Still Life Trilogie

Still Life Trilogie

Il est certain que l’on oublie de parler de cette trilogie à cause de son inconstance qualitative : la clôture a été très décevante, de même que son prélude était tout juste moyen, bien que l’on puisse lui reconnaître des idées plutôt novatrices malgré tout. En revanche, il est dommage que l’opus d’entre-deux ait pâti de la mauvaise image des deux autres car il s’inscrit comme une véritable réussite, d’autant plus que les représentants officiant dans un esprit mature et violent n’étaient pas légion à sa sortie. A défaut de s’attarder sur son intégralité, n’hésitez pas à vous pencher sur ce premier Still Life qui vaut clairement le coup et qu’il reste très facile à trouver pour une bouchée de pain sur Steam ou autre.

Rime

Rime

C’est étrange de dire ça dans le sens où le genre n’est pas foncièrement saturé mais Rime souffre surtout d’un certain manque d’originalité. Et pourtant, ce n’est pas faute de bien faire les choses. Un environnement enchanteur, on prend véritablement plaisir à le parcourir et à découvrir le but de ce périple métaphorique. Mais il marquera sans doute moins que d’autres, tel Papo & Yo, s’y apparentant énormément dans son fond, plus intenses et référentiels.

Life Is Strange

Life Is Strange

Life Is Strange, et surtout l’accueil qu’il a rencontré, prouve une chose : la part d’ordinaire et de banalité a sa place dans le jeu vidéo. Pas besoin d’en faire des tonnes dans l’action testostéronée afin d’éveiller l’intérêt d’un joueur. C’est peut-être d’ailleurs cet aspect improbable d’avoir affaire à des individus aussi insignifiants que vous et moi qui apporte tant d’émotion à ce jeu. On s’y identifie plus facilement et l’on est même parfois amenés à réfléchir nous-mêmes, pour notre propre existence, plus en profondeur de certains sujets et problématiques abordés. Si en plus, l’histoire développée sous fond d’enquête et de fantastique est bien fichue et passionnante, que demander de plus ? S’y plonger et se délecter tout simplement.

Machinarium

Machinarium

Premier titre sortant les Tchèques d’Amanita Design du monde du jeu flash, Machinarium s’avère être une jolie réussite. Tant dans son expérience émotionnelle, tant on se laissera porter par sa direction artistique poétique et enchanteresse que par sa valeur ludique en terme de jeu de réflexion simple dans son utilisation, malin dans sa forme et parfois bien brise-crâne dans la résolution de certains casse-têtes, toujours bien intégrés à l’ensemble et amenés.

Until Dawn

Until Dawn

Même si les premières heures s’avèrent poussives et presque ennuyeuses, il faut s’accrocher afin d’arriver au point de bascule rendant Until Dawn véritablement haletant. Certes, cela reste du divertissement pop-corn mais il ne manque pas de charme : scénario pas si facile que l’on peut le croire au démarrage, nombreux clins d’œil aux classiques cinématographiques du genre que les plus cinéphiles apprécieront de reconnaître, une jolie technique en terme de modélisation renforcée par certaines interprétations d’acteurs vraiment brillantes et son petit lot de stress et autres petits sursauts ponctuels. N’oublions pas par ailleurs qu’il s’agit du premier soft grand budget reposant sur le concept de film interactif d’horreur. Et même si tout n’est pas parfait et pas exempt de maladresses assez juvéniles, cette première, surtout pour un studio qui n’avait jamais forcément eu de budget aussi conséquent dans ses mimines, n’est pas aussi bancale qu’on aurait pu le craindre.

Day Of The Tentacle Remastered

Day Of The Tentacle Remastered

En 1993, Day Of The Tentacle était une petite perle. 2016, force est de constater qu’il est toujours aussi attachant et monumental. Grâce au bon coup de polish institué par un Double Fine plein d’amour, il n’y a plus d’excuse pour que tous ceux aimant le point’n click ne s’y (re)mettent pas. Belle refonte graphique, belle mise à jour du gameplay beaucoup moins fastidieux que la monture originelle sans compter la présence de l’intégralité de Maniac Mansion (version d’antan) permettant de se targuer de l’argument de deux jeux en un. Day Of The Tentacle Remastered se révèle toujours aussi pimpant et s’accordera à tout type de profil, que ce soit le vieux fan que le joueur plus jeune désireux de défricher des reliques d’époque en occultant tous les aspects rébarbatifs de l’exercice

The Silver Case

The Silver Case

Par son austérité et son apparente lenteur, The Silver Case n’est assurément pas fait pour tout le monde. Il propose pourtant une ambiance singulière et un scénario complexe, percutant et passionnant, en plus de personnages vraiment excellents et travaillés. Le premier jeu de Grasshopper Manufacture, véritable thriller graphique, réalisé avec les moyens du bord, reste encore aujourd’hui tout à fait à propos.

Le Manoir des Âmes perdues

Le Manoir des Âmes perdues

Sans être complètement à jeter, Le Manoir des Âmes perdues est quand même quelque peu raté.. En tant que suite, il ne propose absolument rien de nouveau, et régresse même quand on le compare à son grand frère sur Mega-CD : moins d’énigmes, moins d’exploration, moins d’audace.

Yomawari Night Alone

Yomawari Night Alone

Plus effrayant que 15 films Resident Evil mis bout à bout, Yomawari Night Alone signe le retour de Nippon Ichi Software sur une ligne artistique et originale. Court mais intense, ce survival-horror pas comme les autres arrive à apeurer comme à émerveiller, le tout avec une grande liberté de jeu

Heart of Darkness

Heart of Darkness

L’ambition affichée dès 1992 par Chahi et son équipe transpire toujours dans les deux galettes qui composent Heart of Darkness. Une approche résolument cinématographique qui se remarque dès la longue introduction du jeu, présenté ici comme un générique de film lancé après avoir choisi une nouvelle partie : démarrage du fond musical, logos animés des ..

Interview Benjamin Rivers – Alone With You

Interview Benjamin Rivers – Alone With You

Lors du dernier numéro de l’Indépendant, nous vous avions parlé de Home, A Unique Horror Adventure. Atypique, le titre nous avait tapé dans l’œil, fort de son histoire à parcourir d’une traite aux choix multiples et aux sous-entendus troublants. L’occasion pour nous d’aborder la suite, Alone With You, avec son créateur, Benjamin Rivers. Benjamin étant ..

Evoland

Evoland

Si certains jeux souffrent de la compression, Evoland pêche par l’exact inverse. Car à étirer sans rajouter de matière, le jeu finit par souffrir d’un manque de renouvellement et d’essoufflement et ce, malgré une courte durée de vie. Nul doute que le manque de moyens financiers de ses géniteurs y est pour beaucoup. Il n’empêche que son concept original et rafraîchissant tournant autour de l’évolution et ce, tant sur l’aspect technologique que du gameplay d’un style aussi vaste que le RPG, le rend très sympathique. L’hommage purement assumé à deux grands noms du jeu vidéo, Zelda et Final Fantasy, touche, et les divers clins d’œil plus ou moins fins rendent le fan-service excitant pour les puristes. Les moins connaisseurs y verront également un bon support frais et ludique pour apprendre des choses sur tout un pan de l’histoire du jeu vidéo. Modeste mais fédérateur en somme.