LUFTRAUSERS
Appréciation 4

Jamais très loin quand il s’agit de causer action, sang et (parfois gros) pixels, l’éditeur numérique Devolver Digital s’est à nouveau associé, pour cette fin de premier trimestre 2014, au développeur indépendant Vlambeer, heureux papa de belles perles vidéoludiques comme Ridiculous Fishing, Super Create Box ou encore Nuclear Throne, afin de nous offrir une version ..

Résumé 4.0 Très bon

LUFTRAUSERS

Jamais très loin quand il s’agit de causer action, sang et (parfois gros) pixels, l’éditeur numérique Devolver Digital s’est à nouveau associé, pour cette fin de premier trimestre 2014, au développeur indépendant Vlambeer, heureux papa de belles perles vidéoludiques comme Ridiculous Fishing, Super Create Box ou encore Nuclear Throne, afin de nous offrir une version évoluée et définitive d’un petit jeu flash bien de chez eux et tout à fait populaire sur les internet, à savoir LUFTRAUSER. Préparez vous à vous envoler car voilà LUFTRAUSERS, avec maintenant un ‘S’ et toujours de grandes MAJUSCULES qui en imposent s’il vous plaît.

Finies les joies de la pêche en explosant des poisons au fusil à pompe ou au bazooka. Vlambeer nous invite toujours à nous aérer l’esprit, mais plus dans les hautes altitudes du ciel, à canarder tout ce qui peut se présenter à nous. LUFTRAUSERS est, sur le papier, une sorte de mixture de différents shoot’em’ups, avec du bon vieux Asteroids, un soupçon Fantasy Zone et pas mal de manic-shooter à tendance Cavesque (comprenez une forte teneur en boulettes), sans oublier quelques additions fort habiles dont seul le développeur a le secret. Point besoin d’une histoire. C’est la guerre, c’est la merde, et on nous envoie au turbin pour aller déboîter de l’avion et d’autres engins de mort, en évitant de décéder bêtement. Le contexte, on s’en doute en décortiquant un peu le titre du jeu et le design des personnages que l’on a l’occasion de voir, est fortement inspiré des premières et secondes guerres mondiales, mais avec une teneur plus détendue.

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Le gameplay est d’une simplicité affolante : décollez, tirez sur tout ce qui bouge, évitez de vous manger des boulettes et autres missiles, et visez le meilleur score. On est lâché sur une vaste arène, respectivement limitée en haut et bas une épaisse de mélasse nuageuse et une mer pas spécialement déchaînée mais en tout point meurtrière pour les imprudents. Après avoir à peine quitté votre porte avion, vous serez rapidement agressé par une horde d’avions, puis des croiseurs, de plus en plus gros et de plus en plus nombreux. Donc volez et visez bien. Rien de bien compliqué vous allez me dire, mais c’était sans compter sur une difficulté finement dosée qui autorise aussi bien la fougue exaltante d’aller au contact avec l’ennemi qu’elle punira la moindre preuve de témérité avérée. Il faudra ainsi prudemment – mais prestement – choisir entre le score ou la fuite. En effet, éliminer un engin adversaire augmente un multiplicateur de points qui aime bien se tirer lorsque l’on ne s’occupe pas de lui. Celui-ci étant l’éternel gage d’un score plus gros, on aura toujours tendance à vouloir absolument le booster et le maintenir au maximum. Mais dans un autre sens, vous vous faites tirer dessus, et votre bicoque volante n’est pas très solide, mais possède une faculté très remarquable. En effet, en relâchant la touche de tir, notre avion commencera à se réparer tout seul – de petites étincelles frétillent autour de lui – jusqu’à être totalement opérationnel et à nouveau prêt à reprendre des coups. Un énorme halo, qui opacifie le ciel autour de l’engin (en feu) selon l’importance des dégâts subits, fera office d’une excellente barre de vie visuelle. Petit plus : une altération sonore de la musique s’occupera de nous indiquer une mort très, très proche.

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Ainsi, nervosité ira de pair avec prudence, pour une expérience fortement addictive, parfois enquiquinante (a.k.a. la rage de mourir bêtement pour avoir été trop fougueux(se)), avec de bonnes montées d’adrénaline quand l’action devient bien chargée. On ne pourra pas, par ailleurs, accuser les contrôles du titre tellement ils sont réactifs, précis et apportent une belle fluidité à l’ensemble. Autre aspect très important : le jeu offre la possibilité de personnaliser son avion et donc son style de gameplay par le choix, dans son hangar, de différentes armes, fuselages et propulsions avec la possibilité de faire tout un tas de combinaisons marrantes et particulièrement équilibrées à chaque fois.. Lasers, tirs multiples, “armures” plus ou moins résistantes voir explosives, réacteurs antigravité ou ultraboostés… C’est au joueur de voir ce qu’il veut pour réaliser le meilleur score! Chose marrante : chaque combinaison est affublée d’un joli nom, tel « Death from Above », « Boom », « Pinocchio », ou « Warturtle » (mon petit préféré). Même si il ne se passe sur une seule et unique arène, LUFTRAUSERS propose un contenu plutôt intéressant en marge d’un petit lot de missions à réaliser pour débloquer ledit contenu. Missions reste un bien grand mot, puisqu’il s’agit plutôt de petits défis à réaliser lors d’un run ou alors étalé sur plusieurs parties. Zigouiller tel bâtiment avec telle arme, descendre un certain quota d’ennemis sans toucher la gâchette de tir, ou tout simplement atteindre un score cumulé ou bien précis, permettront de débloquer de nouveaux éléments pour son avion, plein de palettes de couleurs aussi sympas que psychédéliques, mais monter en galon, gage d’une petite fierté personnelle mais visiblement d’une petite hausse de la difficulté. On a pas tout sans rien. On pourra juste regretter, au final, qu’il n’y est pas plus d’éléments à débloquer pour parfaire son style de jeu avec plus de loufoquerie, mais il faut bien admettre que 125 combinaisons différentes permettent de s’amuser un temps soit peu. Une petite surprise attend les plus masochistes.

Les amateurs de pixels ne sont pas perdus avec LUFTRAUSERS, le titre tablant à “base résolution” avec donc un choix d’une multitude de palettes monochromes, qui afficheront avec plaisir tout un tas d’explosions, d’avions et autres bidules à l’écran sans trop broncher. La partie sonore, du moins musicalement, nous est offerte par Kozilek, qui envoie dans nos oreilles une bande son unique et presque procédurale, avec une base aux tempos et sonorités quelques peu militaires, à qui viendra s’additionner, selon les éléments que l’on aura choisi dans le hangar, trois différents samples qui s’occuperont percutions, basses et appuis mélodiques additionnels. Vraiment cool. Vraiment cool serait aussi le qualificatif parfait pour LUFTRAUSERS. Fun et nerveux, il s’avère être un shoot’em’up riche en possibilités et en adrénaline, judicieusement difficile, avec tout un tas d’expérimentations à réaliser pour trouver son propre style, que l’on imaginera tantôt bourrin tantôt vicieux, mais toujours explosif et quelque fois trop impétieux. Vlambeer se fend donc d’une petite perle faite avec amour, exigeant et à scoring, parfait pour toutes les occasions et à petite dose, sur place – PC / Playstation 3 – ou à emporter sur une Playstation Vita qui se prête parfaitement au genre.

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Hyades Luine
6 années plus tôt

Bah si, je vais accuser les contrôles moi ^^. C’est d’ailleurs le seul truc que je reprocherai au jeu, mon cerveau refusant absolument de s’habituer à une maniabilité à la Asteroids, ce qui m’exclue définitivement des high scores et de l’élégance du vol façon Top Gun. C’est dommage parce que comme tu le dis, le jeu est par ailleurs une petite pépite d’ambiance et de fun très addictive, avec en prime un feeling nostalgique qui rappelle immanquablement les vieux jeux Game Boy par le style graphique.