The Tiny Bang Story

[dropcaps style=’2′]Les jeux d’objets cachés, ça existe depuis longtemps. Souvent considérés comme casus ou jeux du pauvre, il faut admettre que les choses ont tendance à évoluer dans le bon sens. Certains gamers commencent à faire des yeux doux à ce genre mal considéré. Non pas pour les adaptations bas de gamme de romans libres de droit comme on en voit fleurir depuis des années mais plutôt pour d’autres représentants essayant de sortir des sentiers battus. Comme le tout récent My Brother Rabbit par exemple. Mais du même style mettant en avant une direction artistique chatoyante et onirique, il y avait également The Tiny Bang Story sorti il y a huit ans. Qui avait été plutôt accueilli par les médias et autres blogueurs spécialisés à sa sortie.[/dropcaps]

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A quoi ça ressemble ?

Une succession de tableaux aux teintes pastel, dessinés à la main, le tout narré en version imagée et muette : pas de doute, l’influence d’Amanita Design (Machinarium, Samorost, Botanicula, Chuchel, etc) est plus que présente dans la direction artistique de The Tiny Bang Story. Ce qui n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire puisque la réponse russe de Colibri Games s’avère tout aussi agréable pour la rétine que la version basique tchèque. Coloré, mignon, l’esthétique est porteur d’une véritable identité et transmet à elle toute seule une véritable zénitude contemplative qui nous subjuguera de tout son long. Et nous motivera d’autant plus à fouiner dans ces décors enchanteurs afin de trouver les différentes pièces du puzzle qui nous permettra de reconstituer ce micro-univers qui représente le but premier du jeu.

Comment ça se joue ?

Point de chichis en terme de gameplay, The Tiny Bang Story s’avère être un jeu d’objets cachés entremêlé de casse-têtes aussi classique qu’efficace. Où tout s’avère optimisé pour la souris (sur PC) et le tactile (pour les supports mobile). La seule originalité misée par Colibri Games se situe avant tout dans sa direction artistique globale qui l’éloigne considérablement des jeux du genre qui pullulent sur Facebook ou autres plates-formes telles que Big Fish Games qui s’enfoncent pour la plupart dans des thématiques thriller/fantastique/horrifique souvent bas de gamme. Malgré tout, on reconnaîtra le souci du studio russe à être parvenu à un équilibre entre phases de recherches d’objets et casse-têtes et une difficulté bien dosés. Un dernier point qui rend The Tiny Bang Story accessible à un public plutôt large, tant pour un pré-adolescent aux neurones clairvoyants qu’un adulte en pleine possession de ses capacités intellectuelles, car ni trop complexe, ni trop simpliste.

Pourquoi on en parle ?

On considère souvent les jeux d’objets cachés comme des jeux casus du pauvre. En même temps, entre les adaptations de nouvelles d’Edgar Allan Poe, de romans tels les Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou encore Lovecraft souvent narrés maladroitement, il y a de quoi voir le genre d’un œil méfiant. Et pourtant, pour tous les adeptes de jeux d’aventure/point’n click, il serait dommage de bouder le genre tant un soft comme The Tiny Bang Story arrive à le tirer vers le haut de belle manière. Pas besoin d’idées originales de gameplay. Juste au travers d’une direction artistique enchanteresse, le soft convainc et offre une poignée d’heures d’évasion dans la plus grande détente. Bien entendu, ce n’est pas le jeu du siècle et n’ira pas occuper des dizaines d’heures durant mais il absorbera et fera rêver quiconque aurait envie d’une petite bouffée d’air frais entre deux gros jeux d’action frénétique.

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