Catherine

Catherine

Sous ses allures de jeu appelant à la débauche, Catherine se révèle être un jeu de puzzle très bien conçu et passionnant. Sous couvert de jeu vidéo, il interpelle les joueurs sur leur orientation de vie sans réellement juger. La présence des nombreuses fins montrent bien que l’idée n’est pas de moraliser les joueurs par rapport à une réponse universelle mais plutôt les laisser faire leur choix. Et puis l’exceptionnel esthétisme du jeu, non abordé dans les lignes précédentes mais sautant aux yeux au travers des images, ne saurait trahir le soin apporté à Catherine. Une bien belle prise de risque pour un des jeux les plus étonnants et prenants de l’année 2011

Code_18

Code_18

Visual Novel oblige, l’attrait du jeu pour les non-japonisants se veut des plus limités. La seule interaction étant la pression sur le bouton A pour passer au dialogue suivant, encore qu’une simple pression sur la touche start permette d’enclencher le mode Auto. C’est alors un véritable roman illustré qui prend place dans votre téléviseur (ou votre PSP, le titre étant également disponible sur la portable de Sony). Code_18 demeure un VN sympathique, sans grande ambition, capable de vous occuper un long après-midi pluvieux, guère plus. Sitôt fait, sitôt oublié

Condemned

Condemned

Condemned Criminal Origins est le meilleur jeu du lancement de la console de Microsoft, à mon avis, ou, à défaut de l’être pour d’autres, il se présente comme l’une des meilleures surprises de 2005 et de ces dernières années. A la fois beau, passionnant et surtout disposant d’une ambiance unique et anthologique, il est à acheter impérativement. Je tiens tout de même à prévenir les âmes sensibles qu’il faut par moment avoir les nerfs bien accrochés pour avancer tellement l’ambiance est oppressante. Les scènes chocs se succèdent assez fréquemment et les ennemis vous surprendront plus d’une fois. Si vous avez les tripes de vous lancer dans l’enfer du soft, vous vivrez une aventure incroyable que vous n’êtes pas près d’oublier, en ouverture à celle proposée dans Condemned 2 Bloodshot

Dante’s Inferno

Dante’s Inferno

Beau, puissant, rythmé et prenant, Dante’s Inferno constitue une incursion réussie dans le monde des Beat’em all pour les géniteurs de Dead Space. Malheureusement, un peu à son image, Dante’s Inferno manque quelque peu d’identité propre. Il fait très bien son travail sans non plus se détacher de la masse autrement que par la renommée de ses créateurs. Nous aurions très certainement appréciés plus de personnalité, à la fois dans le gameplay et dans l’histoire. Heureusement, l’ambiance extrêmement glauque constitue un argument suffisant pour s’y intéresser. Nous en ressortons satisfaits. Il n’y a plus qu’à patienter jusqu’au numéro deux annoncé en fin de partie. Un peu plus de singularité et nous détiendrons un nouvel acteur majeur du genre

Darksiders

Darksiders

Vigil Games, pour son premier titre, a sorti, en quelque sorte, un cas d’école. Mis à part l’univers, original et réservant bien des surprises, tout est élément existant. Par contre, le génie se situe dans la cohésion de l’ensemble. Encore personne n’avait réussi à reprendre tant d’éléments de blockbusters et d’en faire un ensemble réussi. Nous pourrions lui reprocher sa faible durée de vie – quinze heures pour le terminer à fond – mais le plaisir étant tellement présent, de la fin du prologue au générique, qu’il est difficile de le bouder. Il faut faire face à la première demi-heure peu engageante, mais le reste se dévore tels les meilleurs titres du genre. Et au vu de la fin du titre, que ceux n’ayant pas encore tenté l’aventure se précipitent sur cette petite pépite, la suite arrive…

Darksiders 2

Darksiders 2

Il parait que qui aime bien châtie bien. Pour ma part, j’ai tant aimé le premier Darksiders que je n’aurais jamais imaginé châtier si vertement son petit frère. A vrai dire, je ne peux pas m’empêcher d’avoir un léger pincement au cœur en écrivant cette critique. Mais il s’agit en quelque sorte d’un moyen de tourner la page. De l’attente trépignante de la sortie du jeu à l’immense enthousiasme des débuts, puis des premières très mauvaises surprises à la désillusion totale et définitive, Darksiders 2 a été une expérience personnelle qui a besoin d’une fin digne de ce nom, en plus d’avoir été un sacré ascenseur émotionnel. Malheureusement, il ne s’agit pas vraiment du style d’émotion auquel je m’attendais en mettant le disque dans la console

Dead or Alive 5 : Last Round

Dead or Alive 5 : Last Round

Enlevez un point pour la version PC, partiellement amputée. Mais sinon, ce Dead or Alive 5 : Last Round est tout bonnement jouissif : casting varié et d’excellente facture, arènes nombreuses, costumes qui se comptent par centaines, modes de jeu offlines et onlines multiples… le contenu se révèle être impressionnant. Le travail sur les animations et les détails graphiques (sueur, vêtements, poitrines…) est également remarquable. Ajoutez à cela la maitrise de la Team Ninja pour obtenir un gameplay aux petits oignons et vous tiendrez là une pure référence du jeu de baston en 3D, alliant fun et technicité. Et si les DLC un poil abusifs fusent, le contenu de base se suffit à lui-même. Indispensable !

Dead or Alive Xtreme 2

Dead or Alive Xtreme 2

Selon ce que vous recherchez, vous pourrez passer aussi bien une heure que cent heures pour faire le tour de Dead or Alive Xtreme 2. S’il n’y a pas de multi en local, que ça manque un poil d’activités supplémentaires et que le gameplay n’est pas un exemple de variété, le jeu reste une mine d’or pour les amateurs de challenge et les collectionneurs, et un titre plutôt original, voire rafraichissant. En espérant pourquoi pas un nouvel opus qui améliore significativement la formule !

Devil May Cry 4

Devil May Cry 4

Devil May Cry 4 ne trahit pas la série, bien au contraire même. Il reprend tout ce qui a fait le succès du un et du trois et apporte un nouveau héros et quelques brillantes idées. Doté d’une réalisation impeccable (mais qui aurait pu être encore meilleure, j’en suis persuadé), d’une animation hors pair et d’une maniabilité toujours aussi parfaite, il ne pourra que plaire aux fans. Le titre de Capcom n’est malgré tout pas irréprochable en raison d’un manque évident de recherche quant à l’aventure sous les traits de Dante et ce sur tous les plans. A croire que la partie de Nero a nécessité tout le temps de développement et que celle de Dante s’est vue faite à la va-vite. Fort dommage quand on sait qu’elle constitue tout de même 2/5 du jeu total. Heureusement, au final, le plaisir n’est pas réellement tari et, il faut le reconnaître, nous prenons un plaisir fou à contrôler les deux héros. C’est l’essentiel et nous retrouvons avec l’un des tout meilleurs DMC actuellement disponible sur le marché, juste en deçà de l’indétrônable numéro un

Dragons

Dragons

Si Dragons semble être une adaptation amusante de l’univers du film, très vite, le joueur déchante en découvrant l’envers du décor, à savoir un jeu répétitif, ennuyeux ou toute action se doit d’être faite parfois jusqu’à une dizaine de fois. Le plaisir laisse place à une lassitude qui peut se transformer en un dégoût en fin de parcours. A trop vouloir gonfler la rachitique durée de vie de Dragons, la poussant à une douzaine d’heures pour un parcours, Etranges Libellules propose un jeu indigeste. Préférez plutôt relancer le Blu-Ray/DVD ou la bande son pour prolonger l’épopée…

Duke Nukem Forever

Duke Nukem Forever

Loin d’être immonde, l’aspect technique ne restera pas dans les annales, à l’inverse des répliques bien beaufs du Duke. Fier de son humour et de ses babes aussi idiotes que désirables, Duke Nukem Forever emmerde le monde du FPS de 2011 pour offrir un gameplay old school, « comme à l’époque », emmitouflé dans une doudoune de fan service à outrance. Il est certes nécessaire d’être nostalgique des années 90, de prendre plaisir à boxer des mamelons sortant des murs ou de rire des vannes de Duke (« écarte tes fesses que je marque un but ») mais quel pied de se replonger dans cette ambiance. Le prochain aura pour obligation de vivre avec son temps, mais d’ici là, profitons donc de cette pépite jubilatoire et irrévérencieuse

Escape Goat

Escape Goat

Il serait vraiment dommage de passer à coté de cette petite gemme que constitue Escape Goat. Avec son tripant speech et ses graphismes tout pixelisés, il s’avère être un mix réussi entre du puzzle-game et du plateformer, comme l’avait été Solomon’s Key en son temps, le tout enrobé d’une superbe bande-son à vous trotter dans la tête pendant des jours et des jours. Un très bon challenge d’une durée d’environ trois heures, et ceci pour seulement 80 points Microsoft, soit moins d’un euro! En plus, le jeu est livré avec son petit éditeur de niveaux, histoire de s’essayer aux joies du level design et pourquoi pas s’amuser à faire souffrir un peu ses amis IRL, vu que l’exportation entre consoles via téléchargement n’est pas possible. Une chose réglée avec la version PC sorti mi-juin 2012, qui propose également une multitude de nouveaux niveaux à explorer. Et bééééééien sur ce, il ne reste plus qu’à vous quitter