Sonic Rush

La série est l’une des pionnières en matière de plate-forme. Lancée pour concurrencer Nintendo et Mario, le hérisson bleu a très vite rencontré le succès et fidélisé un grand panel de joueurs. Il faut dire que le domaine de plateforme se voyait révolutionner par tant de vitesse et de bonnes idées regroupées en quelques jeux. Les consoles Sega se succédant, nous avons pu découvrir de nombreuses aventures de la petite boule bleue. Depuis la retraite anticipée de l’excellente Dreamcast, Sega a dû se résoudre à continuer à faire vivre sa mascotte à travers les autres consoles du marché. Les versions 2D se sont vues paraître sur GBA, il semble donc logique que la dernière en date voie le jour sur Nintendo DS. Très original, Sonic Rush vous réserve quelques surprises…

Ça va vite ! ! !

La vitesse a toujours été l’argument de vente des Sonic et ce depuis le premier épisode. Il est inconcevable de voir un nouvel épisode au ralenti. Celui-ci ne déroge pas à la règle et se permet même d’atteindre des summums dans le domaine de la vélocité. L’utilisation des deux écrans est un plus certain quant à cette sensation, ô combien jouissive. Vous débutez sur l’écran du haut et très vite, vous êtes amené à naviguer entre les deux écrans. Si le level design de la série a toujours été très bon, il atteint ici sa quintessence. Les niveaux sont immenses et le nombre de chemins possibles est quasiment infini. En effet, vous pouvez presque à tout moment emprunter une route différente pour vous rendre à la ligne d’arrivée. Car oui, les niveaux ressemblent davantage à des courses qu’à des levels à proprement dit, classiques des jeux du genre. Ici, vous êtres chronométré et n’arrêtez pas de courir. De toute façon, Sonic ne sait quasiment pas marcher… Un score vous est attribué à chaque fin de parcours. Il est calculé en fonction de votre nombre d’anneaux, du nombre d’ennemis tués, de votre temps et autres statistiques du genre. Au sortir de ces opérations, la console vous annonce votre note qui peut fluctuer entre S et E, sachant qu’il faut vraiment le vouloir pour avoir en dessous de C. Tout ceci est du connu pour les fans, mais vous vous doutez bien que Sega, par l’intermédiaire de Dimps, a apporté son lot d’innovations à la série en plus des deux écrans…

La 3D entre en scène

Eh oui, ce Sonic a beau être un épisode en 2D, il comporte de nombreux éléments en trois dimensions. Tout d’abord, les personnages. Les différents intervenants dans le jeu sont des modèles 3D. Ils s’incorporent de fort belle manière dans les décors du jeu et donnent l’impression de voir des personnes « réels ». Ce sentiment est assez difficile à exprimer puisque dire qu’un hérisson bleu se tenant sur ses deux pattes arrière et dépassant la vitesse du son possède un côté réaliste est une chose complètement saugrenue, pourtant, les personnages ont pris du relief et semblent sortir de l’écran par instant : l’effet est saisissant. Nul besoin de 3DS… En plus de cela, les combats vont opposant aux boss sont eux aussi en 3D. Vous êtes sur une plate-forme, dans un environnement en 3D et vous êtes confronté au chef de niveau. Il faut bien avouer que ces passages sont fortement inspirés de Pandemonium ! Ceux qui possèdent ou possédaient ce jeu seront aux anges. Les affrontements sont tous relativement originaux et nécessitent de bien analyser les attaques adverses pour s’en sortir vivant. Rien de bien compliqué (c’est du Sonic) mais chaque adversaire a ses attaques et son point faible qu’il faudra repérer pour ensuite toucher au bon moment. Ces confrontations requièrent donc un minimum de concentration et de maîtrise, chose que vous aurez acquis en moins de dix minutes une fois le jeu en main.

Un gameplay qui a fait ses preuves

Malgré les progrès techniques, le gameplay de Sonic demeure toujours le même. Vous pouvez courir « simplement » ou vous mettre en boule pour aller plus vite si vous ne vous trouvez pas à proximité d’un accélérateur. Les bonus habituels sont toujours présents : accélérateurs, fleur d’invincibilité, bulle protectrice, etc… Les habitués ne seront pas réellement dépaysés. En revanche, de nouvelles possibilités ont été rajoutées afin de d’apporter de la diversité aux niveaux et ainsi faire taire les détracteurs qui osaient dire que la série ne savait pas se renouveler. Ainsi, les développeurs ont eu la bonne idée de rajouter au gameplay quelques phases de jeu tout à fait intéressantes. Par exemple, dans le niveau aérien, il sera possible de participer à une épreuve de deltaplane en 3D. Plusieurs niveaux vous offrent ce genre de délires pour votre plus grand bonheur. Cela permet de casser un peu le rythme effréné des parties qui auraient pu être considérées comme trop monotones. Sans compter que de nombreux petits artifices ont été rajoutés tels que les barres inversant le mouvement, les missiles vous emmenant à travers les niveaux, les plateformes spatiales et j’en passe et des meilleures. Ce nouveau Sonic marque donc l’arrivée d’une multitude de petits ajouts qui renouvellent un gameplay qui n’en avait pourtant pas forcément besoin tellement il est bon et agréable.

C’est un Sonic quoi !

Dans ce nouvel épisode, Sonic, alors qu’il se promène tranquillement, revoit Robotnik (nommé Eggman dans le jeu, oubli de traduction…) avec en sa possession des émeraudes légèrement différentes des émeraudes du Chaos habituelles. C’est alors que l’émeraude est subtilement dérobée par Blaze the cat, nouvelle dans la série. Sonic part donc en quête de vérité…(ça paraîtrait presque passionnant dit comme ça…). Comme vous l’aurez deviné, Blaze est également jouable. Ne vous inquiétez pas, elle est capable d’aller elle-aussi très vite grâce aux mini-réacteurs incrustés sous ses chaussures. Vous pourrez suivre leurs pérégrinations et l’avancée des scénarios à l’aide de dialogues entre les niveaux que vous traverserez. Un aspect aventure a donc été inséré dans Sonic Rush, apportant un semblant de logique dans l’enchaînement des niveaux. Petite déception sur plan là par contre : ceux-ci ne changent pas, que vous les arpentiez avec Sonic ou Blaze, juste leur ordre varie, ce qui est fort dommage. Le deuxième bémol, cette fois-ci récurrent aux Sonic, est la durée de vie assez courte. Il vous faudra moins d’une dizaine d’heures pour retourner le jeu dans tous les sens et tenter de battre vos meilleurs scores. Cependant, le plaisir est tellement intense dans Sonic Rush que l’on refait les stages du jeu avec plaisir.

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