Golf Story

Golf Story

Golf Story, c’est typiquement ce petit jeu qui te séduira instantanément par son côté posé et sera vecteur d’une certaine frénésie par-delà de la détente. Son parti-pris d’objectifs courts s’adapte sans mal aux courtes sessions de jeu nomade, de la même manière qu’il alimentera le fameux cercle vicieux « encore une quête et j’arrête… Oh et puis non, encore une en plus, etc, etc » jusqu’à engloutir ces 20/25h de durée de vie en finalement peu de temps. D’autant plus qu’on finit vraiment par s’attacher à ce petit univers tout mignon qui sait se révéler par moments un peu cruel. Certes, il ne réinvente pas ce que Nintendo a fait par le passé avec ses Mario Golf et Mario Tennis gbc/gba mais les mécaniques simples et progressives s’avèrent toujours aussi efficaces et prenantes. Seul point dommageable : l’absence de multi online. Peut-être pour le second épisode, qui sait ?

Greyfox RPG

Greyfox RPG

Même si on se dit que dépenser à peine un euro n’est pas la mer à boire, il vaut mieux éviter Greyfox RPG. Mal optimisé, mal narré, autant dire qu’il loupe bien le coche. Ce qui est dommage tant la thématique et les différents axes exploités auraient pu être intéressants tant la vieillesse n’est pas forcément le cas de figure le plus abordé dans le jeu vidéo, plus enclin à traiter de l’enfance.

The Tiny Bang Story

The Tiny Bang Story

The Tiny Bang Story s’avère tout simple. Il ne brille pas par son originalité, qu’elle soit esthétique tant elle s’inspire de ce qu’on a déjà vu chez les Tchèques d’Amanita Design ou de gameplay tant le soft s’arrête aux casse-têtes les plus classiques qui soient. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas efficace pour autant. Bien au contraire, on se laissera happer par cette simplicité enchanteresse où la détente et la zénitude sont les maîtres mots

Albert & Otto – The Adventure Begins

Albert & Otto – The Adventure Begins

Même si la direction artistique mérite le coup d’œil, cela n’empêchera pas qu’Albert & Otto s’avérera un brin ennuyeux dans son parcours. On verra notre héros mourir avec une certaine indifférence et on finira vite par trouver les mécaniques de réflexion un brin redondantes. La métaphore globale a beau être intéressante et bien fichue sur plusieurs détails, il n’y a pas pour autant ce gros sens de l’accroche que Limbo parvenait à avoir, quand bien même il était bien plus vague dans son propos. Pire encore, il fera pester à bien des niveaux, notamment à cause de sa maniabilité pas très convaincante et pas toujours bien gérée et sa difficulté mal dosée. Pas entièrement à jeter non plus mais prouve bien que même si le modèle paraissait tout simple à la base, il n’est pas si simple à égaler. N’est pas Limbo qui veut…

The Purring Quest

The Purring Quest

Si on est amoureux des chats, on passera outre ces défauts de classicisme simpliste et de prise en main, et l’on s’acharnera et gaspillera les trois ou quatre heures de durée de vie qu’affiche le soft. Les plus jeunes y trouveront peut-être également une once d’intérêt. Parce que c’est kawai. Mais voilà bien tout ce que possède The Purring Quest. Et honnêtement, aussi mignon soit-il, même dans ce cas de figure, il ne laissera pas spécialement de souvenirs impérissables. Sitôt joué, sitôt oublié donc…

Iggy’s Egg Adventure

Iggy’s Egg Adventure

Ne vous y trompez pas : même si les avis Steam sont plutôt positifs (y ont-ils joué jusqu’au bout?), Iggy’s Egg Adventure est assez brinquebalant. Certes, il n’est pas vendu très cher, surtout lors des soldes où il n’est pas rare de le voir bradé à l’extrême et sa technique reste correcte même si elle n’est pas transcendante. Mais au vu de sa prise en main désagréable et son cruel manque de personnalité global, il y a finalement peu d’intérêt à trop s’y attarder. C’est qu’après tout, ce n’est pas comme s’il n’y avait pas d’autres jeux du genre avec autrement plus de potentiel – la série des Shantae peut-être ? – qui traînent sur Steam, Gog ou les shops des consoles.

Her Story

Her Story

Si les films interactifs et jeux à concept un brin inhabituel vous titillent, vous pouvez dépenser la modeste somme que coûte Her Story les yeux fermés. Sam Barlow a beau sortir de la zone de confort des survival horror qui l’a fait connaître, ni même de disposer d’un budget aussi important qu’un Silent Hill mais qu’importe : malgré la modestie esthétique et un background limité à une protagoniste dans une salle d’interrogatoire, le soft s’avère passionnant. Tant par son propos narratif que sur sa forme éclatée que le joueur devra lui-même remettre en ordre afin de connaître tous les tenants et aboutissants de cette affaire sordide.

INK

INK

Croisement improbable entre un Super Meat Boy, un Splatoon et un The Unfinished Swan, INK se révèle titillant par son concept rafraîchissant. Voir le décor se colorer et se dévoiler progressivement a quelque chose d’assez fascinant afin d’apporter la curiosité et la frénésie d’en voir le bout et ainsi découvrir le renouvellement de level-design plutôt bien pensé et amené. Certes, il reste plutôt minimaliste mais au vu des moyens limités de son élaboration et du petit prix du soft, l’expérience, qu’il faut appréhender comme idée purement créative, reste intéressante à tester si vous avez la persévérance nécessaire pour passer outre la difficulté plutôt poivrée.

Pictopix

Pictopix

Inutile et par conséquent indispensable, voilà ce qu’on pourrait dire du Picross. Alors bien sûr, ce n’est pas donné à tout le monde d’apprécier le concept et d’être au fait des mécaniques de réflexion particulières qui y sont liées. Le plus simple reste d’essayer et, à ce niveau-là, Pictopix s’avère être un très bon début. A la fois didactique et bourré de challenge, il sait occuper son monde, qu’il soit débutant ou initié. Certes, il n’a pas la gratuité d’un jeu flash mais son côté attractif, intelligent et suivi de son développeur vaut sans doute bien d’ouvrir son portefeuille pour une somme si dérisoire par rapport au contenu proposé véritablement énorme en l’état et encore susceptible de gonfler dans le futur si la communauté s’en donne les moyens.

Severed

Severed

Une durée de vie rachitique, deux petits après-midi, mais une envie irrépressible d’avancer, une esthétique que nous ne sommes pas prêts d’oublier et le destin de Sacha qui interpelle. Dans ce monde anxiogène, où les PNJ se font aussi rares que les jours d’éclaircies en Bretagne, Severed se permet d’offrir une aventure rarement verbale et tout en suggestions qui fait du bien

Rime

Rime

C’est étrange de dire ça dans le sens où le genre n’est pas foncièrement saturé mais Rime souffre surtout d’un certain manque d’originalité. Et pourtant, ce n’est pas faute de bien faire les choses. Un environnement enchanteur, on prend véritablement plaisir à le parcourir et à découvrir le but de ce périple métaphorique. Mais il marquera sans doute moins que d’autres, tel Papo & Yo, s’y apparentant énormément dans son fond, plus intenses et référentiels.

Please, Don’t Touch Anything

Please, Don’t Touch Anything

Certes, Please, Don’t Touch Anything n’ira pas occuper des centaines d’heures durant, mais il arrivera à captiver quelques heures, sur de courtes sessions de brise-méninges, avec une certaine frénésie et de plaisir coupable dû à de la curiosité vraiment mal placée.