Hatsune Miku Project Diva F 2nd
Appréciation 5

Avec Project Diva F 2nd, Sega nous exporte encore une fois un jeu de rythme sensationnel. Riche et d’un degré de finition rare, il est un régal a consommer sans modération, malgré des petits changements de gameplay pas toujours bien pensés

Résumé 5.0 Extra

Hatsune Miku Project Diva F 2nd

PDF2 Vita boxart EU

Project Diva F fut pour moi une rencontre du 3e type, du fun et de l’adrénaline comme je n’en avais pas eu dans un jeu vidéo depuis fort longtemps. Aussi l’excitation était-elle forte à l’allumage de ce 2e épisode de la génération Vita. Excitation qui aura fait péter les compteurs jusqu’à la fin.

Dans son contenu, Project Diva F 2nd reprend le principe qui fut celui de Project Diva Extend sur PSP en 2011, à savoir une moitié de morceaux totalement originaux choisis pour l’occasion, et pour l’autre moitié repris d’épisodes précédents. En l’occurrence, ces derniers proviennent des épisodes PSP Project Diva 2nd et Project Diva Extend. Même si certains crieront au recyclage, ayez ceci en tête : alors que Project Diva Extend ne faisait que reprendre bêtement de nombreux morceaux de Project Diva 2nd tels quels, Project Diva F 2nd les refait totalement. Ces mélodies sur le retour comme Two-faced Lovers, Romio & Cinderella ou Luka Luka Night Fever pour ne citer que les plus illustres, sont des remakes complets et pas de simples remasters : la chorégraphie change en plusieurs points, notamment par l’ajout des finals pyrotechniques initiés dans Project Diva F. En outre, le moteur graphique démentiel de la série «F» transfigure les hits de la génération précédente et la réalisation renversante encore affinée par rapport à Project Diva F (Project Diva F 2nd est beaucoup plus net visuellement) en fait une expérience qui n’a plus rien à voir.

Yubikiri gQuant aux morceaux inédits, je les ai trouvés assez inégaux, surtout par rapport au premier qui était quand même une sacrée concentration de chef-d’oeuvre musicaux. Beaucoup ont un rythme trop lent ou avec pas suffisamment d’intensité en ce qui me concerne. Mais après tout, c’est mon problème et mes oreilles ont quand même bien ronronné sur quelques compositions d’exception comme Yubikiri, Ni Soku Hôko, Envy Cat Walk, Meteo 2nd, Dimension Fever et Akatsuki Arrival. Tout ça sans parler du design qui allie toujours grande classe et cuteness avec la même redoutable efficacité, et ce jusque dans les écrans de chargement toujours aussi sublimes. Rien à redire également sur les chorégraphies, la série est toujours au top niveau sur ce plan, et probablement inégalée pour encore très longtemps.

Kochi gVous aurez évidemment votre lot de jolis nouveaux modules (=costumes) avec en plus la possibilité d’importer ceux de Project Diva F. Esthétiquement, Project Diva F 2nd ajoute toute une série de skins pour la barre de progression. Personnellement je trouve que cela charge un peu trop l’écran, mais à vous de voir si certains vos plaisent. Notez que si vous en voulez toujours plus et que vous avez une bonne fiche de paie, Sega prévoit une longue saison de DLCs avec du lourd : la version japonaise a déjà eu entre autres Change Me, Kochi Muite Baby, Yellow et Sekiranun Graffiti. A noter que l’extra character DLC (Haku, Neru & Teto) est cross-buy et que vous pouvez donc le ré-importer gratuitement dans Project Diva F 2nd si vous l’aviez acheté pour Project Diva F.

Envy bQuestion gameplay, il y a un truc qui saute vite à la gueule même en normal : la difficulté a été multipliée par 5! Si comme moi vous débrouilliez juste bien en hard dans Project Diva F, passez à la pharmacie prendre une boîte d’anxiolytiques parce que certaines chansons rendent carrément dingue! Narisumashi Genga et Envy Cat Walk sont inhumaines en hard, 2nd Dimension Fever n’étant pas mal non plus dans le style. C’est pour moi le gros problème de Project Diva F 2nd : le mode normal est toujours trop facile pour les habitués, mais comme le mode hard envoie souvent sur les roses, le sentiment de déclassement est rude. Plus largement, plusieurs aspects viennent corser le challenge : vous vous souvenez les étoiles pour lesquelles il suffisait de frotter l’écran ou de bouger le stick en continu? Eh ben c’est fini! Maintenant il va falloir le faire bien en rythme! En plus de cela les technical zones deviennent dix fois plus techniques! Croyez-moi, là, elle ne sont plus données comme ça pouvait être le cas dans Project Diva F (hein, God Tier Tune?). Ce nouvel épisode introduit de nouveaux éléments de gameplay, à savoir deux nouveaux types d’étoiles. La première qu’on va appeler la «grosse étoile» se valide en frottant l’écran avec deux doigts au lieu d’un, et les les étoiles «reliées» et qui sont en fait identiques aux normales sauf qu’elles donnent lieux à des bonus de points.

DR Miku oEn termes de contenu annexe, la Diva Room et les AR Lives reviennent en version bien améliorée. La maintenant célèbre dating sim embarquée est nettement plus vivante que sur Project Diva F : le nombre d’events a été doublé, leur fréquence augmentée, de nouveaux mini-jeux sont de la partie et les personnages ont bien davantage d’actions/réactions. Petite déception en revanche sur les angles de caméra qui ont été bridés au niveau des close-up, ce qui ne peut qu’être très fâcheux. Tous les paramètres de friend level ont été revus aussi pour une progression plus précise. La netteté bien supérieure joue là aussi encore beaucoup dans l’appréciation de cette Diva Room ver.2 qui est plus que jamais un jeu dans le jeu. Vous avez donc aussi une dizaine de nouveaux AR Lives, sauf que maintenant vous n’avez plus besoin d’imprimer les marqueurs pour vous faire vos mini-concerts privés! L’appareil photo AR est lui aussi de retour pareil que dans le précédent.

En dépit de petits accrocs en termes de gameplay et d’équilibre, l’immense plaisir est toujours intact. Project Diva F 2nd, c’est de la joie pure au bout de 3 millisecondes et jusqu’à la fin. Si fin il y a, car c’est le genre de jeu qu’on ne lâche jamais vraiment.

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