Glass Masquerade
Appréciation 3

Glass Masquerade, c’est typiquement ce petit jeu casu qui fera bondir lesdits hardcore gamers. Tant d’évolutions technologiques pour toujours finir par revenir à des choses basiques, ça paraît tout con il est vrai. Et pourtant, lorsqu’on est en recherche de détente, de zenitude, faire des puzzles, ça fonctionne bien. Voir de jolis vitraux aussi. Et puis bon, qu’est-ce qui est le plus débile : avoir une switch pour reconstituer des vitraux les jours de non envie de s’impliquer dans des softs demandant une certaine concentration ? Ou se ruiner en s’appareillant d’une configuration VR à portée révolutionnaire dans le seul but de passer sa vie sur ce délire vidéo-ludiquement régressif qu’est Tetris ? Grand débat…

Résumé 3.0 Correct

Glass Masquerade

Lorsque l’on se sent oppressé/tracassé/énervé (rayez la mention inutile) par la vie, qu’importe sur quel plan et quelle raison, et que l’on a la chance d’avoir un peu de temps à tuer devant sa console, deux choix s’offrent à nous. Soit partir dans le délire pan-pan-boom-boom primaire où l’on ne fait que shooter ou taper tout ce qui bouge sans se poser de questions. Du défouloir bête et méchant qui, qu’importe ce que diront les bonnes mœurs, n’est pas si répréhensible tant que cela ne reste que virtuel. Mais si la violence n’est clairement pas votre truc, on peut aussi partir sur des choses basiques, qui vident la tête avec tout plein de zenitude. Des puzzles par exemple tiens. Et c’est justement ce que propose Glass Masquerade. Qui n’ira rien révolutionner du tout mais a au moins le mérite de bien réussir son objectif de détente sans prise de tête, en se permettant au passage de flatter la rétine.

A quoi ça ressemble ?

Faute d’histoire à proprement parler – on nous parle bien d’exposition universelle mondiale ou un truc dans le genre mais qui s’en souciera ? –, Glass Masquerade a néanmoins su taper juste dans son visuel. Les différents puzzles à reconstituer, au nombre de 25, se présentent sous forme de vitraux brisés, chacun faisant référence à un pays en particulier. Loin de se contenter de bêtes vitraux classiques religieux comme on en voit tant dans nos églises, il faut admettre que chacun s’avère très arty, coloré et stylé. Une bonne carotte donc afin de motiver les troupes à les mener à bien, d’autant plus que l’ambiance sonore, sympathique sans être exceptionnelle non plus, se prête bien à la détente et au fait de complètement débrancher son cerveau afin de pleinement s’y focaliser.

Comment ça se joue ?

Le support switch permet à la fois la configuration tactile et la configuration classique au stick. Il y en a donc pour tous les goûts sans qu’aucune de ces deux possibilités ne montrent de soucis particuliers. Certains seront peut-être décontenancés du déplacement au stick, lent dans un premier temps pour accélérer progressivement, qui n’a finalement rien de bien nouveau tant c’est un peu monnaie courante du point’n click à la manette sur console. D’autant plus qu’il n’y a aucune contrainte dans la reconstitution d’un vitrail, le chronomètre n’étant là qu’à un titre purement indicatif sans qu’il n’y ait de véritable volonté de scoring ou de time attack, autant dire qu’il n’y a pas vraiment de tracas à y voir. Même lorsque son principal défaut commence à transparaître sur les niveaux les plus complexes où les fragments s’avèrent plus petits et nombreux, à savoir cette perspective d’échelle entre le fragment sélectionné et la « grille » globale pas raccord, ne permettant pas une « lisibité » optimale.

Pourquoi on en parle ?

Glass Masquerade s’avère être un petit jeu tout simple et zen très sympathique. Un petit plaisir fugace d’un cerveau totalement débranché du monde alentour qui s’adonnera à ce jeu tout simple qu’est le puzzle. Et ce, sans les inconvénients du réel, à savoir le fait que ça prenne de la place chez soi, et que ça demande une sacré dose de patience pour les plus riches en pièces. D’autant plus que dans ce cas précis, on ne voit pas vraiment acheter un vitrail que l’on fracassera afin de mieux le reconstituer avec sa super glue. Et qu’au vue du charme que revêtit chacun de ces « carreaux », on ressent ce doux sentiment de plaisir de la tâche accomplie. Et ce, même si l’on aura buté sur une hitbox capricieuse et mystérieusement trop précise alors qu’elle se veut à la base plutôt permissive. Ou encore que l’on aura du mal avec les petits fragments vis-à-vis de la perspective pas toujours très lisible. Parce qu’au final, il n’y a pas de stress. Ni même de but. Mais au moins en ressort-on détendu et serein. Seul souci : un prix de vente à taux plein un peu élevé vis-à-vis du contenu un brin rachitique, d’autant plus lorsque l’on sait qu’il existe des DLCs sur la version PC.

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