PictoQuest : The Cursed Grids
Appréciation 2

Sympa mais pas transcendant, surtout parce que le picross, c’est la vie. Mais ce n’est clairement pas PictoQuest qui ira foutre un sérieux coup de pied dans la fourmilière avec sa promesse d’ajouter une dimension RPG aux hostilités. Dans les faits, les artifices sont là. Dans la pratique, il s’agit davantage de feature un brin bling-bling qui ne change en rien la façon d’aborder le picross. Hormis peut-être d’apprendre à le faire en toute hâte. Bref, ce n’est pas le Puzzle Quest du picross et c’est bien dommage parce que ça aurait vraiment pu donner quelque chose de bien.

Résumé 2.0 Passable

PictoQuest : The Cursed Grids

Lorsqu’on regarde d’un peu plus près l’eShop de la Switch, il faut reconnaître que l’on a un joli petit vivier de jeux de picross. Ce qui a de quoi enthousiasmer les amateurs qui savent à quel point ce petit casse-tête est monstrueusement addictif. Tandis que le profane se demandera ce qu’on peut bien y trouver tant le concept ne se renouvelle finalement pas tant que cela. Il y a à peine quelques semaines, les Français de NanoPiko déboulent d’un peu de nulle part avec un certain PictoQuest : The Cursed Grids avec la ferme attention de mettre un petit coup de pied dans la fourmilière. A savoir, rafraîchir un peu la sobriété du picross en lui ajoutant une composante RPG. Il faut reconnaître que l’idée est séduisante, surtout lorsqu’on se remémore des softs mélangeant puzzle games et RPG comme la sympathique série des Puzzle Quest. Sauf qu’entre la promesse et sa mise en œuvre, il y a parfois un gouffre…

A quoi ça ressemble ?

En terme d’enveloppe globale, PictoQuest n’ira pas marquer les foules plus que cela. Une interface de picross tout ce qu’il y a de plus basique avec quelques ennemis, histoire d’amener une dimension de combat RPG. Avec pour lier les divers tableaux du jeu, une avancée sur un sorte de world map qui se veut un peu RPG à l’ancienne dans l’esprit. Bien qu’on songera davantage aux hubs de petits jeux facebook type Candy Crush Saga : tout est linéaire, aucun semblant d’embranchement pour ainsi dire (hormis certaines quêtes de personnages non obligatoires qui font office de défi avec contrainte d’une grille précédemment effectuée). Le tout en étant ni spécialement joli, ni foncièrement moche. Bref, rien de fou mais ça fait le taf, c’est déjà ça.

Comment ça se joue ?

On ne va pas y aller par quatre chemins : on a beau foutre des ennemis, des cœurs de vie, des PNJ de quêtes annexes, un pseudo-scénario anecdotique, des objets, des magasins pour en acheter ou des coffres pour en dropper, il n’y a rien de foncièrement RPG dans PictoQuest. Niveau prise en main, il n’y a rien à savoir de plus qu’un banal jeu de picross qui utilisent la croix directionnelle et deux boutons. Le plus simplement et efficacement du monde. Alors oui, bien entendu, lorsqu’on te met des ennemis et des boss, c’est pour se maraver la tronche mais l’on a tôt fait de se rendre compte que tout se joue comme un mode Time Attack d’un jeu de picross classique. Un ennemi a une jauge ATB qui se remplit et peut être réinitialisée dès lors qu’on complète une ligne de grille correctement en même temps que ça lui inflige du dégât. Tout comme il se permet nous punir en nous infligeant du dégât en cas d’erreur dans la complétion de la grille. Bref, on a beau changer l’enrobage, le fond reste exactement le même au final.

Pourquoi on en parle ?

On nous promet une dimension RPG. Qui n’est au final que complètement illusoire. Pas de dimension stratégique dans les « combats », aucun système de compétences, d’équipement, ni même de progression de personnage d’ailleurs. Bref, hormis quelques artifices qui rappellent la thématique du RPG, il en manque tous les fondements essentiels. Que reste-t-il à PictoQuest alors ? Eh bien, un jeu de picross qui joue sur la tension du timer. Pas désagréable en soi et qui pourra d’ailleurs sans doute initier les débutants qui voudraient sortir des interfaces sommaires des jeux de picross classiques. Mais qui se révèle sans doute trop facile pour l’habitué du genre qui n’aura aucun mal à venir à bout de cette centaine de grilles de taille variable et à la difficulté croissante, le tout sans même se préoccuper des objets et de la possibilité de switcher d’ennemi afin de limiter leurs attaques.

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