Faery : Legends of Avalon
Appréciation 3

Gageons que Focus Home Interactive ait la bonne idée de financer un numéro deux – au scénario déjà écrit – qui, non content de reprendre les qualités de Faery Legends of Avalon à savoir un univers original et une bande son de qualité corrigerait ses défauts, en dynamisant sa narration et ses affrontements. En attendant, nous vous invitons à vous essayer à ce premier volet qui reste un RPG sympathique au prix bien modeste

Résumé 3.0 Correct

Faery : Legends of Avalon

Après Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur – plutôt bien accueilli par la presse et le public – le jeune studio parisien réalise son deuxième jeu, toujours sous la houlette de Focus Home Interactive, Faery Legends of Avalon. Pas de sortie dans le commerce cette fois-ci, c’est par la voie du téléchargement que leur œuvre est proposée au public. L’occasion pour ce dernier de découvrir un RPG petit budget à surtout petit prix.

Petit également comme l’île d’Avalon. Reculée du monde, elle a vu sa population grandement diminuer depuis que la grisaille ait gagné les différents lieux qui lui étaient connectés. L’île dispose en effet d’un réseau de miroirs maintenant le contact avec l’extérieur. Malheureusement, cette grisaille a entraîné leur affaiblissement amenant petit à petit Avalon à sa perte. Le roi Obéron, désemparé, décide de sortir un jeune féérique de sa stase dans laquelle il s’était lui-même mis il y a de cela de nombreuses années. Ce féérique, c’est vous. L’occasion pour vous de configurer votre avatar comme bon il vous semble en début d’aventure. Lâché en Avalon, votre première quête consiste à rencontrer deux compagnons de route à même de vous épauler dans votre quête. Après quelques péripéties, et l’île explorée en quelques minutes, ils vous rejoignent à la découverte du premier monde, l’Arbre Yggdrasil.

Les miroirs servent de portails entre les différents mondes de Faery

Faery Legends of Avalon dispose de trois mondes, en plus de celui d’Avalon : l’Arbre Yggdrasil, le Hollandais Volant et Le Scarabée Volant. Si leur configuration est différente, les différentes tâches qui vous y seront incombées seront similaires à savoir discuter avec la population locale et l’aider afin de découvrir ce qui ronge leur monde. C’est ainsi que vous allez accoster les différents personnages au travers de plusieurs sujets possibles. Tel un titre Bioware, Faery vous permet d’orienter la conversation vers ce que vous voulez entendre et parfois donner des réponses, notamment aux protagonistes de votre groupe, pour gonfler l’entente que vous avez avec eux. Très vite, vous vous rendez compte que chaque clopin rencontré a un problème requérant votre intervention. Celui-ci consiste très souvent à véhiculer des réponses à d’autres PNJ, à tuer quelques malotrus ou à retrouver un objet, voire les trois en même temps. Très vite, vous crapahutez de PNJ en PNJ pour faire avancer les quêtes annexes, qui n’apportent rien à l’histoire et qui n’ont pour seul intérêt que l’obtention de succès/trophées/récompenses, selon si vous jouez sur Xbox 360, PS3 ou PC. S’installe alors une sorte de train-train qui assomme petit à petit le joueur.

Ce n’est d’ailleurs pas le système de combat, pourtant bien réalisé, qui sauvera le rythme. Au tour par tour, il est ce que l’on peut faire de plus classique dans le genre. Au fil de l’aventure, les héros disposeront de deux puis trois cases d’actions possibles, cases qu’il faudra employer intelligemment pour lancer des attaques ou sorts nécessitant une ou plusieurs cases. Attaque, Magie offensive (noire), Magie défensive (blanche), Objets et Position – selon la rangée les dégâts reçus et infligés diffèrent. Système de combat loin d’être dynamique donc, peu aidé par l’impressionnante barre de vie des adversaires, pourtant peu dangereux, boss compris. A l’inverse, l’expérience grimpant rapidement, il vous est souvent proposé d’affecter des points de compétence à vos métamorphoses. En tant que féérique, à chaque évolution, vous pouvez gérer la transformation d’un de vos attributs (hum…). Ailes, antennes, traces, … Une fois choisies, impossible de les annuler. Vous ne pouvez que les améliorer grâce aux prochains points de compétence. C’est ainsi que vous apprenez des sorts ou des capacités passives – la protection contre les attaques physiques par exemple.

Le point fort de Faery : son univers.

Heureusement, Faery présente une esthétique et un univers des plus dépaysants. Bien que la modélisation reste relativement sobre, le design des lieux et différents personnages apporte une réelle fraîcheur au genre trop souvent représenté au travers d’un univers japonisant pétaradant de couleurs ou un simulacre d’Heroic-Fantasy. On se prend donc très vite d’affection pour ce monde extrêmement référencé. Chaque personnage, chaque légende, chaque allusion puise son inspiration dans divers folklores, notamment bretons et celtiques. Il en résulte une libre interprétation des féériques, des trolls, des gnomes, des sirènes et autres créatures fantastiques, le tout épaulé par une bande son très reposante et tout à fait en accord avec l’univers. Ces deux éléments poussent alors le joueur à progresser, à découvrir chaque monde au cours des huit – neuf heures que durent l’aventure. Le nombre de miroirs inexplorés laissaient entrevoir une suite qui ne verra très probablement jamais le jour comme en témoigne les propos de Jehanne Rousseau.

Gageons que Focus Home Interactive ait la bonne idée de financer un numéro deux – au scénario déjà écrit – qui, non content de reprendre les qualités de Faery Legends of Avalon à savoir un univers original et une bande son de qualité corrigerait ses défauts, en dynamisant sa narration et ses affrontements. En attendant, nous vous invitons à vous essayer à ce premier volet qui reste un RPG sympathique au prix bien modeste.

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