Legends of Exidia
Appréciation 2

Legends of Exidia fait preuve d’un classicisme à la fois honteux et rassurant. Dès les premiers pas, vous savez où vous mettez les pieds et où ils vous emmèneront. Encore une fois, Gameloft réussit à proposer une forme agréable et un fond suffisant pour ne pas fermer la console après quelques pas. Un titre gentillet, qu’il est légitime de prendre en affection, mais qui ne laisse aucune trace dans le paysage RPG de la console.

Résumé 2.0 Passable

Legends of Exidia

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Gameloft n’est pas réputé pour l’originalité de ses jeux. Nous pourrions même insinuer que les équipes de développement semblent fortement invitées à copier ce qui se fait chez les autres, quelque soit le genre. Legends of Exidia appartient à ce catalogue sans grande inspiration malgré une maîtrise technique évidente.

Legends of Exidia débute de la manière la plus abrupte avec la présentation de Louis, un bon gars dont le destin va l’amener à sauver puis escorter la reine de la magie. Son voyage l’emmènera fouler chaque parcelle de terre de l’île et à se heurter à Daraka, un dragon démoniaque au retour imminent. Legends of Exidia ne mise donc pas sur son scénario. D’autant que les dialogues ne volent rarement très haut, les échanges alternant entre vacuité et efficacité. Ce scénario post-it où la moindre romance se développe et se déclare en moins de trois répliques cache un Action-RPG à la vue, communément nommée, isométrique. Malgré son statut de DsiWare, il faut reconnaître en Legends of Exidia une esthétique européenne, typée Heroic-Fantasy, plutôt réussie, même si associée à un design “lambda” – comme il est dit dans les milieux autorisés – qui ne pousse pas forcément à la découverte.

legends-of-exidia-nintendo-ds-004legends-of-exidia-nintendo-ds-003Louis dispose de deux types d’attaque, magie (B) et frappe (A), la première consommant toutefois des points de magie. Classique. A chaque niveau – l’expérience grimpant à chaque ennemi terrassé – il améliore sa technique de charge, disponible pour chaque type. Dans le menu, sont accessibles des objets, essentiellement de soin. Si leur nombre limité peut effrayer, la faible difficulté rassure. Ne pensez pas à vous guérir avant les deux derniers affrontements. La progression est ponctuée de visites de villages, de phases d’exploration et de donjons, tous très courts, l’aventure principale se bouclant en quatre heures. Plusieurs PNJ par village, en plus des auberges, proposent des missions annexes, assez vite indispensables pour ne pas être en sous-level. Le jeu, pas chien, vous indique lors de moments clés qu’il est préférable d’être à un niveau certain avant de continuer. Un conseil qu’il est préférable d’écouter lors de la première moitié de l’histoire.

Legends of Exidia réussit à sortir son épingle du jeu dans les donjons en proposant des phases de gameplay originales, ou du moins inhabituelles dans un A-RPG : descentes en tyrolienne, avancée sur des radeaux et même QTE. Les équipes de Gameloft, mi-françaises mi-chinoises si l’on en croit le staff roll, ont tenté de diversifier les actions de Louis. Elles ont réussi. Les quelques heures passent extrêmement vite. Vous débloquez petit à petit des épreuves pour le mode héros afin de vous rassasier une fois l’histoire bouclée, de façon à rajouter une ou deux heures au compteur.

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Legends of Exidia fait preuve d’un classicisme à la fois honteux et rassurant. Dès les premiers pas, vous savez où vous mettez les pieds et où ils vous emmèneront. Encore une fois, Gameloft réussit à proposer une forme agréable et un fond suffisant pour ne pas fermer la console après quelques pas. Un titre gentillet, qu’il est légitime de prendre en affection, mais qui ne laisse aucune trace dans le paysage RPG de la console.

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2 Commentaires

  1. PieretteN 15 July 2016
    Répondre

    Bonjour. Ce blog est vraiment sympa. J’ai fait un survol rapide et je trouve tes billets très intéressants. Cet article-ci par exemple, me donne envie de me plonger dans le gameplay. Merci pour la présentation. 😉

    • Vidok 17 July 2016
      Répondre

      Merci pour ce commentaire. Il fait on ne peut plus plaisir.

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