L’Indépendant #5

L’INDÉPENDANT #5 | SOMMAIRE | THE LAST TINKER | LIFELESS PLANET | HEXCELLS / HEXCELLS PLUS | HOHOKUM

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On a tous nos moments d’intense lassitude indescriptible. Un sentiment aussi vicieux que pernicieux où en plus de ne pas savoir quoi faire, on a surtout envie de rien. Ces moments où faire quelque chose nous coûte autant que rester avachi au fin fond d’un support moelleux nous énerve. Et tel un lion en cage, on tourne en rond dans notre chaumière, frustré. Que faire ? Flemme de sortir mais pas forcément envie de rester chez soi à s’ennuyer. On a beau regarder une console, un pad ou un jeu, s’y mettre ne nous dit pas grand-chose. On s’y frotte quand même par dépit et même si le jeu en question est assurément bon, la lassitude se révèle grandissante dans notre esprit au point d’en éteindre la machine. L’ordinateur alors… On se retrouve devant son navigateur en proie de la vaste toile qui a bien des choses à offrir. Tellement qu’on ne sait pas vraiment où aller, que chercher et quoi y faire. Et c’est à ce moment-là qu’on se retrouve à farfouiller sans but dans les dossiers et programmes de sa machine jusqu’à l’onglet des jeux disponibles par défaut sur Windows. Non mais franchement, qui ne s’est jamais lancé dans d’interminables sessions de démineur dans ces moments-là ? Et en cela, il est possible qu’Hexcells s’avère être une solution alternative qui pourrait bien apporter un peu de piment à vos langueurs passagères.

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A quoi ça ressemble ?

Sobre, épuré, Hexcells se couvre d’une enveloppe sans aucune fioriture. C’est un peu comme se retrouver au cœur d’une matrice informatique. D’un simple point de vue esthétique, on ne peut s’empêcher de penser aux écrans de menu d’un certain Remember Me, avec cette triptyque de couleurs orange, grise et bleue utilisée sur les grilles posées sur un simple fond blanc. Une façon de faire un parallèle avec le fait qu’il s’agit d’un jeu lorgnant davantage vers les concepts informatiques les plus basiques et simplistes. Et qui ont pourtant fait durablement leurs preuves puisqu’on retrouve encore ces bases aujourd’hui dans nos Windows. Le tout haussé sur une boucle sonore purement atmosphérique et le constat s’impose là : le but n’est pas de brusquer le joueur mais plutôt de le faire planer avec les moyens techniques les plus rudimentaires possibles. Ça se défend, surtout que chacun sait que de toute manière, que l’enveloppe soit simpliste ou chiadée, l’important ne se situe nullement là.

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Comment ça se joue ?

Matthew Brown ne s’est pas trop cassé la tête pour la base du concept. Imaginez un démineur avec des hexagones et vous obtenez la plus simple base du jeu. Un clic de souris pour dévoiler des cases vides, l’autre clic servant à poser la bombe et vous avez le jeu en main. Autant dire que même un manchot peut s’y frotter sans risque. Bien entendu, Hexcells ne s’arrête pas non plus à cela puisque ses règles s’étoffent au fur-et-à-mesure des niveaux où le concept de démineur vient se mélanger avec un petit esprit Picross avec ses numéros au-dessus des cases. Le jeu s’enrichit à vue d’œil de petits détails d’une simplicité effarante. C’est même là où se situe son point fort : la compréhension du concept et son étoffement dans ses règles se passent sans anicroche, tout est clair comme de l’eau de roche. Ce qui le rend véritablement prenant et accrocheur car même si mélanger de grands noms du petit jeu « casual » de réflexion ne semble pas spécialement révolutionnaire, il fallait quand même y penser. Et quand la mise en œuvre est bien faite comme c’est le cas pour Hexcells, que peut bien demander le peuple ?
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Pourquoi on en parle ?

Proposé à un prix on ne peut plus raisonnable – surtout si une promotion Steam vient se greffer par là – ce serait bien dommage de ne pas lui laisser une chance de s’exprimer. Car si on peut lui reprocher le fait d’être trop court avec ses trente petits niveaux, il faut quand même admettre qu’on se prend vite à l’engloutir d’une traite, animé d’une transe certaine. Lorsqu’on s’y plonge avec une telle lassitude qu’on le ferait avec le Démineur original, il faut quand même reconnaître qu’on se retrouve fort heureux de voir que deux ou trois heures se sont passées depuis qu’on a commencé à poser les yeux sur l’écran. Un temps qu’on n’a pas vu passer, l’esprit aussi vide qu’hypnotisé par ces grilles. Même si on préférerait certainement au bout du compte d’une difficulté plus exacerbée. Mais ça, Matthew Brown semble l’avoir bien compris puisqu’il a étoffé son bébé d’un add-on stand-alone nommé Hexcells Plus, ajoutant encore de nouvelles subtilités mais surtout de délicieuses prises de tête. A noter qu’en cette rentrée et au cas où vous n’en auriez jamais assez, sales petits junkies d’hexagones minés que vous pourriez devenir, un nouvel opus nommé Hexcells Infinite a montré le bout de ses cases, que ce soit sur Steam ou directement sur le site de son développeur.
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Margoth

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  1. J’avais vu passer The Last Tinker peu après sa sortie. Des échos que j’en ai eu (et que tu sembles partager), il ne semble rien révolutionner et reste très classique dans son genre. Malgré tout, je trouve que l’avoir créé est plutôt audacieux dans le sens où le jeu indépendant a bien plus tendance à se tourner vers une esthétique 8/16 Bits. Et honnêtement, ce jeu, c’est bien le premier que je vois qui prend le parti de prendre un esprit 128 Bits. Et vraiment, je trouve ça un peu dommage car la plate-forme développée sur cette génération se reposait sur des codes que je trouve très sympathique et agréable à jouer. Tout comme ces titres métissant l’aventure, action et/ou plate-forme tel Beyond Good & Evil, Kya, etc, qui ont existé, qui ont été estimé et qui ont vite sombré dans l’oubli tant le style n’a pas spécialement été pérégriné sur la génération suivante.

    1. Il faut bien avouer qu’un peu partout, la plateforme 3D n’a pas vraiment le vent en poupe, malgré le soutien de Sony avec les Ratchet/Sly. Niveau indépendant, c’est la plateforme 2D/2.5D qui est actuellement dans les lignes de codes et les mains des joueurs, malgré l’arrivée par période de titres comme The Last Tinker, avec des proportions plus ou moins hybrides, et une teneur bien moins forte en « aventure façon Sony », il est vrai… Je citerais Overgrowth, Tiny & Big, Cloudbuilt, Hover, A Story About my Uncle… Il y a tout de même de quoi faire, mais pas encore de révolution notable du genre. Par contre, et sauf si j’ai tout mal interprété, je trouve quelque peu réducteur de constater la tendance au jeu indépendant à beaucoup se cantonner – pour des raisons de « facilité » me dit-on parfois – à l’esthétique 8/16 bits… Quand on voit des titres comme Night in the Woods, Pale Blue, Ethan Carter, Everybody’s Gone to the Rapture, Cuphead ou encore Vane… Je dirais que c’est du 50-50 🙂

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