Labyrinth
Appréciation 1

Le concept de Labyrinth est étonnamment addictif. On se prend aussitôt au jeu et on complète les niveaux avec le sourire jusqu’à achever le niveau Ultime. Moins de deux heures après l’insertion du jeu dans la console, votre achat commencera à vous peser. Alors que l’on aurait pu avoir droit à une sacrée surprise, le manque d’ambition du titre déçoit énormément. A 30€ la cartouche, cela fait (très) cher l’heure de jeu…

Résumé 1.0 Pauvre

Labyrinth

505 Game Street amène sous nos latitudes un petit soft de Taito qui a su passer inaperçu au pays du soleil levant mais au concept très DSien. A l’instar de nombreux autres titres sur la console de Nintendo, Labyrinth est là pour vous faire cogiter, un peu, et tester vos réflexes. Un principe frais pour les grands enfants !

Comme beaucoup, je suppose que vous avez, au moins une fois dans votre vie, résolu un labyrinthe dans le programme télé ou dans un cahier de jeux pour enfants. Ce jeu qui consistait à partir d’un point A et de trouver le seul et unique chemin menant à l’arrivée. Comme son nom l’indique, Labyrinth reprend ce principe et le transpose sur Nintendo DS : vous dirigez une boule dans un espace clos et devez la mener à la bande « goal ». Pour cela, vous devrez tourner le plateau de jeu dans tous les sens imaginables soit à l’aide du stylet soit des gâchettes. Autant vous le dire tout de suite, le confort des touches de tranche saura bien vite occulter l’utilisation de l’écran tactile. Le titre de Taito n’est pas là pour exploiter les fonctionnalités de la DS, ni même ses capacités techniques.

La réalisation de Labyrinth est minimaliste et ne comporte aucun effet susceptible de justifier sa présence sur DS et non GBA. Les blocs sont affichés sans fioritures, laissant le joueur face à des graphismes pour le moins pauvres mais qui conviennent finalement parfaitement au titre. Les développeurs ont toutefois su faire preuve d’imagination dans les tableaux de jeu en variant considérablement les fonds ainsi que les itinéraires des labyrinthes dans lesquels vous déambulerez. D’ailleurs, parlons-en de ces dédales. Vous serez inséré à chaque début de mission à un endroit du labyrinthe et vous devrez foncer à la sortie en un temps limité. Malgré l’immensité des lieux, il est assez difficile de se perdre puisque de nombreuses flèches sont présentes pour vous guider. Votre plus grand ennemi sera bel et bien le temps. S’égrenant inlassablement, il saura tout de même être dompté via les caisses bonus disséminées sur le terrain. Il vous suffira de les heurter à une certaine vitesse pour les détruire et glaner de chères secondes. Cependant, comme le stipule le principe du ying et du yang, leurs homologues maléfiques existent. Il sera de votre ressort d’apprendre à esquiver les caisses aux valeurs négatives.

Au fil de votre avancée, de nouveaux blocs apparaîtront tels que les bonus aléatoires ou les caisses grises. Pour détruire ces dernières, il vous sera impératif de maîtriser le gyro. Cette technique, basée essentiellement sur l’utilisation du bouton X accompagnée d’un timing particulier, saura vous débloquer à plus d’une occasion. Si vous réussissez à respecter ledit timing, vous serez en mesure de gravir les niveaux de gyro et atteindre le quatrième qui vous autorise à tout détruire sur votre passage. Malheureusement, le sentiment d’être un bulldozer vous submergera très vite en voyant que vous gravissez les niveaux de difficulté à vitesse grand V. Entraînement, Débutant, Expert, Spécial, Extrême et Ultime ; six chapitres à remplir, une heure et demie de jeu. Le seul moment où vous recommencerez un tableau sera durant votre progression en Ultime. Le reste du temps représente davantage une promenade de santé qu’un réel condensé de stress. L’unique mode de jeu saura vous faire pâlir.

Il restera alors le mode multijoueur pour vous remonter le moral… le temps de l’essayer en fait. Jouable avec seulement une cartouche, il vous donnera l’occasion à vous et à trois de vos amis de vous opposer sur le tableau de votre choix. Ce sera le score final qui déterminera le vainqueur. Rien de bien palpitant au programme donc.

Le concept de Labyrinth est étonnamment addictif. On se prend aussitôt au jeu et on complète les niveaux avec le sourire jusqu’à achever le niveau Ultime. Moins de deux heures après l’insertion du jeu dans la console, votre achat commencera à vous peser. Alors que l’on aurait pu avoir droit à une sacrée surprise, le manque d’ambition du titre déçoit énormément. A 30€ la cartouche, cela fait (très) cher l’heure de jeu…

Articles qui pourraient vous intéresser

Dirge Of Cerberus – Avis de Margoth

Dirge Of Cerberus - Avis de Margoth

Que les non-connaisseurs de Final Fantasy VII passent vite leur chemin de ce Dirge Of Cerberus tant ce dernier n'a aucun intérêt sans connaissance du lore de base. C'est même son principal argument avec la beauté de ses graphismes et ses quelques cinématiques car le volet histoire et clins d’œils sont bien menés, de la même manière que l'inspiration surprenante envers Metal Gear Solid dans ses délires de mise en valeur de ses différentes nemesis. Pour le reste, le délire de proposer du RPG dans une formule TPS n'est clairement pas assez poussée pour revêtir d'un véritable intérêt malgré des bonnes idées de base. Pire, le côté action n'est pas forcément très agréable à jouer, ni même très bien mis en valeur à cause d'un enchaînement de situations de jeu pas franchement passionnantes et répétitives..

Wilmot’s Warehouse

Wilmot's Warehouse

Étrange sur le papier, étonnant manette en main, Wilmot’s Warehouse s’avère être une expérience des plus solides en plus d’être, mine de rien, plutôt tranquille. Rigolo, bon pour la mémoire, pas stressant, il saura occuper les amateurs d’ordre et d’organisation pointues pour une dizaine d’heures, voir davantage pour celles et ceux qui veulent se frotter aux challenges offerts par son mode expert, seul ou à deux..

Judgment

Judgment

Après le premier Yakuza sur Playstation 2 dont les ventes étaient trop faibles pour justifier le fait de proposer une traduction française de opus suivants, Judgment arrive en portant sur lui comme un doux parfum de miracle et de revanche sur la vie. De quoi se plonger sans contrainte dans cette formule de Shenmue-like bien rodé au fil des opus de sa franchise principale, sachant très bien manier ce ton typiquement nippon de « jeu sérieux qui ne se prend pas toujours au sérieux, faut aussi savoir rigoler et se détendre » et proposant une excellente immersion dans la culture japonaise telle qu'elle peut l'être réellement, sans détour ni paillettes. Le tout rehaussé par un scénario captivant, bien écrit, d'une justesse et d'une maîtrise sans équivoque. Un spin-off rondement bien mené qui a de quoi donner envie de se plonger dans la série des Yakuza..

Poster un Commentaire

avatar
2000
  S'abonner  
Me notifier des