Dangan GB
Appréciation 5

Autant dire que le petit processeur de la Game Boy est mis à rude épreuve mais semble se retrouver une seconde jeunesse avec ce Dangan GB. En plus d’être un excellent cadeau pour les 30 ans de la brique à cristaux liquides de Nintendo, il s’avère être un petit bijou savamment façonné en réussissant à faire rentrer dans 256 kilobits un beau défi technique, un gameplay réussi et corsé ainsi qu’une partie musicale de haute volée.

Résumé 5.0 Extra

Dangan GB

Nous sommes déjà en 2019, et cette année, la vénérable Game Boy fête ses 30 ans. Si nous pouvons attendre une commémoration digne de ce nom de la part de Nintendo (comme un service similaire à celui de la NES sur Switch ?), les fans n’ont pas attendu le constructeur pour célébrer l’anniversaire de la célèbre portable. Ce qui va nous intéresser aujourd’hui se nomme Dangan GB, sorti le 1er janvier, fruit de la collaboration entre le musicien chiptune nordloef et le demosceneur snorpung, dont le travail en commun n’est plus à remettre en question à la vision de leurs impressionnantes demos qui repoussent sans cesse les limites de la Game Boy. Dangan GB, n’est quant à lui, compte tenu du site où nous nous trouvons, pas une demo, mais bien un jeu à part entière, codé avec amour pour tourner sur la machine, qui se paye tout de même le luxe, mine de rien, en plus d’être un vibrant hommage au support monochrome, d’être une très belle prouesse technique.
Sur le papier, Dangan GB se présente comme un simple et humble shoot’em up comme la console a pu en proposer par quantité et qualités diverses. Ce qui reste intrigue réside en un simple mot : “bullet-hell”. Quoi, du danmaku sur Game Boy ? Quelle est cette magie ?! Et bien, tout le génie de snorpung, qui semble connaître le hardware de la brique comme un ingénieur de Nintendo, voir bien plus. Un bullet-hell donc, doublé d’un boss-rush avec pas moins de six niveaux où notre petit vaisseau devra affronter autant de boss aux formes menaçantes et qui affectionnent les boulettes. On ne dispose pour les exploser que d’un tir en continu, d’un lot de bombes et d’une petite poignée de vies. Une simplicité parfaitement adaptée au support, diablement efficace et suffisamment addictive pour relancer une partie de temps en temps pour améliorer son score et sa progression. Dangan GB offre, comme tout danmaku qui se respecte, un challenge particulièrement corsé peu importe le niveau de difficulté, mais suffisamment raisonnable pour ne pas provoquer de frustration.. Le tout est, comme à l’accoutumée, de s’armer de patience, d’apprendre les vicieux patterns et gérer par des réflexes de félins tout ce qui peut entrer en collision avec la toute petite hitbox de notre vaisseau.

Faire tourner un danmaku sur Game Boy semble être une entreprise bien ambitieuse mais force est de constater qu’une fois la ROM chargée dans un émulateur ou directement propulsée par le hardware original, le résultat est absolument bluffant. Certes, graphiquement, nous sommes dans du minimaliste avec des boss tout de même énormes, mais dès lors que ces derniers commencent à cracher de nombreuses, voir  de très nombreuses boulettes, on se laisse surprendre par la technique aux petits oignons concoctée par snorpung : Dangan GB, comme le précise sa description, ne présente aucun ralentissement et aucun flickering et ce même si l’écran est inondé de projectiles. Le titre s’habille également  fort divinement au niveau auditif avec une bande-son assurée d’une main de maître nordloef qui reste fidèle à ce que propose régulièrement l’artiste : du pêchu un peu bourrin, totalement adapté au style du jeu, et qui mine de rien pousse loin les capacités sonores de la console.

_

_


Autant dire que le petit processeur de la Game Boy est mis à rude épreuve mais semble se retrouver une seconde jeunesse avec ce Dangan GB. En plus d’être un excellent cadeau pour les 30 ans de la brique à cristaux liquides de Nintendo, il s’avère être un petit bijou savamment façonné en réussissant à faire rentrer dans 256 kilobits un beau défi technique, un gameplay réussi et corsé ainsi qu’une partie musicale de haute volée… Et le meilleur dans tout ça est le titre est proposé gratuitement, directement téléchargeable sur la page itch.io du développeur. De quoi ne pas bouder son plaisir et d’une des premières surprises de ce début d’année 2019.

Articles qui pourraient vous intéresser

Untitled Goose Game

Untitled Goose Game

Tout à fait charmant, Untitled Goose Game s’avère savamment bien orchestré dans son exécution, avec des objectifs variés et drôles à accomplir, et derrière suffisamment de quoi se creuser la tête afin de parvenir à leur réussite, avec de temps à autre quelques soupçons d'infiltration et d'action pour accompagner cela. Tranquille et pas du tout prise de tête..

My Brother Rabbit

My Brother Rabbit

Si vous aimez en secret les jeux d'objets cachés mais que vous n'osez pas l'avouer, de peur des railleries qui pourraient vous tomber dessus, nul doute que My Brother Rabbit est un soft sur lequel vous devez vous pencher. Mieux encore, vous pouvez même arrêter de vous cacher tant la direction artistique très réussie et son allégorie plutôt touchante le placent un brin au-dessus du panier de la concurrence facebookienne casu par excellence. Bon certes, on regrettera l'absence de tactile pour le mode nomade de la Switch et son prix basique un peu élevé... enfin, des promos sur Steam, Gog, le PSN, et autres eShops, ce n'est pas si rare que cela après tout..

Overpass

Overpass

Simple. Efficace. Overpass se résume finalement à cela. Un gameplay déjà entraperçu, avec une charnière originale, de bien belles inspirations, une terrible soundtrack et pas mal de contenu. On le parcourra avec un certain plaisir, on pestera devant la difficulté de certains niveaux, mais on finira, à condition d’être un peu insistant, à le maîtriser, et surtout à apprécier l’expérience trippante procurée..

S'abonner
Me notifier des
guest
1 Commentaire
Plus anciens
Plus récents Plus de votes
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Margoth
Editor
1 année plus tôt

Il manque les étoiles ;)