Tales of Xillia
Appréciation 4

Malgré son allure très classique, Tales of Xillia se révèle un bon RPG, et se positionne fort bien dans le classement des épisodes de la série. Sa prise de risque a beau être quasi nulle, son casting en béton et son scénario blindé de surprises, en plus de disposer de suffisamment de ressources pour tenir sur deux épisodes, compensent amplement. Son double scénario peut être vu comme une tentative d’allongement d’une durée de vie assez maigre pour un titre de ce standing, mais le concept est suffisamment intéressant pour que chacun s’y plonge, ne serait-ce que pour découvrir toutes les subtilités de l’histoire. Le couple Jude/Milla n’en finit pas de vous surprendre et compte bien continuer dans un second volet encore plus ambitieux…

Résumé 4.0 Très bon

Tales of Xillia

Après un Tales of Graces f extrêmement coloré et bon enfant, Namco Bandai et ses équipes se sont orientés vers un univers plus sombre, plus « mature » diront les fans d’amalgame et des personnages moins cartoon. Le « Project Xillia » est né. Découpé en au moins deux volets, ce projet espère tenir la dragée haute aux pontes du genre et, en plus de fêter les 15 ans de la série, montrer au monde entier que le J-RPG est loin d’être décédé avec la génération HD. Tant mieux.

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Il tente de nous le prouver en incarnant soit Jude Mathis soit Milla Maxwell. Le choix se fait au démarrage de l’aventure et conditionne certains passages et révélations. Rien de transcendant mais sachez que la partie avec Jude se montre un peu plus dense et révèle davantage de points obscurs du scénario ; celle de Milla étant réellement centrée sur elle. tales-of-xillia-playstation-3-ps3-002 tales-of-xillia-playstation-3-ps3-001De toute façon, le New Game + autorise une refonte rapide du jeu dans l’autre scénario. Dans tous les cas, la trame principale et la fin du jeu ne diffèrent nullement. Tout débute dans le monde de Rieze Maxia, lieu où cohabitent les esprits et les humains. Milla Maxwell, divinité seigneur des esprits, apparaît dans la ville étudiante de Fennmont pour neutraliser une arme construite par les humains à l’aide d’une technologie interdite. Sur son chemin, elle fait la connaissance d’un jeune doctorant, Jude Mathis. Un peu gauche et timide, il va très vite se retrouver impliqué dans un conflit qui le dépasse totalement. A tel point que lui, élève modèle, devient recherché dans tout le pays de Rashugal. Milla Maxwell perd ses pouvoirs, les quatre Grands Esprits, ses fidèles compagnons, disparaissent, tandis qu’un complot bien plus imposant que prévu semble s’annoncer dans les rangs du gouvernement de Rashugal…

A l’instar des Tales of précédents, le point de départ de Tales of Xillia est relativement simple. Il recèle toutefois nombre de rebondissements assez étonnants et inespérés qui laissent en suspens pendant la trentaine d’heures de jeu que dure l’aventure, aventure relativement courte afin d’autoriser un second run. D’autant que le nombre de quêtes annexes est bien plus restreint qu’à l’accoutumée. Six monstres du Diable par-ci, une soixantaine de trésors à trouver par-là, vingt-trois joyaux et un donjon annexe au milieu, le tout englobé dans une dizaine d’heures de plus, vous permettent de voir arriver le cent pour cent. Rien d’aussi long qu’un Tales of Graces f. Pourtant, cela ne l’empêche pas de proposer un des meilleurs rosters de la série. Chaque personnage, au nombre de six, dispose de sa place et a toute sa légitimité dans l’équipe, mention spéciale à Jude et Rowen, le premier en gardant énormément sous le pied jusqu’au générique de fin – vous voilà prévenu – et le second fascine par son calme et sa tactique – en plus de son excellente localisation. L’édition européenne dispose uniquement des voix américaines, mais une fois encore, sans égaler l’original japonais, le doublage se veut très bon. Un point supplémentaire qui ajoute à la très bonne impression que nous avons et à l’attachement quasi-immédiat qui nous lie à eux.

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Les personnages sont au croisement du savoir-faire de Mutsumi Inomata et Kosuke Fujishima, les deux chara-designers attitrés de la série. En ressortent des héros, et des méchants, aussi charismatiques que plaisants à jouer, et suivre. Il faudra pour cela arpenter de nombreuses villes et villages. Ceux-ci sont séparés comme pour Graces f, par de longues étendues, souvent couvertes de verdures et délimitées par des montagnes. Façon couloir. Peu inspirées et, il faut bien le dire, laides, elles constituent les moments les moins intéressants du jeu. Le level design de Tales of Xillia est globalement assez pauvre, puisque cette affligeante flemmingite se retrouve dans les donjons, aux textures tout aussi tristes. Et c’est sans compter sur l’absence totale d’énigmes. Il suffit de les parcourir d’une traite, les quelques culs-de-sac ne servant qu’à dénicher un coffre, trouver des matériaux ou affronter des ennemis. Les villes, quant à elles, répondent déjà davantage présent puisque visuellement très soignées et riches en passant à interroger. Même si la plupart ne vous révèle rien de bien intéressant, plusieurs, indiqués par des points d’exclamation au-dessus de la cabeza, vous donneront des quêtes à remplir. Objets rares et monnaie sont au programme. En tout cas, le bond visuel entre en Graces F et Xillia, tous deux tournant sur la même machine, est évident. Xillia se veut plus fin et visuellement irréprochable, comme un Vesperia.

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En matière de confort de jeu, Namco Bandai a renommé son système de combat en DR-LMBS, Dual Raid Linear Motion Battle System. Autrement dit un principe de liaisons entre les personnages. Les combats s’effectuant toujours avec quatre personnages, ceux-ci peuvent se lier deux par deux. tales-of-xillia-playstation-3-ps3-017 Ainsi formés, ils peuvent combiner leurs techniques – appelées Artes – et « enchaîner » les adversaires. Mais pas seulement, chaque personnage dispose de capacités spéciales modifiant considérablement la liaison. Leïa est capable de voler des objets tandis que Jude soutient son ou sa partenaire en le ou la guérissant dès que possible. Très importants, les Artes liés permettent d’augmenter considérablement les dégâts ; pour les déclencher, rien de plus simple, il suffit de presser le bon bouton lorsque votre personnage principal a terminé un Arte pouvant être lié avec votre partenaire. Le système vous permet très vite d’effectuer des chaines d’Artes liés. Gros dégâts garantis. Une jauge augmente tout au long de l’utilisation des Artes liés ; une fois arrivées à son terme, une nouvelle liaison occasionne son utilisation, permettant d’enchaîner à tout va les Artes sans consommation de PM (Points de Magie). Retour donc des PM, consommés à chaque Arte mais pouvant être remontés grâce à diverses capacités à équiper sur les personnages. tales-of-xillia-playstation-3-ps3-009Le jeu utilise également un équivalent des PE de Graces pour indiquer le nombre max de coups pouvant être enchaînés par un personnage, le nombre se réinitialisant une fois un tout petit laps de temps écoulé, permettant de recommencer à taper. Aussi pêchu que ses prédécesseurs, il permet au jeu de ne pas vous perdre au milieu de barbantes phases de levelling. Bien au contraire, puisque tellement agréable et simple d’utilisation, qu’il encourage à combattre, faisant fortement baisser le niveau de difficulté du jeu. Heureusement, il est possible de modifier ce dernier dans les options, puisqu’en standard, aucun combat ne demande réellement de technicité, boss de fin compris.

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