Dig Dug : Digging Strike
Appréciation 3

Namco est réputé pour sa vilaine habitude à recycler ses vieilleries d’arcade datant des années 80. Sans atteindre pour autant la maîtrise d’un Capcom, mais les Namco Museum sont par exemple dans les esprits de tout le monde. Malheureusement, la plupart offre une liste de jeux dont certains ont bien vieilli. La société nippone adapte ..

Résumé 3.0 Correct

Dig Dug : Digging Strike

Namco est réputé pour sa vilaine habitude à recycler ses vieilleries d’arcade datant des années 80. Sans atteindre pour autant la maîtrise d’un Capcom, mais les Namco Museum sont par exemple dans les esprits de tout le monde. Malheureusement, la plupart offre une liste de jeux dont certains ont bien vieilli. La société nippone adapte ici un de ces classiques sur DS en y pratiquant tout de même une certaine refonte graphique et revisite légèrement la façon de l’appréhender. Cela suffit-t-il à replonger le joueur dans une ambiance qui n’est plus de la première jeunesse ?

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Namco place avec un malin plaisir, dans la plupart de ses titres, des références au reste du catalogue. Dans Ridge Racer 6, Pac-Man hante le radar et nombre de voitures portent le nom de héros de Soul Calibur. L’impression de voir se superposer Dig Dug et Mr Driller se fait étonnamment présente au lancement de Digdug Digging Strike. L’étrange ressemblance entre Haizo, le héros de Digdug et Susumu, celui de Mr Driller n’aura en effet échappé à personne : ils sont respectivement père et fils. Quand le premier se repose devant sa télé, le second sauve le monde à coups de blocs. Haizo est donc excédé que la vedette, aux yeux de tous, soit son fils. Alors quand le gouvernement appelle chez lui pour obtenir l’aide de son fils, il décide de revenir sur le devant de la scène et (se) prouver qu’il peut tout à fait redevenir le héros qu’il était. Une histoire naïve, écrite sur un post-it pour un jeu qui n’en avait nullement besoin. De toute façon, nul n’y prêtera attention pour se concentrer davantage sur le gameplay.

A chaque stage, le principe est le même et ne varie pas d’un iota : noyer le monstre adverse. Votre objectif se veut donc répétitif, mais le parcours pour y arriver diffère complètement à chaque partie. Sur l’écran du haut, vous apercevez la plateforme sur laquelle vous êtes largué. De forme variable, elle possède à divers endroits des pylônes et des trous. Ces derniers vous permettent de naviguer sous terre. Quel intérêt peut-il y avoir à disparaître de la surface ? Le monstre ennemi est bien trop imposant pour que Haizo l’affronte directement, c’est pourquoi il va falloir ruser avec les pylônes. En effet, si vous creusez par dessous, ils s’enfoncent un peu plus dans le sol. Si vous enlevez toute la terre contenue en dessous (et représentée dans l’écran de votre console), le pylône s’enfonce définitivement dans le sol provoquant une cassure sur la plateforme. Le but est donc de découper des morceaux de la zone terrestre pour qu’elle s’enfonce dans la mer, noyant par la même occasion la créature. Il faut cependant s’assurer que cette dernière se trouve dessus, ce qui est loin d’être évident. La créature bouge beaucoup, suivant un tracé prédéterminé mais qu’il va falloir bien analyser pour espérer anticiper ses mouvements. Si besoin est, un bonus fusée est présent : il appelle Susumu qui vient immobiliser la créature quelques secondes. Cependant, notre Haizo ne sera pas seul sous terre…

Haizo ne sera toutefois pas le seul à arpenter le sous-sol du niveau : de petits monstres ressemblant à Haizo mais plus « sphériques », naviguent un peu partout dans les galeries creusées, aussi bien creusées par vos soins que déjà présentes à votre arrivée. Si ce sont les ennemis de base, très vite, viendront s’ajouter de petits dragons ou encore des caméléons. Pour leur faire face, vous disposez d’une flammèche. En appuyant rapidement sur A après l’avoir lancée sur les ennemis, vous serez capable de faire gonfler les ennemis. Ceux-ci explosent alors très vite et leur disparition vous octroie des points. En parallèle, des rochers peuvent vous tomber dessus dans le cas où une galerie venait à passer en dessous – à la Fruity Frank. Interviendront également des blocs de glace, des morceaux de terre, des boules de métal ou encore du magma. Tout ceci contribue à vous ralentir dans votre tâche. Il faudra donc bien réfléchir, et vite. Dans certaines missions, il faut garder un œil au niveau de l’eau. Vous devrez, en effet, reprendre votre souffle avant que la jauge d’oxygène ne soit complètement vide.

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Il est donc nécessaire de faire marcher un minimum sa matière grise. Les premiers niveaux permettent de se faire la main et d’endormir votre vigilance pour mieux vous piéger par la suite. Le moindre contact avec un corps étranger entraîne la perte d’une vie. Pour en regagner, trois solutions : un grand score, récupérer un item spécial sur le terrain ou tomber sur un « 1up » ou « 3up » sur la roue de la fortune qu’il est demandé de tourner à chaque fin de mission. Sachez d’ores et déjà que la difficulté grimpe en flèche dès la dixième mission. Comptez un peu plus de cinq heures pour achever le solo, à multiplier par deux en comptant la seconde partie, légèrement différente, et éventuellement les trois niveaux secrets. Les joueurs désireux de partager leurs parties avec un joueur humain pourront lancer le mode versus. Ici, pas de bestioles à faire couler mais des pièces à récupérer. Le vainqueur est celui qui aura amassé le plus grand nombre de pièces d’or. Rien de forcément palpitant mais qui vous permettra tout de même de vous amuser quelques petites heures supplémentaires avec un ou une ami(e).

Dig Dug Digging Strike est la séquelle d’un vieux jeu d’arcade mis au goût du jour : le pari est réussi. Le jeu allie sobriété graphique et plaisir primaire de réflexion. Particulièrement addictif, il est difficile à mettre de côté une fois lancé. Sa faible durée de vie vous obligera cependant à passer rapidement à autre chose, malheureusement.

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