

Voilà qui montre un fait fort ironique. Fort d’un engouement excessif en 2004, c’est pile poil lorsqu’il réussit à sortir un soft véritablement à la hauteur de l’étiquette qu’on lui a collé à la peau que les gens boudent Pendulo Studios. Voilà qui est très bête car il s’avère que The Next BIG Thing est aussi gros que son intitulé. Dommage que sa progression soit trop expéditive et compressée car il aurait obtenu le sans-faute. Tsssss, sacré Dan !

Runaway Trilogie

Runaway Trilogie

A n’en point douter, l’engouement quant à Runaway était un brin excessif. Même si l’épisode clôturant cette trilogie est une véritable réussite, les deux autres se montrent, chacun à leur manière, trop immatures pour convaincre. Il demeure néanmoins intéressant de s’y pencher car la trilogie est révélatrice des progrès des Espagnols de Pendulo Studios au fil du temps… des premiers balbutiements timides à une véritable maturité maîtrisée et assumée.