V/H/S
Appréciation 3

Ayant obtenu ses lettres de noblesses grâce à des œuvres telles que les Creepshow ou La quatrième dimension, les films à sketchs semblent avoir retrouvé un second souffle. En effet, en l’espace d‘une décennie nombres de films usant de ce concept ont vue le jour, on peut citer les récents The theatre bizarre et The ..

Résumé 3.0 Correct

V/H/S

Ayant obtenu ses lettres de noblesses grâce à des œuvres telles que les Creepshow ou La quatrième dimension, les films à sketchs semblent avoir retrouvé un second souffle. En effet, en l’espace d‘une décennie nombres de films usant de ce concept ont vue le jour, on peut citer les récents The theatre bizarre et The ABCs of death, toujours inédit en France.
C’est dans ce contexte que naît V/H/S, surfant au passage sur une autre mode le found footage. On retrouve divers auteurs : Adam Wigard (You’re next, A horrible way to die), David Bruckner (The signal), Glenn McQuaid ( I sell the dead), le collectif Radio Silence, Joe Swanberg et surement le plus prometteur de sa génération Ti West (Cabin fever, The house of the Devil). Du beau monde donc pour un projet ressuscitant un format désormais enterré par le DVD et le Blu-Ray.

Partant d’un postulat de départ assez simple, un groupe d’individus engagé pour récupérer une cassette, vont devoir se retrouver à visionner de bien étranges bobines. L’idée est certes peu originale mais va permettre de raccorder les différentes histoires sans que cela semble incohérent.

Ouvrant les hostilités avec son segment intitulé Amateur Night, David Bruckner nous offre une histoire de soirée de débauche tournant au carnage. Le recours à une caméra embarquée dans des lunettes permet de justifier l’enregistrement dans une situation tendu. L’ensemble se suit agréablement et offre des meurtres bien nerveux. Le personnage féminin fait furieusement penser à la protagoniste d’un épisode de Master of Horror, le déviant Jenifer de Dario Argento.

 

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Une mise en bouche réussit qui laisse la place à Ti West avec son escale amoureuse titré Second Honeymoon. D’une facture plus classique via l’utilisation d’une petite caméra, on suit l’escapade d’un couple perturbé par la présence quasi fantomatique d’une jeune femme. Un postulat flirtant par moment avec le home invasion et qui amène lentement mais surement vers un dénouement tragique. La fin est particulièrement violente et inattendue. Elle a le mérite d’offrir une seconde lecture et permet de mieux comprendre certains éléments et comportements de nos protagonistes. L’ensemble est plaisant même si le réalisateur peine à nous tenir en haleine dans sa première partie.

 

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Au tour maintenant de Glenn McQuaid de nous proposer sa vision de l’horreur sous cassette. Nous voici donc avec Tuesday the 17th prêt à faire une virée forestière en compagnie d’un quatuor intrépide. Une trame classique où l’intérêt principale réside dans la nature du boogeyman. L’ensemble se suit agréablement même si l’on regrette la classicité de cette trame. On retiendra quelques meurtres particulièrement réussis.

 

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Les histoires s’enchainent et malheureusement la qualité est en déclin au fur est à mesure. C’est en partant de ce constat que l’on découvre la contribution de Joe Swanberg : The Sick Thing That Happened to Emily When She Was Younger. Le premier élément étonnant est le choix du média : des conversations internet. En effet, il est assez difficile de comprendre l’intérêt d’avoir transféré sur cassette ces discussions. Cette incohérence couplée à une histoire peu intéressante et au dénouement assez obscur rend l’ensemble frustrant. Au final, seule les moments de nudité viendront capter l’attention de la gente masculine voire féminine qui sait.

 

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Sérieusement refroidi, c’est avec fébrilité que l’on attaque l’ultime sketch. Réalisé par le collectif Radio Silence, 10/31/98 reprend le thème de la fête qui dégénère pour nous offrir le meilleur segment de l’œuvre. Comme pour Amateur Night, le choix d’une caméra embarqué permet de rendre l’ensemble plus crédible. L’histoire est cohérente et le côté fantastique fonctionne parfaitement. On est tenu en haleine du début à la fin et on termine ainsi sur une note positive le visionnage de ce film.

 

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Abordons pour finir le fil rouge de l’œuvre. Il permet de faire des transitions simples tout en racontant en parallèle sa propre histoire. Le problème est que le récit qu’il propose est intéressant mais est diminué par sa condition d’agent de liaison. De ce fait, on se retrouve avec de longues discutions entre les différents membres de la bande jusqu’à l’ultime transition où tout s’accélère de manière trop rapide et sans que l’on ai une réelle explication sur le sort réservé à ces fouteurs de troubles.

 

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Loin d’être une franche réussite, V/H/S reste une œuvre correcte où le principal défaut est propre au concept des films à sketchs : une inégalité entre les différentes histoires. D’un autre côté, la diversité des environnements et des thèmes abordés permet de briser la monotonie. Un autre point fort est sa liberté artistique que l’on devine facilement, on se retrouve donc avec des histoires riche en tripaille et en nudité.

Apparemment satisfait des retours, une seconde anthologie a été réalisée. V/H/S 2 (ex S-V/H/S) fait déjà parler de lui notamment pour le segment réalisé par Timo Tjahjanto et Gareth Evans. Une trailer circule déjà et le moins que l’on puisse dire c’est que cela donne sacrément envie !

 

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