Hatsune Miku Project Diva F
Appréciation 5

La star virtuelle Hatsune Miku fait une entrée remarquable dans nos contrées avec un jeu musical riche, terriblement accrocheur et sublime en tous points

Résumé 5.0 Extra

Hatsune Miku Project Diva F

Project Diva f boxart

Malgré la popularité mondiale de la chanteuse virtuelle Hatsune Miku, les différents jeux de rythme Project Diva furent longtemps cantonnés à l’archipel japonais. Après plusieurs jeux PSP, c’est finalement avec la toute dernière version sur PS3 et PSVita que la diva fait son entrée sur la scène internationale.

Project Diva est une série de jeux musicaux dans laquelle il faut appuyer sur les touches en rythme, un peu à la manière d’un Parappa the Rapper. Comme ses aînés, Project Diva f met en scène Hatsune Miku ainsi que les autres personnages de l’univers Vocaloid, qui est originellement un logiciel de synthèse vocale à vocation participative. La différence avec les jeux de rythme « classiques », c’est qu’ici les touches apparaissent non pas en ligne ou en colonne mais sur toute la superficie de l’écran ! La concentration du joueur en est d’autant plus mobilisée et le challenge plus corsé. Dans ce nouvel opus, plusieurs nouveautés viennent agrémenter le gameplay. Par rapport aux épisodes PSP, Project Diva f propose une « touche » supplémentaire qui est en fait l’écran de la PSVita qu’il faudra frotter au bon moment (l’équivalent étant les sticks du DualShock sur PS3). Cela vient donc s’ajouter aux classiques quatre boutons de la manette et à la croix de direction, et ce dans tous les niveaux de difficulté. Une Technical Zone fait son apparition et vous permettra de grappiller quelques points de pourcentage si vous faites un perfect. De plus, les clips auront maintenant deux fins différentes : une « bonne » qui est rendue possible si vous réussissez le Chance Time, et une « mauvaise », moins spectaculaire, si vous vous ramassez comme un DJ d’opérette.

Miku Teddy BearGraphiquement beau à se damner sur PS Vita, Project Diva f ne l’est évidemment pas moins sur PS3. Même si la puissance de la machine aurait dû permettre d’optimiser certaines choses, le bond en termes de visuels et d’animation par rapport aux épisodes PSP est juste renversant. Tout n’est pas parfait bien sûr et on aura toujours du mal à pardonner certaines textures qui bavent ou les bugs de collision apparaissant en mode Diva Room, mais cette version reste le top du top dans le monde du jeu Vocaloid. D’autant plus que l’équipe de développement s’est surpassée sur les clips : déjà excellents sur PSP, on frise la perfection sur cette nouvelle mouture. Sadistic Music Factory, Flowery Battle of the Kagamines ou Senbonzakura pour ne citer qu’eux, ont une personnalité saisissante qui fait qu’on ne s’en lasse pas. Histoire de varier les plaisirs, le jeu contient également de nombreux costumes pour les personnages, qui ont été sélectionnés par des concours organisés auprès des fans japonais. Toujours sur le plan visuel, tous les écrans de chargement de Project Diva f sont des artworks eux aussi réalisés par la communauté Vocaloid, et beaucoup sont vraiment superbes. Parallèlement, la tracklist est vraiment excellente. La quasi-totalité des 38 chansons sont des hits purs. Des titres comme Unhappy Refrain, Secret Police, World’s End Dancehall ou Remocon pour ne citer qu’eux, sont un bonheur infini à jouer.

Miku DRMême si ce n’est pas une nouveauté, le mode Diva Room prend une autre dimension grâce au raffinement graphique et aux possibilités d’interaction avec les différents personnages. Il y a en effet une Diva Room pour chaque star virtuelle, afin que chacun puisse y trouver son compte. Pour le coup, le mode évolue pour devenir une sorte de « mini-dating sim » fort sympathique. Le joueur partage avec chaque personnage un niveau d’amitié qui progresse au fur et à mesure de ses actions (cadeaux, etc.). Du reste, les environnements sont entièrement modifiables avec plusieurs thèmes proposés (Halloween, gothique, plage, etc.). Les actions de base sont cependant assez limitées et il faut offrir une bonne quantité d’items pour trouver un peu de variété, ce qui implique d’avoir beaucoup joué au mode rythme puisque les points consommés sont gagnés uniquement là-bas.

GT5

A côté de ça, le mode Photo permet d’insérer les personnages du jeu dans les photos présentes sur votre disque dur PS3, tandis que sur Vita, vous pourrez prendre des photos en réalité augmentée et insérer votre Vocaloid préféré dans votre vie quotidienne. La version PSVita dispose également de AR lives, qui sont de mini-concerts à visualiser en réalité augmentée, pour peu que vous ayez les AR markers qui vont bien. Sur PS3, un Studio Mode plus classique le remplace. Le mode édition est également de retour et permet de réaliser soi-même ses propres clips (poses, angles de vue, effets, décors, touches à appuyer…), mais cette option extrêmement complexe et chronophage reste réservée aux ultra-fans en raison de son caractère kafkaïen.

HakuTerminons par la question cruciale de la difficulté. Le mode normal est beaucoup plus accessible que celui de Project Diva Extend, l’épisode précédent sur PSP. Il constituera en cela une approche en douceur pour les non-initiés, même si, et on ne le rappellera jamais assez, il faut de sacrés atomes crochus avec la musique proposée (essentiellement de la J-Pop) pour avancer dans le jeu. Le mode hard se révèle être un compromis parfait entre Project Diva 2nd et Project Diva Extend (tous deux sur PSP) : la plupart des morceaux mettent la pression sans jamais décourager. Unhappy Refrain, Remocon ou Sadistic Music Factory sont aussi coriaces que Rolling Girl ou Uraomote Lovers, et complètement jouissifs. Enfin, ceux qui ont retourné les jeux PSP en long, en large et en travers, retrouveront un mode extrême ultra-solide pour assouvir leur soif de challenge.

Plus beau, plus riche, plus accrocheur, Project Diva f est un concentré de bonheur comme on n’’en fait plus. Il profite à plein des possibilités de la PSVita et vient sublimer la déjà excellente série initiée sur PSP.

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