Super Hexagon
Appréciation 4

Super Hexagon, ou la simplicité arrogante et inexplicable d’un jeu minimaliste qui cache une sacrée dose de challenge. Terry Cavanagh signe un titre qui rend rapidement accro et qui n’a que l’ambition de vous faire recommencer à l’infini ce fichu niveau, à toujours vous inciter à grappiller ces quelques secondes pour viser la valorisante minute de survie, pour vous dire que finalement vous pouvez encore faire mieux. Le principal petit regret que l’on peut avoir avec ce soft jeu aux visuels hypnotisants, c’est de ne pas proposer – toujours et encore – plus de niveaux, sachant que les trois mondes différents, aux designs stupéfiants et leurs musiques puissantes, vous occuperont un bon bout de temps. De plus sa forte teneur en scoring en fera un excellent compagnon de soirées défis entre amis. En somme, un titre minuscule, mais terriblement costaud, et unanimement un des meilleurs jeux indépendants de l’année 2012, que cela soit sur PC ou mobile. L’histoire se répète on dirait bien

Résumé 4.0 Très bon

Super Hexagon

VVVVVV, la superbe création issue du génie diabolique Terry Cavanagh, a su marquer les joueurs autant par son nom étrange que par son gameplay simple mais foutrement efficace, sa difficulté aux petits oignons et sa bande son magistrale. Après un petit passage expérimental avec comme sujet majeur At A Distance, l’homme revient, plus en forme que jamais, avec un certain Super Hexagon. Sorti sur les appareils à la pomme depuis septembre dernier, il a montré sa frimousse en décembre de la même année sur nos gros écrans de PC, pour finalement arriver sur les machines Android durant le mois de janvier. C’est le point de passage sur PC que nous allons disséquer calmement (sachant que la différence entre les versions est minime), à contrario des minis crises de nerfs que provoque ce petit jeu.

Le concept de Super Hexagon est furieusement simple. On dirige un minuscule triangle que l’on déplace autour sur un axe matérialisé par un hexagone. Le but est de survivre le plus longtemps possible, pas face aux attaques répétées de zombies ou de locustes dégoulinants de sang et d’autres substances, non… Juste à l’arrivée incessante et abrupte de murs et de formes qui semblent être absorbés par l’élément géométrique qui tournoie au milieu de l’écran. Si notre petit isocèle touche ne serait-ce qu’une fois un obstacle, une voix féminine vous informe d’un robotique et intransigeant Game Over. Par la vive et puissante pression d’une touche, une nouvelle partie se déclenche en un clin d’œil. Et cette touche, vous allez la matraquer, beaucoup, énormément, à la folie. Dans un premier temps, la finalité première est de passer le cap des soixante secondes, qui permet de débloquer pour un niveau de difficulté supplémentaire du level complété, nommé Hyper Mode. Simple au premier abord donc. Une minute, ce n’est pas si long que cela!

C’était sans compter sur l’ingéniosité du créateur, qui a su agrémenter son concept enfantin d’idées visuelles afin de le transformer en un véritable challenge, et surtout en un puissant déstabilisateur pour notre pauvre cerveau. Il est en effet difficile pour ce dernier et nos yeux de gérer les rotations du plateau de jeu qui s’amuse à tournoyer en pensant que changer aléatoirement de sens sans prévenir est une super idée, sans parler de cette utilisation « harmonieuse » des couleurs et de leurs alternances de contrastes qui ne veut que nous induire en erreur. De quoi embrouiller le joueur qui doit déjà se concentrer à analyser les patterns décidément léchés et superbement vicieux. La moindre hésitation, le moindre clignement d’œil au mauvais moment, le moindre égarement d’esprit, et c’est la punition directe. Pour s’en rendre compte, il suffit de mater ce petit trailer. Que l’on se rassure, il ne s’agit pas là du premier niveau.

J’en vois certains arriver, avec leurs grands sabots de métal, déambulant d’un pas râleur dans une bibliothèque aux vieux planchers qui craquent. Mais comment s’en sortir avec toute cette surcharge visuelle? Eh bien disons qu’au départ, il faut bien l’avouer, on se mange les obstacles toutes les cinq secondes… Pour passer à dix… Puis trente… Puis soixante! Et ainsi de suite, car le but final, vecteur de grosses montées d’adrénalines, est de faire péter le score, et toujours de le battre, preuve du caractère arcade, grisant, parfois frustrant, mais hautement addictif de ce Super Hexagon. Même si entre chaque nouveau niveau, on se prend une bonne baffe dans la tronche, la marge de progression est vraiment énorme, notamment du fait que le cheminement des trois niveaux (et leur difficulté supplémentaire) ne sont proposés qu’en trois différentes variations, elles mêmes basées sur la musique du monde qui pour le coup, pulse littéralement les parties. Une fois encore, le développeur indé a eu extrêmement bon goût en restant dans le chiptune qui gratte (mais en fichtrement bien!), avec des compositions signées par l’artiste irlandaise Chipzel. Une bande-son tout simplement indissociable.

Super Hexagon, ou la simplicité arrogante et inexplicable d’un jeu minimaliste qui cache une sacrée dose de challenge. Terry Cavanagh signe un titre qui rend rapidement accro et qui n’a que l’ambition de vous faire recommencer à l’infini ce fichu niveau, à toujours vous inciter à grappiller ces quelques secondes pour viser la valorisante minute de survie, pour vous dire que finalement vous pouvez encore faire mieux. Le principal petit regret que l’on peut avoir avec ce soft jeu aux visuels hypnotisants, c’est de ne pas proposer – toujours et encore – plus de niveaux, sachant que les trois mondes différents, aux designs stupéfiants et leurs musiques puissantes, vous occuperont un bon bout de temps. De plus sa forte teneur en scoring en fera un excellent compagnon de soirées défis entre amis. En somme, un titre minuscule, mais terriblement costaud, et unanimement un des meilleurs jeux indépendants de l’année 2012, que cela soit sur PC ou mobile. L’histoire se répète on dirait bien.

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OyaTama
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OyaTama

Mon obsession du moment, je me le suis pris pour égayer mes mornes transports vers le travail, j’en suis réduit a me saigner les jeux parfois chez moi pour passer la minute sur ce fichu troisième niveau, avec ses musiques hypnotisantes et la fascination de ces formes qui se déformes a volontés.