Sonic the Hedgehog 2

Sonic the Hedgehog 2

Ce n’est même plus de l’amour qui anime la relation entre Sonic 2 et moi. Sonic 2, c’est le jeu d’une console, ce jeu qui vous fait convoiter à tout prix la nouvelle console, ce jeu qui peut vous faire des mois entiers avant d’effleurer l’idée d’en essayer un autre. En plus, ce jeu était vendu en pack avec la console. Le pack qu’il me fallait, de ma huitaine d’années.

Si je ne devais retenir qu’un personnage : Tails

tailsEvidemment. Sonic the Hedgehog ne présentait que le personnage de Sonic. Pour ce second volet, les développeurs de Sega ont voulu implanter un mode deux joueurs, et pour cela, il a fallu créer un second personnage : Tails, de son véritable prénom, Miles Power. C’est d’ailleurs pour cela que dans le niveau du Casino, il est écrit un peu partout “Sonic” et “Miles”, plutôt que “Sonic” et “Tails”. Ce surnom fait bien sûr référence à la double queue du jeune renard, petite singularité qui a d’ailleurs une animation hypnothisante dans le jeu. Il sert ici au second joueur mais doit absolument se trouver dans la même fenêtre que Sonic : pas d’écran splitté. Autant dire que ce n’est pas aisé du tout pour le joueur 2, heureusement qu’il dispose de vies illimitées. sonic_2_tailsA chaque décès, Tails revient en volant – ses deux queues lui servant alors d’hélices. Il caractérise aussi tout le côté humoristique de l’épisode puisqu’en solo, il est dirigé par une intelligence artificielle complètement à l’ouest. Celle-ci l’amène régulièrement à mourir bêtement. De même, certains éléments du décors étant réservés au premier joueur, comme les ascenseurs de la Casino Night Zone, Tails se retrouve souvent coincé, “obligé” de mourir pour mieux revenir. Il a toutefois l’avantage de récupérer des anneaux pour Sonic et peut heurter les ennemis et surtout les boss, permettant de les vaincre plus rapidement. Il apporte sa contribution dans la Sky Chase Zone puisqu’adorant les machines, il est le pilote de l’avion Tornado, permettant à Sonic de rattraper la forteresse volante de Robotnik/Eggman. Il obtiendra même ses propres aventures peu de temps après dans deux jeux GameGear (Tails Adventure et Skypatrol) ainsi qu’un jeu Pico (Tails and the Music Maker). Il est donc devenu l’un des personnages indissociables aux aventures Sonic.


 

Si je ne devais retenir qu’un niveau : Emerald Hill Zone

sonic_2-01Green Hill Zone est le niveau emblématique de Sonic premier du nom. Il est remplacé par Emerald Hill Zone qui s’en inspire ouvertement. Verdoyant, simple, des ennemis au design gentillet, de l’eau, la nature vue par les concepteurs de la Sonic Team, en quelque sorte. Ce premier niveau se décline désormais uniquement en deux zones, la seconde abritant à la fois le niveau et le boss, contrairement aux trois du premier épisode. Niveau coloré, il pose toutes les bases du jeu : à la fois simple et labyrinthique, il peut être traverser en quelques secondes. La vitesse de défilement, complètement folle pour l’époque, était tellement poussée que même la caméra avait parfois du mal à suivre Sonic. Et dès cette première étape, des raccourcis et des passages secrets sont disséminés un peu partout. Une des particularités des premiers volets de la série était de planquer des zones plus ou moins difficiles à débusquer renfermant bonus d’anneaux, des boucliers ou encore de l’invicibilité. Dans Aquatic Ruin Zone, la prédominance est aux chaussures accélérant fortement la vitesse de Sonic, permettant de mettre enfin à l’amende les flèches issues de pièges. Ces pièges est une spécifité des jeux de plateforme des années 90 et Sonic les intègre très bien. Ces pièges peuvent prendre la forme de bumper envoyant sur un ennemi aussitôt après, et ce dès Emerald Hill Zone. Il reste globalement très simple, tout comme son boss du reste.

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Si je ne devais retenir qu’un boss : Silver Sonic

Silver-Sonic-Sonic-2Silver-Sonic-Sonic-2_01Pendant l’intégralité du jeu, Sonic affronte Dr Robotnik/Eggman, à chaque fois dans un nouveau véhicule, requérant une technique différente, mais le début de Death Egg Zone marque l’arrivée d’un nouveau boss et est précurseur de l’épisode Mega CD. Nous nous retrouvons face à une version robotique de Sonic. La confrontation se déroule dans la station spatiale de Robotnik. La pièce se ferme une fois Sonic rentré : Metal Sonic en face, ou du moins l’ébauche de ce que sera Metal Sonic dans Sonic CD. Il est en général nommé « Silver Sonic ». Il fixe Sonic, se met en boule et roule. A ce moment-là, nous comprenons qu’il ne s’agira pas réellement d’un doppelganger mais qu’il faut s’attendre à affronter un Sonic, à savoir le hérisson qui saute, se met en boule et qui ainsi détruit tous ses ennemis depuis le début (réellement : libère, mais c’est jouer sur les mots). Cette confrontation a comme plus qu’elle signe le début de Death Egg Zone, un moment que j’ai refait très souvent enfant. Amusant de plus de constater que la taille de Metal Sonic dépareille fortement avec celle de la dernière invention de Robotnik, gigantesque, prenant toute la hauteur de l’écran. Pour en revenir à Silver Sonic, l’absence de réaction du personnage finit d’achever le tableau d’adversaire froid et sans vie. Une première pâle copie du hérisson.


 

Si je ne devais retenir qu’une musique : Casino Night Zone

casino_night_zoneIl ne s’agit pas du tout d’une de mes préférées. Entre l’emblématique thème d’Emerald Hill Zone et ceux d’Aquatic Ruin Zone, de Sky Chase Zone et Mystic Cave Zone, il y a bien meilleur au sein du jeu. Pourtant, celle du Casino est, je pense, l’une des plus marquantes en raison de l’antinomie que représente ce niveau. Sonic est un jeu basé sur la vitesse, où il faut le plus rapidement possible aller du point A totalement à gauche au point B à l’extrême oueste. Le niveau Casino respecte cette règle mais s’offre le luxe de proposer des activités annexes qui incitent le joueur à rester plus longtemps. Les plus grandes pièces sont en réalité des flippers, le joueur peut ainsi engranger un max de points et d’anneaux. Il y a même des sortes de pachinko, dont les facettes sont des éléments de l’univers Sonic, octroyant moult bonus si tant est que nous ne tombons pas sur trois visages de Robotnik. Il est ainsi possible de rester des dizaines de minutes à tout simplement jouer au flipper, au détriment de l’aventure Sonic. La musique tourne alors en boucle et reste gravée.


 

Si je ne devais retenir qu’un bruitage : Le logo SEGA

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En complément, si je devais citer un bruitage, je m’arrêterais sur la prononciation du logo SEGA au lancement du jeu. De nombreux jeux ont eu le même lancement, mais il s’agit de mon premier jeu Sega, de mon premier jeu Megadrive, de mon premier jeu vidéo sur console de salon, autant dire que le SEGA est la première voix, voire le premier bruit que j’ai entendu sur une console de jeu vidéo, chez moi. Je pense que ma famille et, suis persuadé, mes parents en particulier, le reconnaîtront entre mille, tout comme les premières notes d’Emerald Hill Zone qu’ils connaissent par coeur. Sonic est l’emblême de mes débuts et d’une époque d’insouciance où le jeu vidéo était finalement encore assez récent aux yeux du grand public. Un jeu que j’ai reterminé ces dernières semaines, toujours avec le même plaisir.

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