Compte-rendu E3 2019

Compte-rendu E3 2019

Sommaire | Meilleure conférence | Meilleur trailer | Meilleure annonce/surprise | Coup de cœur | Coup de gueule | Avis général

Vidok – Vivement l’année prochaine

J’attendais beaucoup de cet E3 2019, je suis resté légèrement sur ma fin. Pourquoi ? Car nous n’avons que rarement eu autant d’annonces de nouveaux jeux. Pour le coup, il est difficile de trouver un éditeur ou constructeur décevant – ma sensibilité pourrait toutefois placer les annonces Ubisoft et Bethesda dans la case OSEF, mais les fans semblent être contents – même Square Enix su proposer une conférence nettement au-dessus de celle de l’année dernière – on en rit (jaune) encore. Je redoutais l’absence de Sony, mais l’E3 s’est finalement très bien passé. Il faut croire que ma sensibilité Sony a petit à petit disparu, certainement en raison d’un manque flagrant d’identité. Même Microsoft, je trouve, marque mieux son image. Je le remarque aussi dans mes achats 2019, étrangement plus Xbox que Playstation. Sony s’est effacé du paysage des jeux vidéo depuis quelque temps, comme pour préparer une fracassante annonce, et je le pense. Le salon américain a su mettre en avant les créations japonaises, et ce sont d’ailleurs ces dernières qui ont le plus marqué : Phantasy Star Online 2, Final Fantasy VII Remake, Sakuna, Trials of Mana, même un Panzer Dragoon Remake balaie du revers un Watch_dogs 3 dont l’annonce souffre du manque d’intérêt des deux précédents. Ma plus grande déception reste le manque de Hardware : l’annonce d’une nouvelle console me manque un peu. C’est le genre d’événement euphorisant que j’apprécie particulièrement, et 5 ans, c’est long. Et c’est pas Stadia qui risque de combler le trou. En somme, même si mes goûts me font davantage regarder du côté du Japon en septembre prochain, cet E3 2019 a tout de même amené quelques réjouissances, tous supports confondus, amenant, notamment côté Nintendo, un rythme de sorties incroyable jusqu’à la fin d’année. Dur de faire la fine bouche.


Margoth – Mouais, mouais, mouais… Mais encore ?

L’E3 2019 me laisse quand même assez pantoise. Sony absent, Microsoft qui n’en profite pas spécialement pour taper un grand coup en terme de spectaculaire. Parce que Cyberpunk 2077 (en cinématique uniquement, toujours…) et Keanu Reeves en invité de marque, c’était cool mais ça n’a pas duré très longtemps. Pire, ça annonce une nouvelle machine dès l’année prochaine dans les rayonnages alors qu’on ne voit finalement rien. Niveau jeux triple A et double A, il n’y avait rien de spécialement réjouissant par rapport à l’année dernière à mon goût : tant de pan-pan-boom-boom-c’est-la-guerre-et-bourrin-à-fond que ça en était abrutissant. Bon, si, on voit quand même le prochain Tales Of rapidement avec un moteur de jeu flambant neuf qui fait plaisir à voir et le second Ori, beau à chialer chez Microsoft, on lui reconnaîtra déjà ça. Ubisoft lance sa belle promesse à la Molyneux – très intéressante en théorie on le reconnaît mais on sent l’entourloupe – pour Watch Dogs 3 et du neuf avec Gods And Monsters, recyclant un peu trop ce qui se fait ailleurs, pour titiller dès la première annonce. Bethesda et son discours horripilant oscillant entre on-reconnaît-nos-torts-la-queue-entre-les-pattes-merci-de-nous-avoir-aider-à-améliorer-Fallout-76 et pédant-on-est-les-meilleurs-on-a-tout-inventé-après-tout. De la conférence VR qui montre majoritairement tout ce qui ne donne pas envie de s’y plonger, le tout élaboré avec un budget digne du menu MacFirst en terme de vidéo et de son. De l’indé bien représenté et montrant de belles choses mais pas forcément bien mis en valeur dans ses différents formats. Hormis Devolver, bien entendu, toujours aussi savoureux dans leur délire totalement décalé. En gros, c’est un peu ça qu’il faut retenir de cet E3 : des choses intéressantes , oui au final, mais qu’on pioche çà et là, ce qui fait qu’on ne s’en rend pas forcément compte sur le moment au point qu’on en ressort avec une impression plutôt négative. Par chance, Square Enix, sans qu’il n’ait été en faire des tonnes non plus, s’est bien rattrapé – guère difficile – de sa misérable prestation de l’année dernière et il était plaisant de suivre l’entièreté de sa conférence. Même si elle s’est terminée de manière un brin trop molle avec son Projet Avengers, trop vague et cinématique, à croire que Microsoft ait coaché Crystal Dynamics pour le coup. Et Nintendo qui a clôturé les hostilités de manière triomphale, montrant pleinement que le géant japonais finira son année fiscale avec le porte-feuille bien plein vu la ribambelle de jeux annoncés, majoritairement alléchants, qui sortiront pour ainsi dire tous avant janvier 2020. Et qu’il n’est pas prêt de disparaître du marché de la console, à contrario de ce qu’annoncent les plus « élitistes » des gamers depuis des années.


Ryuzaki57 – Un E3 de transition avec mention

On disait que c’était fini, que l’E3 allait amorcer son déclin. Sony n’est pas là, les éditeurs font bande à part, les billets sont trop chers, tout à fuité, etc. Et quelque part j’y croyais… Mais au bout du compte, c’était très correct pour un E3 de fin de génération, dont on sent bien qu’il ne peut ressortir monts et merveilles. Si un petit State of Play avec The Last of Us II aurait été le bienvenu, l’absence de Sony ne change pas grand chose : le constructeur n’aurait dit guère plus que ce que les autres ont dit pour lui. Avengers et Final Fantasy VII Remake sont une pub géante pour la console de Sony, et Microsoft a soulevé un véritable enthousiasme dans les rangs des fans de PS4 avec Tales of Arise. Donc j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de contenu enthousiasmant pour la PS4. En plus des jeux cités plus haut, Watch Dogs Legion réinvente la série de belle manière, Ghostwire Tokyo interpelle, Trials of Mana Remake fait du rétro-moderne comme je les aime, Battlefield V reçoit la guerre du Pacifique… Chez Nintendo, c’était cool aussi : malgré la polémique, Pokémon Epée/Bouclier devrait être très plaisant, et je suis curieux de savoir ce que Zelda Breath of the Wild 2 apportera par rapport au premier. Voilà, c’était bien, et nul doute que l’adrénaline sera multipliée par dix l’an prochain.


Mizakido – Boarf…

Une édition de l’E3 survolée de loin pour moi, car l’enthousiasme n’était absolument pas au rendez-vous devant la pléiade de révélations plus ou moins officielles quelques jours avant le début du salon, mais aussi en partie, je l’avoue, que Sony n’était pas de la partie, alors qu’il s’agit d’habitude de la conférence que j’attends avec le Direct de Nintendo. Par conséquent, la traditionnelle bataille avec Microsoft n’aura pas eu lieu ce fois…. Oui, c’était de la petite guéguerre un peu puérile, mais elle avait le mérite de pousser les constructeurs à bien préparer leur conférence et à balancer l’artillerie lourde par trailers de nouveautées interposés, avec du first party ou non. L’E3 quoi ! Cette année, l’effervescence était toujours là, mais elle avait un goût de réchauffé plus prononcé cette fois, avec, pour quelques belles présentations comme celles de Bethesda et Square-Enix (en retirant les fans en transe), je n’ai été guère convaincu par cet ensemble ma foi classique et prévisible de conférences, que ça soit chez Ubisoft qui a décliné autant de Rainbow Six qu’il y a de recettes à base de pommes de terre, ou encore Microsoft dont les jeux first party ne m’intéressent plus vraiment et qui a fièrement annoncé l’arrivée de sa nouvelle console avec une démonstration certes convaincante, mais finalement cohérente d’un nouveau Halo avec ce que pourra proposer d’ici 2020, pour 500 euros, du matos qui fait actuellement tourner les jeux PC du moment avec du ray tracing et de la 4K. Démonstration probablement faite sur les dites machines d’aujourd’hui, ce qui est une fois de plus normal vu l’écosystème que Microsoft a terminé de mettre en place. Bref, un E3 un peu “meh”, mais peut-être est-ce là qu’un peu de blasitude du moment. On verra comment les choses tourneront l’année prochaine !

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