Moero Chronicle
Appréciation 3

Dungeon-RPG hardcore mais accrocheur, mais jeu ecchi qui ne s’assume pas totalement, Moero Chronicle n’en est pas moins très agréable grâce à un casting de choc et de charme. Visuellement et musicalement hypnotique, il se démarque assez pour faire sensation dans le genre

Résumé 3.0 Correct

Moero Chronicle

MC boxart

Suite officieuse de Monster Monpiece, Moero Chronicle range le jeu de cartes pour revenir à du dungeon-RPG plus traditionnel. Même si Idea Factory ne dit mot quant à une éventuelle arrivée du titre chez nous, les aficionados ont d’ores et déjà une session de rattrapage avec la version Asia sortie il y a peu en anglais.

Comment définir Moero Chronicle? Après quelques heures, le constant s’impose : nous sommes devant le premier Pokémon-like PEGI 18 de l’histoire! En effet, les mécaniques de jeu sont tout à fait semblables à celles de la série multi-millionnaire de Nintendo, les adorables créatures étant juste remplacées par des monster girls sexy. A part cela, tout est pareil : il faut dénicher les demoiselles à travers les donjons et les battre pour s’assurer leur coopération. Une fois que vous avez formé votre équipe, les tactiques sont là aussi proches puisque vous allez définir un ou plusieurs soigneur(s), défenseur(s) et attaquant(s) physique/magique. Derrière votre groupe de 5 filles, le héros très simplement prénommé Io (prononcer i-o) aura pour rôle de les encourager pour booster leur capacités ou user d’objets lorsque la situation devient critique.

CalypsoComme attendu, le scénario de Moero Chronicle n’est qu’un prétexte pour aller choper des jolies démones. Les monster girls censées vivre en harmonie avec les humains ont perdu la boule et sont devenu agressives. A vous de les remettre sur le droit chemin, avec évidemment la méthode la plus inorthodoxe possible, puisqu’il s’agira primo de détruire leurs vêtements, puis de jouer de l’écran tactile en divers points de leur anatomie. Attention, le temps est limité et il est rare d’y arriver du premier coup! Cela oblige en outre à se retaper le combat, ce qui n’est guère pratique, voire franchement fatiguant dans certains cas en dépit du surcroît de points d’expérience obtenu. Les donjons sont au nombre de 6 avec à chaque fois un thème différent (forêt, neige, espace, etc.) et comportent tous plusieurs monster girls dont un leader qu’il faudra battre pour avancer dans l’histoire. Ces derniers sont les personnages principaux, les seules d’ailleurs qui apparaîtront dans la narration.

teamCompile Heart ne livre pas moins là un RPG extrêmement exigeant, puisqu’il est impossible de faire 500 mètres sans une stratégie en béton. Cela implique de constituer une équipe équilibrée et de bien l’entraîner, de bien l’équiper et de choisir des skills lists complémentaires. Chaque monster girl possède 4 listes de skills correspondant à différents costumes que vous pouvez leur faire revêtir, et qui sont (bien) planqués dans les donjons. Celles-ci sont plus ou moins orientées attaque ou défense selon le rôle que vous souhaitez donner à votre protégée. Les filles ont aussi des personnalités (ojôsama, twintail, tsundere, etc) qui ont des divers effets sous certaines conditions et/ou quand on les combine.

Dark ElfMoero Chronicle est particulièrement old-school dans la mesure où l’apprentissage des capacités est TRES long et que tous vos personnages ne montent pas de niveau à la même vitesse (cela peut être néanmoins accéléré à l’auberge via l’amélioration des chambres, mais l’effet n’est pas transcendant). Chose fort embêtante si comme moi vous loupez certaines monster girls en allant trop vite dans les donjons, car en revenant trop tard elles deviennent inutilisables car trop faibles, et il faudrait 3 semaines pour les remettre au niveau. Au même titre, les dernières vous rejoignent sans aucune capacité et ne peuvent être prêtes à combattre qu’après un long moment. Signalons enfin que les combats aléatoires sont très nombreux. Mais quand je dis «très», c’est que même équipé de l’objet qui divise la fréquence par deux, ça reste à la limite du supportable! Vous avez donc à faire de l’expérience comme un forcené, ce qui est heureusement compensé par le mode facile fort à propos pour éviter l’écœurement.

Ce n’est pas tout, car toute tentative de mémoriser l’architecture alambiquée des donjons provoque l’évanouissement en moins de 10 secondes. Ces derniers comportent 4 à 7 étages, avec évidemment des tas de pièges tels que des téléporteurs, des labyrinthes sur glace, etc. à vous rendre fou. Ajoutez à cela la relative rareté des approvisionnements qui pèse lourdement sur votre avancée, la menace permanente d’attaques surprises qui vous OHKO un perso et les monster girls de haut niveau qui rôdent ici et là, et vous comprenez à quel point l’exploration met la pression demande des nerfs d’acier.

art

Si Moero Chronicle donne tout dans son gameplay en termes de fan-service, il est étonnamment sage dans tout le reste. Il y a certes pas mal de costumes très très sexy, mais les très rares illustrations font davantage penser à un manga shônen classique qu’à un jeu 17 ans et + comme il est classé sur l’Archipel. Dans l’ensemble, le tout est finalement assez bon enfant et il est dommage que Moero Chronicle n’assume pas ses promesses d’érotisme jusqu’au bout. Pour le reste, le design est vraiment très travaillé (sauf celui des monstres qui est plus que louche) et l’interface est très agréable à l’œil. Ca rend fabuleusement bien sur OLED. les monster girls sont vraiment très réussies : il y en a des dizaines, pour tous les goûts, et leur doublage est proprement génial. Il est très surprenant du côté musical, avec une OST très au-dessus de la moyenne des RPGs de niches. Les thèmes de boss ont un petit côté grandiose qui prend bien, la plupart des autres mélodies sont rigolotes et rythmées (surtout celle de la boutique de laquelle je ne décroche pas).

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