Chôsôjû Mecha MG
Appréciation 3

Edité par Nintendo au Japon, Chôsôjû Mecha MG mériterait de fouler d’autres terres tellement il apporte de la fraîcheur au genre. La Nintendo DS se prête parfaitement à l’exercice. Les commandes sont plus qu’instinctives et n’importe qui, même réfractaire au japonais arrivera à se débrouiller. Les menus sont par ailleurs minimalistes, on ne passe que plus de temps à « jouer ». Pour finir, je vous ferai remarquer la très bonne réalisation technique. Sans aucun extra, certes, les graphismes vont à l’essentiel : un environnement en 3D, des robots très bien modélisés et… c’est tout. Les effets pyrotechniques, mis à part les explosions et la fumée, répondent aux abonnés absents. Ici, les mechas sont rois et le décor dépouillé permet de les mettre en valeur. L’animation suit sans sourciller également et chaque robot dispose de sa propre façon de se mouvoir, encore un détail qui ne trompe pas : Chôsôjû Mecha MG a été bichonné

Résumé 3.0 Correct

Chôsôjû Mecha MG

La Nintendo DS propose un beau panel de jeux de mechas et chose surprenante, les tests de tels softs ne sont pas légion sur le net. Qu’à cela ne tienne, nous allons tout de suite y remédier par l’intermédiaire de celui de Chôsôjû Mecha MG. Les amoureux de jeux entièrement localisés dans la langue de Molière seront déçus d’apprendre qu’aucune sortie sur notre continent n’est envisagée et les shakespeariens peuvent pleurer à leurs côtés puisque l’oncle Sam ne semble pas non plus enclin à importer notre sujet d’aujourd’hui. Il se trouve que c’est dans ces moments-là qu’il est légitime de se demander si les éditeurs n’ont pas quelque chose devant les yeux par moment. Le grand public aurait pourtant bien besoin de découvrir des bons jeux.

A la base conçu pour les plus jeunes joueurs, Chôsôjû Mecha MG saura appâter tous les types de personnes. Les mechas japonais ont toujours fasciné des pans entiers de notre jeunesse, Goldorak, Dancougar, Danguard ou, plus récents, Evangelion, Raxhephon, Soukyuu no Fafner. Ces gigantesques machines ont pris une part importante dans la japanimation et les otakus raffolent des maquettes à leur effigie. Il est évident que leur présence dans le domaine vidéo ludique soit considérable. Même si notre marché n’en voit que très peu, les japonais en découvrent plusieurs par mois.

La qualité n’est pas souvent au rendez-vous et chacun tente d’apporter un semblant d’originalité qui lui permettra de séduire les foules toujours plus exigeantes. Certains se rappellent peut-être de Steel Battalion (Tekki au pays du soleil levant) sorti sur Xbox. Ce jeu hors norme (et hors de prix) vous donnait l’opportunité de piloter en vue interne un mecha et de réellement le diriger via une manette de 4kg, de ses 60 boutons, trois joysticks et de son pédalier. Bien qu’imparfait, il amenait réellement une immersion qu’aucun autre titre du genre ne proposait jusque là. D’ailleurs, aucun n’a réussi à le battre sur ce plan là. Les gars de Sandlot n’ont pas eu la prétention de reprendre le concept sur Nintendo DS mais après des heures passées sur ce Chôsôjû Mecha MG, le seul soft à qui il ressemble pourrait être ce Steel Battalion.

Si vous vous plaignez que peu de jeux n’utilisent réellement les capacités tactiles de la Nintendo DS, vous allez être ravi : le stylet s’emploie de manière quasi exclusive. Vous êtes un jeune pilote à qui seront confiées de nombreuses missions à exécuter à bord de robots géants. Là, où l’originalité principale réside c’est qu’il n’y a pas réellement de maniabilité prédéfinie puisque tous les mechas se manœuvrent de manière singulière. Un panneau de commande s’affiche sur l’écran du bas et à vous d’appuyer sur les boutons, de pousser les leviers ou de tourner les engrenages. Il s’agira de piloter son robot afin de remplir la mission assignée. Cela va du déplacement de rochers à la destruction d’ennemis au désamorçage de bombes. Vous aurez 120 missions pour apprendre à utiliser vos robots.

Ces derniers sont à acheter ou à gagner (rarement). Les différentes boutiques tenues par vos amis vous offriront ainsi de nouvelles bécanes ainsi que de quoi les améliorer quelque peu. Nous sommes loin de la notion de tuning puisque seules les performances peuvent changer… et encore… Ce n’est rien de réellement perceptible. Les robots, par défaut, sont tout à fait adéquats pour remporter les défis. Chacun d’eux est réalisable dans quatre difficultés : イージー, ノーマル, ハード et スーパーハード… Un problème ? Eh oui, le jeu est entièrement en japonais donc les allergiques à cette très belle langue de l’est seront peut-être quelque peu décontenancés devant la multitude de dialogues. Ils ne sont nullement indispensables pour avancer mais c’est toujours un élément que l’on aimerait comprendre un tant soit peu, pour ne pas transformer le jeu en une suite répétitive de missions. Parmi les 120 missions, vous en trouvez une flopée qui consistent juste à de la parlotte. Donc ce nombre est à prendre avec quelques pincettes mais je tiens tout de même à vous rassurer, vous en aurez pour une trentaine d’heures pour tout faire, au bas mot. Car les challenges en super hard sont, comme on pourrait le penser, réellement corsés et les remporter tient souvent à pas grand chose (genre moins de 10 points de vie sur les 200 de départ). Le compteur d’avancement ne progressera jamais par unité mais bien par dixième et centième. Remporter les deux premières missions dans les quatre modes de difficulté vous octroiera un bien ingrat 1%. Pourtant, chaque level vous permet d’augmenter votre pactole et c’est vital pour remplir votre hangar à robots qui peut contenir jusqu’à 140 véhicules.
L’attrait principal du jeu réside dans la manipulation de ces mechas comme je vous le disais au début, alors revenons sur ce sujet et détaillons le.

La plupart peuvent être mis sous deux formes différentes : véhicule ou robot. La première permet de se déplacer plus rapidement alors que la seconde est destinée au combat. En voiture, vous pouvez participer à des courses et remplir des missions disposant d’un temps limité. Pour diriger le bestio, une fois encore, chaque modèle est différent : le Chaos dispose d’un volant à tourner avec boîte automatique alors que le Cybel vous demandera de passer des vitesses. Certains nécessiteront l’utilisation d’un levier comme les avions qu’il faudra pousser avec le stylet pendant que d’autres mechas utiliseront la croix pour la même tâche. Si vous voulez réellement comprendre de quoi il est question, n’hésitez pas à consulter les images qui ornent cette page, ce sera encore plus parlant.

En version « robot », la diversité est encore plus impressionnante puisque pas un ne combat de la même manière. Les archers vous demanderont de bien viser, de bander leur arc et de relâcher une fois la flèche en place. Les samourais, eux, nécessiteront un bon positionnement du sabre, parfois de tourner une roux pour faire des moulinets avec l’arme, parfois seulement un levier à pousser sur un axe horizontal. Il me faudrait des lignes et des lignes pour vous énumérer toutes les façons de diriger un mecha. Autre élément qui saura toucher le fan : chaque tableau de commande est différent. Si deux appareils peuvent proposer des styles de combat similaires, l’écran tactile affichera deux tableaux de bord complètement opposés. Le jeu étant axé tous publics, c’est évidemment très simple de s’en sortir sans problème et appréhender une nouvelle acquisition ne prendra guère plus de dix-quinze secondes.

Edité par Nintendo au Japon, Chôsôjû Mecha MG mériterait de fouler d’autres terres tellement il apporte de la fraîcheur au genre. La Nintendo DS se prête parfaitement à l’exercice. Les commandes sont plus qu’instinctives et n’importe qui, même réfractaire au japonais arrivera à se débrouiller. Les menus sont par ailleurs minimalistes, on ne passe que plus de temps à « jouer ». Pour finir, je vous ferai remarquer la très bonne réalisation technique. Sans aucun extra, certes, les graphismes vont à l’essentiel : un environnement en 3D, des robots très bien modélisés et… c’est tout. Les effets pyrotechniques, mis à part les explosions et la fumée, répondent aux abonnés absents. Ici, les mechas sont rois et le décor dépouillé permet de les mettre en valeur. L’animation suit sans sourciller également et chaque robot dispose de sa propre façon de se mouvoir, encore un détail qui ne trompe pas : Chôsôjû Mecha MG a été bichonné.

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