To Love ru Darkness Battle Ecstasy

TLDBE boxart[dropcaps style=’2′]Adaptation du manga éponyme ayant lui-même vu sa qualité baisser avec le 2e arc, To Love ru Darkness Battle Ecstasy est le premier jeu vidéo tiré de la série sulfureuse de Kentarô Yabuki. Suivant le manga depuis le premier chapitre paru dans Jump au printemps 2006, c’est en bon fanboy que j’acquérais le jeu de Furyu. Il faut dire que la promo du jeu promettait beaucoup en termes de fan-service, et que croiser To Love et jeu vidéo avait quelque chose d’explosif.

Mais avant tout ça, il faut se farcir un labyrinthe infesté d’ennemis majoritairement identiques et plus ou moins tirés du manga. Au risque de spoiler, je vous dévoile l’intégralité du scénario : Lala a inventé une dimension parallèle dans laquelle elle se retrouve enfermée, et il faut donc aller la sortir de là. Pendant ce temps, Momo continue son projet de construction du harem de Rito, envoie les autres filles dans ledit labyrinthe et balance la télécommande par la fenêtre. C’est tout.[/dropcaps]

Nana i1Je n’attendais rien de la partie action de To Love ru Darkness Battle Ecstasy. Ce qui tombait plutôt bien, car c’est exactement ce que j’ai eu. Le jeu est en fait un Action-RPG qui n’a de RPG que les points d’expérience. En effet, le reste se résume à un BTA dont on peine vraiment à trouver l’intérêt. Premier problème, on est obligé de se coltiner Rito du début à la fin (les filles n’ayant qu’un rôle d’assist) alors qu’une simple étude de marché aurait montré à Furyu qu’il aurait fallu proposer plus d’un personnage, en particulier les personnages féminins. Il y a un certain nombre d’armes mais toutes ont un gameplay très mou et de plus, le pistolet est tellement plus efficace que toutes les autres qu’on n’en change jamais. Les combats ne nécessitent ni action, ni talent particulier : l’esquive ou la garde servent rarement, on ne fait que tirer devant soi du 1er au dernier étage… Un certain nombre de défis (time attack, ne pas se faire toucher, réaliser x combos…) viennent agrémenter l’aventure, sans vraiment relancer l’intérêt. Même les boss (qui sont les compagnes de Rito) ne présentent aucun attrait, puisqu’elles peuvent être abattues facilement à distance avec le pistolet sus-cité.

Nana fLa partie ecchi du jeu à lieu entre les étages une fois de retour dans la maison de Rito (qui fait elle aussi partie du monde parallèle, précisons-le pour éviter toute incohérence). Le scènes torrides se décomposent inlassablement en deux mêmes parties : une partie rythme et un mini-jeu touchscreen un rien pervers. Le jeu de rythme consiste à toucher les cœurs sur l’écran dans un tempo quasiment invariable, la musique de fond insipide étant toujours la même. La deuxième partie vous invite à entrer en contact avec l’anatomie des héroïnes. Les fonctionnalités de ce style ne sont pas rares sur PSVita (Senran Kagura, Idol Neptune PP, Moero Chronicle) mais dans le cas de To Love ru Darkness Battle Ecstasy, j’ai trouvé ça plus dérangeant que rigolo. Chose bizarre mais qui m’a fait tiquer : les personnages ont des lèvres, alors qu’on ne voit jamais ça dans les animes/mangas… Toutefois, il est possible d’utiliser certains accessoires pour des résultats plutôt… inédits. Pour l’anecdote, la raison de tout ce foutoir est qu’à cause d’un bug de ce fameux monde parallèle, les serrures ne se débloquent qu’en cas de relations intimes…

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Que reste-t-il? On pouvait attendre de sympathiques illustrations, mais il y en a au final très peu, et la plupart loin d’être aussi bonnes que dans le manga. Le jeu m’a occupé 7-8 heures et m’a renvoyé directement au début après le normal ending, sans me laisser la chance de remplir les conditions du true ending. En gros, il me demande carrément de me retaper le calvaire! Reste que l’ensemble est plutôt joli avec une modélisation des filles réussie et l’intro carrément hypnotique avec sa musique doucereuse.

Pas assez cependant pour que To Love Darkness Battle Ecstasy remplisse son cahier des charges. Difficile de le recommander, hormis éventuellement aux jusqu’au-boutistes du fan-service.

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