Jurassic World Evolution
Appréciation 4

Les années 90 et 2000 ont été marquées par de très nombreux jeux de gestion. Un coup, vous êtes à la tête d’un parc d’attractions et jaugez le degré de sel des frites. Un coup, vous tentez d’éradiquer une épidémie dans un hôpital de province. Ou encore, vous devez prendre soin des animaux d’un zoo. ..

Résumé 4.0 Très bon

Jurassic World Evolution

Les années 90 et 2000 ont été marquées par de très nombreux jeux de gestion. Un coup, vous êtes à la tête d’un parc d’attractions et jaugez le degré de sel des frites. Un coup, vous tentez d’éradiquer une épidémie dans un hôpital de province. Ou encore, vous devez prendre soin des animaux d’un zoo. Ce sont rarement les jeux les plus mis en avant par les constructeurs. Pourtant, leur capital sympathie et leur succès ne s’essoufflent pas. Frontier fait partie de ces studios qui croient dur comme fer au potentiel du genre. Thrillville, RollerCoaster Tycoon 3, Planet Coaster, Zoo Tycoon, c’est eux. Elite Dangerous, Lost Winds, Kinectimals, aussi. L’entreprise aime se diversifier tout en revenant régulièrement à ses amours. Autant dire qu’il y avait de quoi être enthousiaste quand Frontier annonçait début 2017 travailler sur une licence cinématographique. Dévoilée plus tard : Jurassic World Evolution.

Bienvenue à Jurassic Park !

Frontier joue sur la fibre nostalgique et passionnée en posant la question : qui n’a jamais rêvé de gérer son parc de Dinosaures ? Nous imaginer dans la peau de John Hammond le temps de quelques heures a en effet traversé l’esprit de nombreux fans des films et des livres. La preuve : au milieu des nombreux jeux de la licence, se cachent les Park Builder. Aucun lien n’existe entre l’épisode GBA, Jurassic Park III : Park Builder et Jurassic Park Builder disponible sur mobile. Malgré cela, l’idée existe. Et Frontier a décidé de la reprendre avec les technologies actuelles, sur PC, Xbox One et Playstation 4. Tout est fait pour brosser le fan dans le sens du poil, puisqu’au-delà de la jaquette reprenant une image de Jurassic World, le jeu n’hésite pas à jouer la carte de la nostalgie. Logo de l’entreprise rappelant la mythique naissance d’un raptor du premier, thème de la saga repris dès l’écran titre, Jeff Goldblum en conteur régulier, Jurassic World Evolution aurait pu s’appeler Jurassic Park Evolution. Et ne parlons pas des multiples DLC, avec notamment “Retour à Jurassic Park” au titre suffisamment explicite. Le jeu s’appuie toutefois sur le background de toute la saga.

Auriez-vous projeté de mettre des dinosaures dans votre parc à dinosaures ?

Le mode campagne nous demande en effet de bâtir un parc sur chaque île composant l’archipel des cincos muertes, Muerta, Tacano, Pena, Sorna et Matanceros. Une île à la fois, au départ, et le challenge augmente, évidemment. Un tutoriel agrémente le lancement. Tutoriel qu’il est fortement conseillé de suivre. Plutôt bien fait, il est l’occasion de vous familiariser avec l’ordre des tâches. Elles rythmeront, ensuite, une grande partie de la vie du parc. A savoir : la création d’une centrale électrique pour alimenter les bâtiments est indispensable. Puis, le centre d’expédition permet de parcourir le monde à la recherche de fossiles. Ensuite, le centre de fossiles, pour en extraire l’ADN, est fondamental pour plus tard créer des dinosaures. Ceux-ci naissent au sein des laboratoires accolés aux enclos. En parallèle, se tiennent d’autres constructions tout aussi indispensables telles que le centre des gardes – chargés de réparer les structures, alimenter les dinosaures et les soigner – l’UC pour endormir des dinosaures et les déplacer, ou la station météo – afin de prévoir les tempêtes. Les “Opérations” du parc représentent les structures à la rentabilité nulle mais à la présence indispensable.

J’ai dépensé sans compter !

A côté d’elles, se tiennent les habituelles boutiques, du fast-food à la boutique de souvenirs en passant par le restaurant chic et le bowling, ou la salle d’arcade. Chacune possède une capacité d’accueil, un gamme de produits et des tarifs, chaque caractéristique peut être modifiée et adaptée à l’affluence et le public du parc. Les abris et les toilettes, eux, sont un peu à part. Ils requièrent un placement intelligent pour couvrir l’intégralité de la surface. Notamment les abris, afin de protéger les visiteurs des (violentes) tempêtes et des dinosaures potentiellement en cavale. Car un des enjeux est de faire cohabiter les dinosaures dans peu d’enclos et veiller à ce que leur confort soit optimal. Dans le cas inverse, leur jauge de confort – se basant sur plusieurs critères tels que la surface boisée, la population de l’enclos, le nombre de congénères ou encore la superficie de l’enclos – décroit progressivement. Le seuil de tolérance dépassé, ils attaqueront les clôtures et blesseront, voire goûteront, vos visiteurs. La difficulté des dernières missions résident dans le maintien de l’ordre malgré des conditions climatiques compliquées. Vous comprenez alors mieux l’importance de disposer de gardes et d’hélicoptères à proximité.

Faites moi penser à remercier John pour ce charmant weekend.

Le parc est jaugé sur deux critères, la note dinosaures et la note du parc. La première se base uniquement sur les dinosaures présents dans vos enclos : leur nombre, leur diversité et leur bien-être. La seconde, plus compliquée à augmenter, représente une synthèse de la qualité de vos infrastructures, des services et de la satisfaction des visiteurs. Les temps de trajet, la couverture des toilettes et l’accès aux boissons sont quelques uns des critères. Pour améliorer votre parc, vos trois responsables, scientifique, divertissement et sécurité, vous proposeront des missions tout au long de la campagne, des mineures, en illimité, et des majeures, à hauteur d’une par île et par tête. Les réussir améliorera, certes, naturellement votre parc mais vous permettent de débloquer de nouveaux sites de fouilles ou recherches. Améliorer les infrastructures, trouver des vaccins, améliorer génétiquement les dinosaures ou découvrir de nouvelles espèces deviennent rapidement des activités indispensables pour les derniers parcs. Réussir la campagne représente, l’air de rien, plus d’une trentaine d’heures d’engagement. Un mode défi la complète. Une mission pour chaque île : obtenir la note de parc de cinq sur cinq en un minimum de temps. Les défis permettent, eux aussi, de débloquer des éléments, en l’occurrence de nouvelles couleurs pour les dinosaures.

Jurassic World Evolution s’adresse avant tout aux fans de la licence, évidemment. Incroyablement beau, il fera passer d’incroyables moments aux passionnés de dinosaures puisque la caméra, parfaitement libre, peut se faufiler dans les enclos. La possibilité de prendre possession d’un hélicoptère et d’une jeep pour se promener n’est pas anodine. Frontier sait plaire aux amoureux de ces gros lézards, et ne se moque pas d’eux. Le jeu affiche un degré de personnalisation suffisamment complet pour se retrouver parmi les meilleurs titres du genre sur console. Parfaitement jouable, qui plus est, grâce à une intelligente configuration des touches, Jurassic World Evolution se présente comme un très bon titre du genre. Attention toutefois à l’aspect répétitif inhérente au genre, donc à consommer avec modération.

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