Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre

Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre

Fort d’une belle direction artistique et une narration accessible et touchante qui lui sied comme un gant, Soldats Inconnus fera passer un moment d’initiation ludo-pédagogique vraiment plaisant. Assez simple à prendre en main et aseptisé dans sa mise en scène, le sortant des carcans du « serious game » pouvant choquer les âmes sensibles, afin d’ouvrir son public aux jeunes comme aux moins jeunes, on appréciera de voir ce traitement de contexte sans filtre ni d’enrobage afin qu’un camp paraisse plus glorieux que l’autre. Parce que, remis sur le plan de simples individus envoyés sur le front, il n’y a ni gentils, ni méchants, juste la volonté de survivre et de voir cette tragique tranche d’Histoire s’arrêter.

En loose et en vrac : Gorogoa et Donut County

En loose et en vrac : Gorogoa et Donut County

Il y en a deux pour être exacte. Que je prends la peine de compiler en un même article – qui donnera peut-être lieu à une série d’articles typés « vrac » selon mes itérations vidéo-ludiques – sans forcément que je n’en vienne en prendre la peine d’en faire une critique en bonne et due forme. Parce ..

Enterre-Moi, Mon Amour

Enterre-Moi, Mon Amour

On se dit souvent qu’on joue aux jeux vidéo afin de sortir le temps de quelques heures de notre réalité. Mais il faut reconnaître qu’il est parfois de bon ton de s’adonner à un soft traitant d’une thématique réelle et grave. Des situations que l’on ne connaît pas réellement mais que l’on a tendance à vouloir juger trop vite par le même temps. Certes, cela ne fait pas du bien à l’âme mais cela se révèle particulièrement édifiant pour l’esprit. Enterre-Moi, Mon Amour, c’est ce petit jeu textuel qui nous touchera de la même manière que si l’on regarde des films tels Le Pianiste ou La Liste De Schindler qui, même si l’on n’aborde pas aux mêmes thématiques, exposent des faits que l’on se doit de connaître et d’accepter. Même si cela est difficile tant il est plus facile d’imaginer que l’Humanité est irréprochable. Cela existe, il faut le garder en tête et surtout ne pas l’oublier. Et ne pas perdre de vue non plus que ce qui peut arriver à eux aujourd’hui pourra peut-être bien nous tomber dessus demain. Triste monde…

Framed Collection

Framed Collection

Framed Collection ne paye pas de mine forcément tant tout paraît simple dans la théorie. Mais tout est si malin, qu’elle soit dans sa DA, sa narration, son concept ou la mise en pratique de ses mécaniques, que ce diptyque n’a aucun mal à accrocher le joueur en quête d’un petit moment tranquille de triturage de méninges. Que ce soit pour meubler une soirée calme qu’une poignée de minutes erratiques lors des trajets en transport en commun ou autre moment creux de la vie quotidienne.

Telling Lies

Telling Lies

On pourra cracher sur quelques défauts pratiques d’interface qui appartiennent pourtant au domaine du basique, ça n’empêche pas pour autant Telling Lies d’être excellent. Dans son concept qui ne surprendra cette fois nullement ceux s’étant attardé sur le non moins intéressant Her Story. Et, bien sûr, dans l’exécution de cette formule narrative atypique et éclatée, vectrice de bien plus de possibilités que l’on aurait pu le soupçonner. Rien n’est laissé au hasard ici pour se laisser emporter dans une spirale de curiosité, parfois carrément malsaine, quant au fait d’avoir pleinement connaissance et maîtrise de cette histoire, parfaitement écrite, interprétée et mise en scène, sans même que cette dernière ne nous en donne pourtant la moindre carotte, ni même de réelle finalité en soi. Bref, vivement le prochain !

Old Man’s Journey

Old Man’s Journey

Old Man’s Journey a beau être ce genre de petit jeu trop cher par rapport à sa durée de vie au ras des pâquerettes, il n’en demeure pas moins charmant. Direction artistique très réussie, gameplay simpliste qui fait son boulot et n’est pas aussi prétexte qu’il n’y paraît sur le papier tant il vient renforcer l’atout principal qui le fait se démarquer : mettre en lumière un protagoniste âgé. Pour lequel on n’ira pas forcément dire que ce sera notre « nous du futur », même si l’on ne pourra cacher qu’on espère tenir sa même forme physique et détermination lorsqu’on parviendra à son âge. Mais qui nous touchera tant l’on pensera à notre propre papy, ce qui fera que l’on mettra un point d’honneur à l’aider tout au long de son périple à lui aménager son trajet pour qu’il puisse arriver à sa destination. Avec toujours ce plaisir aussi indiscret que coupable de découvrir les tenants et aboutissants de cette petite histoire ordinaire et intimiste.

Hatoful Boyfriend

Hatoful Boyfriend

Vous ne saviez pas que vous fantasmiez sur le beau plumage de nos beaux pigeons des villes ? Qu’à cela ne tienne, Hatoful Boyfriend est fait pour vous ! Plus sérieusement, si la première partie de dating sim douteux amusera dans les quelques premiers dénouements, elle finira vite par lasser. Mais il serait dommage de ne pas s’accrocher afin de voir la véritable histoire qui se cache derrière le grotesque. Parce qu’il ne faut pas se fier aux apparences, c’est plus sérieux que ça en a l’air, intéressant, palpitant et étrangement crédible, quand bien même cela semble profondément surréaliste. Et même si vous en avez marre de voir ces piafs chier sur votre voiture, croyez bien que vous risquez de vous y attacher un peu à ces pigeons, qu’ils soient malades, hautains, amateurs de pudding ou psychopathes.

The Tiny Bang Story

The Tiny Bang Story

The Tiny Bang Story s’avère tout simple. Il ne brille pas par son originalité, qu’elle soit esthétique tant elle s’inspire de ce qu’on a déjà vu chez les Tchèques d’Amanita Design ou de gameplay tant le soft s’arrête aux casse-têtes les plus classiques qui soient. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas efficace pour autant. Bien au contraire, on se laissera happer par cette simplicité enchanteresse où la détente et la zénitude sont les maîtres mots

Back To The Future : The Game

Back To The Future : The Game

Si vous n’avez pas vu les films de la trilogie de Spielberg et/ou que vous soyez allergique au narratif, passez votre chemin. Pour les fans des films, en revanche, Back To The Future : The Game est un bien beau cadeau que Telltale a laissé là. Même s’il n’est pas parfait dans sa narration ou son rythme, le jeu s’avère tellement solide, bien exploité, cohérent et pétri de plein de bonnes attentions qu’on pourrait presque le percevoir comme l’opus numéro 4 de la saga. Le tout dernier vraisemblablement d’ailleurs si Spielberg ne tombe pas dans les travers de faire une suite ou un remake dans un but bassement mercantile comme on le voit tellement dans le cinéma grand public aujourd’hui. En tout cas, une chose est sûre, ce n’est clairement pas Telltale qui nous pondra une potentielle suite.

Albert & Otto – The Adventure Begins

Albert & Otto – The Adventure Begins

Même si la direction artistique mérite le coup d’œil, cela n’empêchera pas qu’Albert & Otto s’avérera un brin ennuyeux dans son parcours. On verra notre héros mourir avec une certaine indifférence et on finira vite par trouver les mécaniques de réflexion un brin redondantes. La métaphore globale a beau être intéressante et bien fichue sur plusieurs détails, il n’y a pas pour autant ce gros sens de l’accroche que Limbo parvenait à avoir, quand bien même il était bien plus vague dans son propos. Pire encore, il fera pester à bien des niveaux, notamment à cause de sa maniabilité pas très convaincante et pas toujours bien gérée et sa difficulté mal dosée. Pas entièrement à jeter non plus mais prouve bien que même si le modèle paraissait tout simple à la base, il n’est pas si simple à égaler. N’est pas Limbo qui veut…

Her Story

Her Story

Si les films interactifs et jeux à concept un brin inhabituel vous titillent, vous pouvez dépenser la modeste somme que coûte Her Story les yeux fermés. Sam Barlow a beau sortir de la zone de confort des survival horror qui l’a fait connaître, ni même de disposer d’un budget aussi important qu’un Silent Hill mais qu’importe : malgré la modestie esthétique et un background limité à une protagoniste dans une salle d’interrogatoire, le soft s’avère passionnant. Tant par son propos narratif que sur sa forme éclatée que le joueur devra lui-même remettre en ordre afin de connaître tous les tenants et aboutissants de cette affaire sordide.

Please, Don’t Touch Anything

Please, Don’t Touch Anything

Certes, Please, Don’t Touch Anything n’ira pas occuper des centaines d’heures durant, mais il arrivera à captiver quelques heures, sur de courtes sessions de brise-méninges, avec une certaine frénésie et de plaisir coupable dû à de la curiosité vraiment mal placée.