Subject 13

Subject 13

Réalisée en 2015 en partenariat avec l’éditeur français Microïds, celle-ci fût financée avec une certaine réussite via une discrète campagne Kickstarter. Autant dire que sur la description de cette dernière, le titre avait de quoi plaire, mais malheureusement, souris en main, c’est vraiment autre chose.

Super Hexagon

Super Hexagon

Super Hexagon, ou la simplicité arrogante et inexplicable d’un jeu minimaliste qui cache une sacrée dose de challenge. Terry Cavanagh signe un titre qui rend rapidement accro et qui n’a que l’ambition de vous faire recommencer à l’infini ce fichu niveau, à toujours vous inciter à grappiller ces quelques secondes pour viser la valorisante minute de survie, pour vous dire que finalement vous pouvez encore faire mieux. Le principal petit regret que l’on peut avoir avec ce soft jeu aux visuels hypnotisants, c’est de ne pas proposer – toujours et encore – plus de niveaux, sachant que les trois mondes différents, aux designs stupéfiants et leurs musiques puissantes, vous occuperont un bon bout de temps. De plus sa forte teneur en scoring en fera un excellent compagnon de soirées défis entre amis. En somme, un titre minuscule, mais terriblement costaud, et unanimement un des meilleurs jeux indépendants de l’année 2012, que cela soit sur PC ou mobile. L’histoire se répète on dirait bien

Syberia

Syberia

Un grand voyage plein d’onirisme qui n’a pas fini de marquer les esprits. Fascinant tout simplement !

Syberia 2

Syberia 2

Reprenant directement les choses là où son prédécesseur l’avait laissé, ce second volet se révèle tout aussi réussi que son aîné. Si ce n’est plus. Si Syberia 2 n’apporte aucune nouveauté sur le plan technique, c’est davantage sur son approche et son atmosphère qu’il faut se pencher pour trouver amélioration. Plus d’exotisme, plus de poésie, plus d’onirisme, la machine s’emballe et on sent qu’on est passé à un niveau supérieur au récit des pérégrinations de Kate Walker qui auraient très bien pu s’achever là. Ce qui n’est à priori pas vraiment le cas

Telling Lies

Telling Lies

On pourra cracher sur quelques défauts pratiques d’interface qui appartiennent pourtant au domaine du basique, ça n’empêche pas pour autant Telling Lies d’être excellent. Dans son concept qui ne surprendra cette fois nullement ceux s’étant attardé sur le non moins intéressant Her Story. Et, bien sûr, dans l’exécution de cette formule narrative atypique et éclatée, vectrice de bien plus de possibilités que l’on aurait pu le soupçonner. Rien n’est laissé au hasard ici pour se laisser emporter dans une spirale de curiosité, parfois carrément malsaine, quant au fait d’avoir pleinement connaissance et maîtrise de cette histoire, parfaitement écrite, interprétée et mise en scène, sans même que cette dernière ne nous en donne pourtant la moindre carotte, ni même de réelle finalité en soi. Bref, vivement le prochain !

The Next BIG Thing

The Next BIG Thing

Voilà qui montre un fait fort ironique. Fort d’un engouement excessif en 2004, c’est pile poil lorsqu’il réussit à sortir un soft véritablement à la hauteur de l’étiquette qu’on lui a collé à la peau que les gens boudent Pendulo Studios. Voilà qui est très bête car il s’avère que The Next BIG Thing est aussi gros que son intitulé. Dommage que sa progression soit trop expéditive et compressée car il aurait obtenu le sans-faute. Tsssss, sacré Dan !

The Nomad Soul

The Nomad Soul

Reste que The Nomad Soul, malgré le poids des années, reste un titre incontournable, de par son ambition, certes pas toujours appliquée à son maximum sur certaines parties du jeu, mais aussi par son univers, magique et magnifique, qu’il est difficile de critiquer. Une ambiance percutante, mélange d’un futur imparfait, sur fond de sexe, de magie et de religion, avec un scénario osant avec une certaine audace un peu plus impliquer le joueur dans l’aventure (avec quelques petits couacs). En 1999, le premier titre de Quantic Dream, qui n’avait pas trouvé ses marques en ne voulant pas se focaliser sur un seul genre, était d’une beauté fatale, et si quelques rides sont à remarquer, l’essence et l’âme même du jeu sont restés intacts, toujours servis par des compositions musicales de haute volée, une version française réussie et une direction artistique très convaincante. Toujours autant de saveur

The Purring Quest

The Purring Quest

Si on est amoureux des chats, on passera outre ces défauts de classicisme simpliste et de prise en main, et l’on s’acharnera et gaspillera les trois ou quatre heures de durée de vie qu’affiche le soft. Les plus jeunes y trouveront peut-être également une once d’intérêt. Parce que c’est kawai. Mais voilà bien tout ce que possède The Purring Quest. Et honnêtement, aussi mignon soit-il, même dans ce cas de figure, il ne laissera pas spécialement de souvenirs impérissables. Sitôt joué, sitôt oublié donc…

The Secret Of Monkey Island : Special Edition

The Secret Of Monkey Island : Special Edition

Faire des remakes de point’n click des point’n click de fin 80’s / début 90’s, en voilà une idée pas si saugrenue. Car l’âge d’or du style avait beaucoup à offrir mais il faut admettre que le gameplay originel a quand même pris un sacré coup de vieux et semblera peu ergonomique et rebutant aux plus jeunes qui auraient la curiosité de s’y mettre. Alors, dépoussiérer un peu tout ça ne peut pas faire de mal, surtout si c’est fait avec bon goût, à savoir une prise en main et des visuels plus modernes avec une conservation de l’esprit originel. Ce que fait très bien cette Special Edition du premier Monkey Island qui, en plus de moderniser son propos, conserve la version de l’époque, deux versions interchangeables à tout moment. De quoi clouer le bec aux vieux sceptiques conservateurs

The Silver Case

The Silver Case

Par son austérité et son apparente lenteur, The Silver Case n’est assurément pas fait pour tout le monde. Il propose pourtant une ambiance singulière et un scénario complexe, percutant et passionnant, en plus de personnages vraiment excellents et travaillés. Le premier jeu de Grasshopper Manufacture, véritable thriller graphique, réalisé avec les moyens du bord, reste encore aujourd’hui tout à fait à propos.

The Technomancer

The Technomancer

Ambitieux, The Technomancer l’est indubitablement, et il serait idiot de lui reprocher. En revanche, il est plus opportun de lui rappeler qu’il serait préférable de peaufiner une aventure plus courte, mieux rythmée et plus fluide plutôt que de vouloir tout faire de manière maladroite. Spiders a su développer chez les joueurs un sentiment de bienveillance, qui perdure, créant presque une marque de fabrique mais qui pourrait lasser. The Technomancer a en effet pour lui un background original qui se laisse découvrir pendant la trentaine d’heures de jeu mais sur lequel il est difficile de vouloir revenir

The Tiny Bang Story

The Tiny Bang Story

The Tiny Bang Story s’avère tout simple. Il ne brille pas par son originalité, qu’elle soit esthétique tant elle s’inspire de ce qu’on a déjà vu chez les Tchèques d’Amanita Design ou de gameplay tant le soft s’arrête aux casse-têtes les plus classiques qui soient. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas efficace pour autant. Bien au contraire, on se laissera happer par cette simplicité enchanteresse où la détente et la zénitude sont les maîtres mots