Bilan de l’année 2017 [Mizakido]

Bilan de l’année 2017 [Mizakido]

On peut allégrement dire que 2017 aura été une année rare dans le monde du jeu-vidéo. Et surtout, une superbe année. Il suffit de regarder les sorties : enchainement de gros hits, de surprises et d’attentes qui en valaient vraiment la peine… D’un point de vue purement personnel, fin 2016 avait déjà commencé à préparer ..

Costume Quest 2

Costume Quest 2

Tim Schafer lui-même ne l’a pas vraiment caché : Costume Quest 2 est avant tout un cadeau fait aux fans du premier épisode. Et accessoirement, cela lui permet de reprendre en partie ses droit sur cet univers – ainsi que celui de Stacking en parallèle fort malheureusement – qu’il avait un peu perdu suite à des discordes avec THQ, le distributeur de l’épisode fondateur. Si certains le prendront certainement avec légèreté et apprécieront, d’autant plus que le titre est court, il n’empêche que cette suite est une véritable déception : système de combat maladroitement repensé et bien trop de copier-coller du premier dans les quêtes et l’exploration qui se révèlent vite rébarbatives. Dommage car à côté de ça, l’univers et la narration sont toujours aussi mignons et font encore mouches.

Costume Quest

Costume Quest

Costume Quest est à bien des égards un petit jeu sympathique. Charmant dans sa narration enfantine et non dénuée d’humour, le gameplay se révèle également simple et efficace. Malheureusement, son manque de renouvellement et sa répétitivité finissent par se faire sentir et auraient été réellement préjudiciable si la durée de vie avait été plus longue. Mais vu le prix raisonnable affiché, il serait dommage de se priver de ce petit à-côté qui a le mérite de traiter de manière plutôt originale la thématique d’Halloween

Day Of The Tentacle Remastered

Day Of The Tentacle Remastered

En 1993, Day Of The Tentacle était une petite perle. 2016, force est de constater qu’il est toujours aussi attachant et monumental. Grâce au bon coup de polish institué par un Double Fine plein d’amour, il n’y a plus d’excuse pour que tous ceux aimant le point’n click ne s’y (re)mettent pas. Belle refonte graphique, belle mise à jour du gameplay beaucoup moins fastidieux que la monture originelle sans compter la présence de l’intégralité de Maniac Mansion (version d’antan) permettant de se targuer de l’argument de deux jeux en un. Day Of The Tentacle Remastered se révèle toujours aussi pimpant et s’accordera à tout type de profil, que ce soit le vieux fan que le joueur plus jeune désireux de défricher des reliques d’époque en occultant tous les aspects rébarbatifs de l’exercice

The Cave

The Cave

The Cave n’est pas si catastrophique. Le jeu reste agréable à découvrir une première fois mais cela s’arrête bien là tant le plaisir disparaît au fil des New Game +. Que l’on se doit de faire si l’on veut se donner bonne conscience d’avoir payer le plein tarif, assez excessif par rapport au contenu proposé. Mais ce constat aurait pu être mieux avalé si le maître à penser n’était pas Ron Gilbert. Et vu le passé du monsieur, la déception est plus difficile à passer qu’il n’y paraît

Brütal Legend

Brütal Legend

Brütal Legend est une vraie petite pépite de fun qui parlera aux plus rockeurs des gameurs avec en bonus un casting de haute volée (Ozzy Osbourne, Lemmy, Jack Black, Rob Halford…). Dommage qu’il ait été si bâclé sur sa seconde partie semblant franchement finie à l’urine de par son côté inabouti alors qu’elle laissait présager meilleur sort. Ce qui laissera perplexe les gameurs purs et durs qui n’ont aucune affinité avec la thématique du jeu. Alors que les autres verront en lui un superbe hommage à leur style musical préféré bourré de clins d’œil, vannes second degré et fan service en veux-tu en voilà

Stacking

Stacking

Celui-là, on ne s’y attendait pas. Et pourtant, il arrive de façon aussi surprenante qu’est son concept de poupées russes et arrive à se propulser avec insolence parmi les petites perles du PSN. Aussi drôle que touchant, ce jeu propose une aventure aussi intéressante pour son côté ludique que son côté artistique vraiment singulier. Double Fine nous signe là une réussite maîtrisée de bout en bout