Costume Quest 2
Appréciation 2

Tim Schafer lui-même ne l’a pas vraiment caché : Costume Quest 2 est avant tout un cadeau fait aux fans du premier épisode. Et accessoirement, cela lui permet de reprendre en partie ses droit sur cet univers – ainsi que celui de Stacking en parallèle fort malheureusement – qu’il avait un peu perdu suite à des discordes avec THQ, le distributeur de l’épisode fondateur. Si certains le prendront certainement avec légèreté et apprécieront, d’autant plus que le titre est court, il n’empêche que cette suite est une véritable déception : système de combat maladroitement repensé et bien trop de copier-coller du premier dans les quêtes et l’exploration qui se révèlent vite rébarbatives. Dommage car à côté de ça, l’univers et la narration sont toujours aussi mignons et font encore mouches.

Résumé 2.0 Passable

Costume Quest 2




















Même s’il a été fait en toute modestie, Costume Quest du studio Double Fine a su conquérir une petite armada de joueurs. Il faut dire qu’il restait sympathique à parcourir si on le considérait pour ce qu’il était : un petit jeu mignon au bon rapport qualité/prix. Tim Schafer et ses acolytes ont jugé le succès commercial suffisant pour se replonger dans la licence et en développer une suite. Mais un jeu basique qui montrait ses limites en bout de course au travers d’un manque cruel de renouvellement peut-il passer le cap de la déclinaison en numéro 2 ?

A quoi ça ressemble ?

Costume Quest 2 reprend les choses directement là où le DLC du premier – automatiquement et gratuitement inclus dans la version Steam – les avait laissées. La petite bande de copains reviennent dans leur petite bourgade, pensant reprendre le court de leur vie. Que nenni, pas de repos pour les braves ! Il s’avère que les festivités d’Halloween se retrouvent gâchées par l’intervention du Dr White, dentiste rêvant de l’abolition totale des caries qui lui font pourtant gagner sa vie, qui s’associe à une entité temporelle lui permettant de faire revenir les monstres que l’on avait précédemment combattu, toujours avides de mettre la main de toutes les sucreries du monde. Alors que nos deux jumeaux de héros, Wren et Reynold, sont en bien mauvaise posture, leurs deux anciens compagnons, modèle adulte du futur, les sauve in-extremis en les embarquant quelques décennies plus tard. Leur ville est devenu régie par le Dr White et ses monstres de compagnie dans une véritable dictature d’hygiène bucco-dentaire où l’être humain est asservi et privé de toute liberté. Il est du devoir de nos jumeaux de rétablir la ligne spatio-temporelle afin que l’humanité ne connaisse pas cette si sombre évolution ! Pour cela, ils ont la possibilité de voyager à travers leur ville d’habitation sous plusieurs époques différentes, du passé lorsqu’elle n’était qu’un tas de cabanes au sein d’un bayou marécageux au futur, en passant par le présent. Les joueurs du premier Costume Quest se retrouveront ici en terrain connu graphiquement parlant étant donné que la technique et la direction artistiques sont complètement identiques et font toujours autant mouche dans leur côté coloré/enfantin/mignon ainsi que la manière dont il est narré. De même qu’ils y retrouveront nombre de clins d’œil issus directement de l’épisode fondateur qui feront plaisir à retrouver, même si ces derniers ne seront nullement préjudiciable à la compréhension générale du titre. Ce qui fait que l’on peut très bien commencer la découverte de la licence avec ce second volet sans soucis.

Comment ça se joue ?

Là encore, on se retrouve toujours face à un titre d’aventure/RPG s’articulant autour de deux phases bien distinctes. L’exploration de grandes zones où l’on devra mener à bien différentes quêtes, certaines obligatoires, d’autres optionnelles. A noter d’ailleurs qu’il n’y a pas grandes nouveautés et renouvellement de ces phases et le plus gros du morceau restera toujours de faire du porte-à-porte au travers de la ville donnée afin d’en déloger les monstres les ayant investi ou récupérer les bonbons que les habitants voudront bien nous donner. La simple petite différence provient du fait que les différentes quêtes ne pourront pas forcément être menées à bien tout de suite, certaines demandant de voyager à travers le temps afin de mener à bien certains événements ou encore de récupérer des costumes particuliers et autres compétences affiliées afin de les mener à bien. Il n’est donc pas rare de se retrouver avec un journal de quêtes bien garni. Les costumes sont toujours à la base du gameplay : on doit récupérer les patrons et les matériaux pour les fabriquer et chacun nous octroie une compétence d’exploration qui lui est propre, indispensable pour avancer dans le jeu. Et surtout des super-pouvoirs, faisant ainsi référence à une classe pour le personnage qui en est équipé, lors des combats. Ceux-ci sont la seconde grosse phase du jeu et se déroulent comme un RPG au tour par tour. A l’inverse de l’exploration, c’est bien sur les affrontements qu’interviennent le plus gros du lifting dans le gameplay de ce numéro 2. Si les attaques étaient régies par des QTE dans le premier volet, on se rapproche davantage ici d’un Mario & Luigi où seul le timing est requis afin d’attaquer où de parer le plus efficacement possible par la pression d’une simple touche au moment de l’impact. La réussite permet d’infliger d’autant plus de dégâts – ou de les réduire lors d’une parade – mais également de remplir plus rapidement sa jauge de capacité spéciale directement liée au costume équipé. Là encore, petite nouveauté puisque cette capacité était, lors du premier volet, disponible tous les trois tours. A noter que les cartes à collecter et collectionner sont toujours de la partie cette fois et ont une véritable utilité en terme d’objet au cours des combats. Des modifications pas mal trouvées dans le sens où les combats paraissent plus dynamiques et offrent peu plus de possibilités.

Pourquoi on en parle ?

Si ces légères modifications dans le système de combat peuvent paraître intéressantes au premier abord, il faut reconnaître qu’elles finissent par véritablement desservir ce Costume Quest 2. Non pas pour son principe mais sur sa mise en application. Honnêtement, pourquoi rendre le truc plus dynamique et nous pondre une pléthore de combats aléatoires longs et fastidieux où le sens du timing est, pour le coup, peut-être trop restreint (là où le premier était trop permissif d’ailleurs), d’autant plus que nos adversaires s’avèrent tous être de véritables sacs à PVs ? Et franchement, on finit vraiment par les maudire et les éviter très rapidement, ce qui semble d’autant plus embêtant pour le jeu que sa durée de vie est pourtant assez courte (7-8h environ). De la même manière, les phases d’exploration conservent ce même défaut de renouvellement que lors du premier. Ce qui propulse Costume Quest 2 dans un statut plutôt bâtard. Le joueur n’ayant pas joué au premier ne ressentira pas trop ce dernier aspect vu qu’il sera dans la découverte de la licence mais en parallèle passera à côté de tous ces sympathiques clins d’œil fan-service qui, avouons-le, ajoutent un capital sympathie très important au titre. Au contraire, celui ayant fait le premier opus les comprendra et appréciera mais se retrouvera d’autant plus ennuyé de son côté répétitif qu’il avait déjà un peu ressenti auparavant, d’autant plus que l’aspect à rallonge des combats finira par lui faire perdre véritablement patience. Ce qui aurait pu faire de Costume Quest 2 un titre porteur d’une véritable franchise sur de pléthore d’épisodes se retrouve ici sabordé par le fait que Double Fine a appréhendé le développement de cette suite de manière fainéante, en plus d’avoir maladroitement mis en œuvre le peu de nouveautés de gameplay.

 

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