The Purring Quest
Appréciation 2

Si on est amoureux des chats, on passera outre ces défauts de classicisme simpliste et de prise en main, et l’on s’acharnera et gaspillera les trois ou quatre heures de durée de vie qu’affiche le soft. Les plus jeunes y trouveront peut-être également une once d’intérêt. Parce que c’est kawai. Mais voilà bien tout ce que possède The Purring Quest. Et honnêtement, aussi mignon soit-il, même dans ce cas de figure, il ne laissera pas spécialement de souvenirs impérissables. Sitôt joué, sitôt oublié donc…

Résumé 2.0 Passable

The Purring Quest

A n’en point douter, internet a développé l’amour des chats. En effet, je ne sais pas si c’est une idée que je me fais mais j’ai l’impression depuis quelques années de voir de moins en moins de gens prenant des chiens sous leur croupe. Alors que les boules de poils miauleuses pullulent les maisonnées et appartements en parallèle. Il faut dire, je les comprends, j’avais cette préférence féline, bien avant que le web ne les mette autant en avant. Le jeu vidéo, en revanche, a mis bien plus de temps à exploiter cette mode, préférant visiblement s’émanciper du truc en faisant la part belle aux renards. Mais bon, même si c’est mignon un renard, ça ne miaule pas, ça ne ronronne pas non plus. Et puis, sachant que Nintendo l’a mis en avant depuis belle lurette avec Starfox, ça manque quand même cruellement d’imagination. C’est ainsi que les Espagnols de Valhalla Cats se sont décidés à prendre le taureau par les cornes : les chats, c’est mieux. Définitivement. Et c’est ainsi que leur premier jeu, The Purring Quest, fait la part belle aux félins, avec toute sa dose de kawai et de clins d’œil sur les différentes célébrités malgré elles d’internet. Tout en filant une partie des recettes à une association pour animaux. Parce qu’on est amoureux des bêtes ou on ne l’est pas ma bonne dame !

A quoi ça ressemble ?

Premier constat notable : même si on sent la modestie technique dont bénéficie le studio de développement, The Purring Quest a quand même beaucoup de gueule. Des dessins typés main, couleurs pastel, les animations de Kimchi, notre héros, plutôt bien retranscrites, on ne peut lâcher qu’un « c’est meuuuuuugnon ! » dès les premières minutes de jeu. D’autant plus que le contexte, bien que basique, peut émouvoir. Il s’agira en effet de retrouver son maître qui l’a oublié au cimetière, totalement déboussolé après la mort de sa femme. Chose somme toute assez surréaliste si, comme moi, vous avez toujours connu des matous farouches, condescendants et putassiers. Mais c’est chou, voilà bien tout ce qui compte.

Comment ça se joue ?

Si les animations de notre protagoniste s’avère réussies et plutôt réalistes (la préparation aux bonds, la manière de se laver ou de donner des coups de patte notamment), ne rendant les choses que plus mignonnes, la prise en main en elle-même nous le semblera beaucoup moins. Les sensations sont plutôt désagréables tant Kimchi est mou et lourd dans ses mouvements tel une sorte d’enclume. Un véritable comble pour un chat. Et pour un jeu de plate-forme en général. Heureusement, The Purring Quest s’avère archi-classique dans ses level-designs – l’inintérêt pur et simple n’est pas loin – et hyper simple dans son déroulement. Rien de bien sorcier n’est à déplorer le long des cinq niveaux composant le jeu, la faute à posséder sept vies et une mort non punitive qui se contente de nous ramener au dernier checkpoint. Que ce soit dans son parcours en ligne droite, que dans la chasse de collectibles où tout nous est posé quasiment sous notre nez, sans qu’on n’ait à se prendre la tête. Seuls les boss montreront un effort de variété, allant d’un classique affrontement contre un corbeau à une course poursuite pour échapper à un hélicoptère – les chats sont des racailles, c’est bien connu –, en passant par un mini-jeu de rythme.

Pourquoi on en parle ?

Si l’enveloppe reste jolie et kawai, The Purring Quest s’avère malheureusement assez inintéressant. Valhalla Cats ne montre ici aucune once d’ambition, se contentant d’un classicisme épuré et sommaire, à peine lui notera-t-on une légère dimension infiltration plus que rudimentaire. Qui se dévoile, de plus, quasi-complètement dès le premier niveau, faisant que le jeu ne se renouvelle pas spécialement. Sachant qu’il ne comporte que cinq niveaux – aux esthétiques bien différentes cela dit – voilà qui est fort embêtant. Surtout si l’on ajoute à ça la prise en main désagréable, le verdict tombe sans appel : The Purring Quest, en tant que simple jeu de plate-forme, est tout sauf intéressant.

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Lure
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Lure

Moi non plus je n’irai pas mettre un chien sous ma croupe. Ce serait…bizarre. Inconvenant même !