Survivance #12 : Shadow Man

Survivance #12 : Shadow Man

Le principe du Survival-Horror consiste à, pour les gens un peu littéraux comme nous, à survivre à l’horreur, horreur qui peut prendre des formes très diverses (de Project Zero à Extermination en passant par Eternal Darkness). Et Shadow Man propose justement de survivre au sein des pires horreurs (très) librement inspirées de l’histoire du monde et des rites vaudous. Autant dire le candidat idéal pour cette rubrique

Evil dead

Evil dead

Réalisateur découvert grâce à son court métrage panic attack, Fede Alvarez se retrouve aux commandes du remake de la cultissime œuvre de Sam Raimi, ici crédité en tant que producteur. La critique n’a pas pour but d’argumenter sur la nécessité de remaker des œuvres plus ou moins récentes durant ces dernières années. Doté d’une réputation ..

Virtue’s Last Reward

Virtue’s Last Reward

Virtue’s Last Reward est un jeu puissant, de ceux qui marquent et qui font réfléchir. De ceux qui sont construits pièce par pièce, avec amour, minutie et dévotion, par une équipe de concepteurs qui a une vision tranchée et sans concession de son game-design et qui s’y tient. Une vision qui ne laisse rien au hasard, qui privilégie le récit et qui intègre mécaniques de jeu et scénario dans une cohérence et une synergie parfaites. Cette vision ne plaira pas à tout le monde. Et elle choquera même sûrement certains dans leur vision immuable de ce que doit être ou ne pas être un jeu vidéo. Mais peu importe : il est indéniable qu’elle apporte une fraîcheur bienvenue à une industrie vidéoludique de plus en plus formatée. Qu’on apprécie ou pas, Virtue’s Last Reward apporte au jeu vidéo quelque chose qui lui manque. Une raison qui s’ajoute à d’innombrables autres pour attendre avec impatience la sortie du prochain jeu de la série Zero Escape.

Room 237

Room 237

Room 237, c’est du fan-service de Kubrick de par les différentes pioches et parallèles dans la filmographie du monsieur, sans en être véritablement. De la même manière que son sujet, The Shining, la frontière entre fiction et réalité est extrêmement mince et véritablement difficile à cerner tant toutes théories, éclairées comme fumeuses, sont exposées sur le même ton par des protagonistes semblant forts convaincus de leur exposé. Par contre, on n’en dira pas de même du spectateur qui aura de quoi rester pantois à la sortie de la salle tant ça vient piocher dans tous les râteliers, un détail pas si con en soi se retrouvant vite gobé par un argument véritablement difficile à avaler et digérer

Antiviral

Antiviral

Mes jeunes années (qui commencent maintenant à quelque peu remonter) ont été bercées par un cinéma héritier d’une science-fiction très inspirée par la littérature américaine d’une certaine époque, une science-fiction dans laquelle il était davantage question d’interpeler, de faire réfléchir le lecteur ou de dénoncer que de construire une trame et des personnages. Bref, le message l’emportait toujours sur l’histoire et sa cohérence, pour un résultat souvent déroutant (voire inquiétant) quand il était associé à l’imagerie et aux effets spéciaux des années 1960s, 1970s ou 1980s. Je connais mal et peu l’œuvre de Cronenberg senior, mais Antiviral, le premier film réalisé par son fils Brandon, s’inscrit dans la droite lignée de ce cinéma engagé et profondément bizarre

Shadow Hearts et Mythe de Cthulhu

Shadow Hearts et Mythe de Cthulhu

En 2000, Koudelka sort en Europe sur Playstation. Avec ce RPG horrifique dont l’action prend place dans l’Angleterre victorienne, le monde de Shadow Hearts était né. Cette Angleterre de la fin du XIXème siècle était une époque de grande fascination pour l’occulte et Sacnoth, l’équipe de transfuges de Squaresoft responsable du jeu, n’a pas hésité à utiliser ce thème et à en faire une des marques de fabrique de sa série. Mais en parallèle de ces références mystiques, historiques et réelles, qui mêlent sorcellerie gitane, folklore mythologique celte et occultistes célèbres, Sacnoth a jugé bon d’orienter son jeu vers l’horreur en s’inspirant beaucoup des écrits d’un précurseur en la matière, Howard Phillips Lovecraft et son Mythe de Cthulhu