Rime

Rime

C’est étrange de dire ça dans le sens où le genre n’est pas foncièrement saturé mais Rime souffre surtout d’un certain manque d’originalité. Et pourtant, ce n’est pas faute de bien faire les choses. Un environnement enchanteur, on prend véritablement plaisir à le parcourir et à découvrir le but de ce périple métaphorique. Mais il marquera sans doute moins que d’autres, tel Papo & Yo, s’y apparentant énormément dans son fond, plus intenses et référentiels.

Please, Don’t Touch Anything

Please, Don’t Touch Anything

Certes, Please, Don’t Touch Anything n’ira pas occuper des centaines d’heures durant, mais il arrivera à captiver quelques heures, sur de courtes sessions de brise-méninges, avec une certaine frénésie et de plaisir coupable dû à de la curiosité vraiment mal placée.

Life Is Strange

Life Is Strange

Life Is Strange, et surtout l’accueil qu’il a rencontré, prouve une chose : la part d’ordinaire et de banalité a sa place dans le jeu vidéo. Pas besoin d’en faire des tonnes dans l’action testostéronée afin d’éveiller l’intérêt d’un joueur. C’est peut-être d’ailleurs cet aspect improbable d’avoir affaire à des individus aussi insignifiants que vous et moi qui apporte tant d’émotion à ce jeu. On s’y identifie plus facilement et l’on est même parfois amenés à réfléchir nous-mêmes, pour notre propre existence, plus en profondeur de certains sujets et problématiques abordés. Si en plus, l’histoire développée sous fond d’enquête et de fantastique est bien fichue et passionnante, que demander de plus ? S’y plonger et se délecter tout simplement.

Bilan de l’année 2017 [Margoth]

Bilan de l’année 2017 [Margoth]

C’est un processus que j’ai commencé à enclencher depuis la dernière rentrée : se reconstruire. En quatre mois, j’ai réussi à le faire sur le plan musical et je parviens d’ailleurs à bien maintenir ce cap. Ce qui est un peu plus complexe avec le jeu vidéo qui demande bien plus d’attention sur le temps que ..

Tearaway Unfolded

Tearaway Unfolded

Bien entendu, si vous n’avez jamais joué au Tearaway originel et n’avez pas l’occasion de mettre la main sur une Vita, n’allez pas plus loin : prenez ce portage Playstation 4 et profitez tant l’expérience basique se doit d’être vécue. En revanche, si vous voulez juste en reprendre une tranche supplémentaire pour faire durer le plaisir, il y a fort à parier que Tearaway Unfolded décevra. Trop peu de changements et d’ajouts et même si les idées pour pallier aux différences de support sont solides et inventives, la forme n’est pas forcément à la hauteur. Des choses fonctionnant moins bien par rapport à sa monture basique et surtout mal fini car truffé de bugs et de caméra capricieuses, on reviendra sans nul doute davantage à l’amour premier, histoire d’éviter de trop en saborder l’image.

Machinarium

Machinarium

Premier titre sortant les Tchèques d’Amanita Design du monde du jeu flash, Machinarium s’avère être une jolie réussite. Tant dans son expérience émotionnelle, tant on se laissera porter par sa direction artistique poétique et enchanteresse que par sa valeur ludique en terme de jeu de réflexion simple dans son utilisation, malin dans sa forme et parfois bien brise-crâne dans la résolution de certains casse-têtes, toujours bien intégrés à l’ensemble et amenés.

Until Dawn

Until Dawn

Même si les premières heures s’avèrent poussives et presque ennuyeuses, il faut s’accrocher afin d’arriver au point de bascule rendant Until Dawn véritablement haletant. Certes, cela reste du divertissement pop-corn mais il ne manque pas de charme : scénario pas si facile que l’on peut le croire au démarrage, nombreux clins d’œil aux classiques cinématographiques du genre que les plus cinéphiles apprécieront de reconnaître, une jolie technique en terme de modélisation renforcée par certaines interprétations d’acteurs vraiment brillantes et son petit lot de stress et autres petits sursauts ponctuels. N’oublions pas par ailleurs qu’il s’agit du premier soft grand budget reposant sur le concept de film interactif d’horreur. Et même si tout n’est pas parfait et pas exempt de maladresses assez juvéniles, cette première, surtout pour un studio qui n’avait jamais forcément eu de budget aussi conséquent dans ses mimines, n’est pas aussi bancale qu’on aurait pu le craindre.

Costume Quest 2

Costume Quest 2

Tim Schafer lui-même ne l’a pas vraiment caché : Costume Quest 2 est avant tout un cadeau fait aux fans du premier épisode. Et accessoirement, cela lui permet de reprendre en partie ses droit sur cet univers – ainsi que celui de Stacking en parallèle fort malheureusement – qu’il avait un peu perdu suite à des discordes avec THQ, le distributeur de l’épisode fondateur. Si certains le prendront certainement avec légèreté et apprécieront, d’autant plus que le titre est court, il n’empêche que cette suite est une véritable déception : système de combat maladroitement repensé et bien trop de copier-coller du premier dans les quêtes et l’exploration qui se révèlent vite rébarbatives. Dommage car à côté de ça, l’univers et la narration sont toujours aussi mignons et font encore mouches.

Stories : The Path Of Destinies

Stories : The Path Of Destinies

Si le principe de choix menés par le joueur afin de faire évoluer l’histoire d’un conte à la direction artistique cohérente selon ces derniers est loin d’être inintéressant, il faut admettre que cela agit également en véritable épée de Damoclès pour Stories : The Path Of Destinies. Si la découverte et le parcours en ligne droite se font avec un véritable plaisir, la complétion totale se veut bien moins racoleuse, faute à un manque de renouvellement. Pire encore, tout ce remplissage inutile met en lumière quelques tares fort désagréables, tant sur le plan technique qu’au niveau de la profondeur scénaristique.

Costume Quest

Costume Quest

Costume Quest est à bien des égards un petit jeu sympathique. Charmant dans sa narration enfantine et non dénuée d’humour, le gameplay se révèle également simple et efficace. Malheureusement, son manque de renouvellement et sa répétitivité finissent par se faire sentir et auraient été réellement préjudiciable si la durée de vie avait été plus longue. Mais vu le prix raisonnable affiché, il serait dommage de se priver de ce petit à-côté qui a le mérite de traiter de manière plutôt originale la thématique d’Halloween

Day Of The Tentacle Remastered

Day Of The Tentacle Remastered

En 1993, Day Of The Tentacle était une petite perle. 2016, force est de constater qu’il est toujours aussi attachant et monumental. Grâce au bon coup de polish institué par un Double Fine plein d’amour, il n’y a plus d’excuse pour que tous ceux aimant le point’n click ne s’y (re)mettent pas. Belle refonte graphique, belle mise à jour du gameplay beaucoup moins fastidieux que la monture originelle sans compter la présence de l’intégralité de Maniac Mansion (version d’antan) permettant de se targuer de l’argument de deux jeux en un. Day Of The Tentacle Remastered se révèle toujours aussi pimpant et s’accordera à tout type de profil, que ce soit le vieux fan que le joueur plus jeune désireux de défricher des reliques d’époque en occultant tous les aspects rébarbatifs de l’exercice

Evoland

Evoland

Si certains jeux souffrent de la compression, Evoland pêche par l’exact inverse. Car à étirer sans rajouter de matière, le jeu finit par souffrir d’un manque de renouvellement et d’essoufflement et ce, malgré une courte durée de vie. Nul doute que le manque de moyens financiers de ses géniteurs y est pour beaucoup. Il n’empêche que son concept original et rafraîchissant tournant autour de l’évolution et ce, tant sur l’aspect technologique que du gameplay d’un style aussi vaste que le RPG, le rend très sympathique. L’hommage purement assumé à deux grands noms du jeu vidéo, Zelda et Final Fantasy, touche, et les divers clins d’œil plus ou moins fins rendent le fan-service excitant pour les puristes. Les moins connaisseurs y verront également un bon support frais et ludique pour apprendre des choses sur tout un pan de l’histoire du jeu vidéo. Modeste mais fédérateur en somme.