Blancanieves
Appréciation 5

Le succès de The Artist a fait que d’autres se sont engouffrés dans la brèche rétro du cinéma muet en noir et blanc. Blancanieves est de ceux-là, même si l’on s’éloigne beaucoup de Jean Dujardin et compagnie en terme de thématique. Ici, nous avons le droit à un Blanche-Neige revisité, façon espagnole, toute corrida et flamenco dehors. Et Pablo Berger l’a bien foutu son adaptation, originale en conservant un soupçon de fidélité et surtout deux têtes d’affiche de casting qui rendent ce film véritablement époustouflant. Chapeau bas !

Résumé 5.0 Extra

Blancanieves

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C’est que Blanche-Neige, il y en a un peu marre ! Rien qu’en 2012, pas moins de deux adaptations du conte des frères Grimm ont vu le jour dans les salles obscures. Malheureusement pour les amateurs de contes, il vaut certainement mieux se passer de commentaires. Votre serviteur même essaie d’éviter d’en émettre, d’autant plus qu’il ne les a pas vu – grand bien lui en prend très certainement – mais n’en pense pas moins. Il faut dire, entre le Blanche Neige de Tarsem Singh comprenant dans son casting une Julia Roberts en guise de figure de luxe qui semble d’une banalité affligeante et le Blanche Neige Et Le Chasseur de Rupert Sanders qui semble gagner le gros lot en terme de ridicule et de vide intersidéral malgré sa technique carrée comme Hollywood sait si bien le faire, qu’il y a de quoi l’avoir mauvaise. Alors, voir qu’en 2013, le personnage de Blanche Neige fait encore des siennes au cinéma, on se demande bien quelle mouche a pu piquer le monde du cinéma : « Non mais, vous n’en avez pas assez de salir son nom à cette brave damoiselle innocente ? ».

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C’est donc avec une méfiance extrême qu’on commence à se pencher sur le cas Blancanieves. Après tout, l’overdose du personnage n’est pas si loin. Mais d’un simple point de vue distributif, cette nouvelle lecture signée de la main de Pablo Berger offre un indice non négligeable sur la qualité de son contenu : ce n’est pas le film-même qui passe dans toutes les grosses crèmeries populaires. En même temps, on les comprend un peu, rien que de voir la nationalité espagnole fait penser que ça n’est pas un bon candidat à la rentabilité. Puis, on se penche encore plus près sur la bestiasse. Donc, selon le réalisateur espagnol, Blanche-Neige ne s’appellerait même pas ainsi mais Carmelina, serait originaire de l’Espagne des années 20, fille de deux figures populaires, l’un torero, l’autre chanteuse et danseuse de flamenco. Malheureusement, cette dernière se sacrifierait pour donner naissance à l’enfant en même temps que son père se retrouverait pris d’un grave accident en plein cœur de la corrida, lui valant un statut de paralysé à vie. S’amourachant ensuite de son infirmière tout en abandonnant son enfant, cette dernière se verrait confiée à sa grand-mère maternelle jusqu’à ce que son cœur fragile la lâche définitivement quelques années plus tard. Et voilà comment la petite Carmelina se retrouverait de nouveau dans le domicile paternel où elle ne tarderait pas à faire connaissance de sa belle-mère, tout autant embourgeoisée qu’elle en était devenue cruelle et odieuse en plus de jouir d’une liberté totale, son tendre mari ne pouvant rien faire d’autre que d’être cloué dans sa chambre en fauteuil roulant sans qu’il ne puisse bouger que ses traits faciaux. C’est ainsi que la jeune fille passerait son enfance à jouer la servante avant de pouvoir voler à l’âge adulte de ses propres ailes, suite à quelques péripéties malheureuses l’ayant rendue amnésique. Une existence sans souvenirs qui l’amèneront ironiquement à poursuivre l’art de la corrida, talent hérité de son père, sans le savoir au sein d’une troupe de nains eux aussi toréadors.

« Mais putain, c’est quoi cette chose ? Il a bouffé des champis ce brave Pablo au moment de l’écriture avant de tourner son film sous acides permanents ? ». En attendant, quelle que soit son niveau de toxicomanie, voilà bien un argument plus que valable pour s’attarder sur son film. Enfin, on pourrait avoir le droit à une lecture audacieuse et personnelle du conte de Blanche-Neige, celle qu’on attendait secrètement afin de mettre les deux adaptations plus récentes entre parenthèses, ne leur octroyant dans son sillage qu’un caractère encore plus mauvais que ce qu’ils semblent être. Mais bon, le pari n’est pas gagné pour autant pour Blancanieves. Pas besoin d’aller très loin dans l’observation : il est clair que ce film ne peut laisser indifférent. Il sera soit détesté, soit adulé de l’assistance et ce, sans demie-mesure. Par chance pour ce cher Pablo, votre serviteur ici présent n’a pas eu l’occasion d’atteindre le stade bâtard, il ne l’a nullement trouvé moyen. Car…

Blancanieves est un film génial. Outre le fait que sa lecture soit si personnelle, usitant d’une liberté sans pareille même si les passages-clés du conte original sont bien entendu présent dans le déroulement de l’histoire, cette version s’avère crédible de bout en bout. Le personnage de Blanche-Neige (ou plutôt Blancanieves, on est en Espagne après tout) est parfaitement intégrée au contexte développé qui est l’Espagne des années 20, la vraie, sans aucune once de fantastique aucune. Pour appuyer son propos et l’époque mise en avant, Pablo Berger a choisi la voie du cinéma muet en noir et blanc. Les mauvaises langues iront dire que la mode de The Artist a bon dos. Mais il n’en est rien, Blancanieves jouit de sa propre identité et sa propre atmosphère qui est très éloignée du film oscarisé mettant en scène Jean Dujardin. Votre serviteur n’hésite pas à clamer haut et fort par ailleurs – et assume le dithyrambique ne reposant que sur le coup de cœur que le sujet lui a inspiré sans aucune autre forme de preuve concrète – que Blancanieves ne fait que sublimer encore plus le procédé artistique des plus régressifs remis au goût du jour par The Artist, pouvant paraître presque plus fade à côté. N’allons quand même pas cracher dans la soupe, même s’il est certain que cela vaudra sans doute dans l’opinion critique une image terne de copieur, l’existence de ce dernier a au moins eu l’avantage de permettre le financement du projet du réalisateur espagnol. Cela aurait été quand même fort dommage de s’en passer…

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Blancanieves est un film génial. L’œuvre a beau être amputé de toute forme de voix, allant même jusqu’à rester très peu avare en textes, elle se révèle en parallèle extrêmement communicative, juste par le biais de sa bande originale. Celle-ci valant à elle seule le déplacement dans la salle obscure afin d’en profiter avec une qualité optimale. Riche d’un caractère hautement immersif pour le spectateur grâce à ses sonorités espagnoles, la BO du film est aussi un support essentiel pour l’image puisqu’elle rythme l’action et apporte même les voix absentes des différents personnages, de la même manière que de grandes œuvres de musique classique de l’ère moderne (de la vague des Debussy et consort), mouvement du style également très visuel malgré son manque d’images concrètes.

Blancanieves est un film génial. En effet, même son principal défaut arrive à devenir une qualité. L’introduction est assez longue, ce qui donne l’impression que le film peine à démarrer. Malgré tout, il s’agit d’un mal nécessaire car il permet au spectateur de pleinement apprivoiser le contexte déployé par Pablo Berger. En bons Franchouillards, la culture espagnole ne nous est pas forcément familière, cela ne fait donc pas de mal de plonger dans l’ambiance de cette culture qui nous est méconnue afin de mieux profiter des enjeux suivants, reposant sur d’autres caractéristiques – vous le verrez par la suite – de Blancanieves. D’autant plus qu’en bons Franchouillards, surtout si l’on est du côté nord de l’Hexagone, certaines composantes de la culture espagnole peuvent repousser, à l’instar de la pratique de la corrida omniprésente dans le film, souvent perçue comme cruelle. Malgré tout, n’allez pas monter sur vos grands chevaux trop vite, point de mise à mort n’est présente à l’écran, ce qui fait qu’on peut davantage se pencher sur l’atmosphère de l’arène, se révélant aussi intense – voire plus – qu’un stade de foot en délire. D’ailleurs, Pablo Berger semble se faire prophète de la SPA. Outre qu’aucun taureau n’ait trouvé la mort, le coq est aussi un animal-clé de son œuvre. Alors qu’au-delà des Pyrénées, l’animal était aussi populaire pour son goût que pour ses capacités combatives, le personnage se voit faire office de compagnon de la petite Carmelina, au même titre que ce qu’aurait pu représenter un chien. On est donc bien loin des combats de coqs, ce qui nous fait en parallèle découvrir toute l’amplitude d’innocence et de pureté de l’héroïne. Après, malgré tout, et pour revenir au sujet, si l’introduction méritait d’être longue, ne serait-ce que pour s’imprégner d’une nouvelle culture qui ne nous parle pas forcément si l’on n’y est pas directement confronté, toute l’ampleur de ce défaut se déclarera dans les visualisations futures du film. La première fois n’est pas gênante mais on ne pourra pas dire la même chose des fois d’après où les préliminaires nous sembleront sans aucun doute trop longs pour être marquants.

Blancanieves est un film génial. Pablo Berger s’approprie le conte de Blanche-Neige complètement et se plaît tout autant à restituer des traits de fidélité, le tourner en dérision pure et simple mais également le rendre terriblement cruel. Pour ce dernier point, l’attachement à un univers qui se veut réaliste l’explique fortement. Point de fantastique déployé ici, ni même une once de fantaisie pour retourner la situation de l’héroïne. On en arrive au final à un dénouement des plus tragiques, amenant certains points assez intolérables mais ô combien fidèles à la réalité du monde, qu’il soit celui des années 20 que notre époque. En quoi un nain ne pourrait-il pas être un prince charmant ? Oui, c’est dégueulasse mes aïeux mais en même temps, sur tous les gens qui iraient s’indigner d’un tel constat et défendent la thèse comme quoi « ces gens-là » ne sont pas des monstres, combien iraient s’en amouracher et se dire oui devant monsieur le curé ? Bref, là n’est qu’un aspect du final du film et on n’ira pas en dire davantage afin de ne pas spoiler le lectorat. Malgré tout, l’incursion dans ce monde se voulant réaliste ne se fait pas sans une pointe d’onirisme. Déjà parce que le procédé du muet très peu bavard (à comprendre, de répliques textuelles), permet d’imaginer bien des interprétations, laissant libre le spectateur d’y aller de sa propre opinion. Le côté burlesque, souvent comique et touchant, ajoute également une bonne dose de fantasme à défaut d’être plongé dans un monde fantastique. Il suffit de voir cette troupe de nains (au nombre de six dont un travesti très séduisant(e) et non de sept, une grande subtilité) voyageant d’un bout à l’autre du pays dans leur petite carriole.

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Blancanieves est un film génial. Non content de revisiter Blanche-Neige, il aime se disperser et faire des clins d’œil à d’autres contes tout aussi connus. Le spectateur, qu’on espère avide de ce style littéraire ou c’est à se demander pourquoi il aura été se perdre dans cette salle de projection, sera ravi de retrouver des composantes tirées de Cendrillon (« tu dormiras dans une étable et te tuera à nous servir ton père et toi mon enfant »), de La Belle Et La Bête (« au premier étage, tu ne monteras jamais ma jeune enfant ») et on en passe et des meilleures. Pas des clins d’œil forcément utiles et indispensables mais une bonne dose de fan-service, surtout lorsque c’est utilisé à bon escient, n’a jamais fait de mal à personne de toute manière.

Blancanieves est un film génial. Ses deux actrices principales supportent à elles seules l’œuvre de manière magistrale. La jeune Carmelina sous ses traits adultes se veut envoûtante par sa pureté palpable. Elle porte dans son attitude l’insouciance et la naïveté malgré les dures épreuves passées subies. Sans compter son statut bâtard d’une beauté brune aux traits délicats dotée d’un courage – tenant certainement plus de l’insouciance qu’autre chose – qu’on pourra définir comme masculin. Pablo Berger n’a pas hésité à ironiser l’héroïne-même du conte, on se surprend à découvrir une garçonne aux charmes féminins indéniables, évoluant dans des sphères masculines et macho (des toréadors femelles, on en connaît beaucoup?). On est donc bien loin du modèle établi de la princesse, on se rapproche d’ailleurs bien plus d’une figure qui aurait collé à merveille à « Sans Contrefaçon » de Mylène Farmer. L’infâme marâtre quant à elle est dotée d’un charisme monstrueux, la voir évoluer dans le film dégage sa petite pointe de magnétisme au point qu’on arrive difficilement à se détacher d’elle. Elle également est montrée sous un jour assez ironique car on en vient même à se demander si elle ne serait pas doté d’une certaine sensibilité camouflée au plus profond de sa cruauté à certains passages. Pour le coup, les deux actrices, Maribel Verdù dans le rôle de la belle-mère et Macarena Garcia pour Carmelina adulte, ont été époustouflantes dans leur jeu.

Blancanieves est un film génial. Il a beau présenter quelque chose de connu, ressassé des milliers et milliers de fois dans tous les sens, il arrive néanmoins à se pourvoir d’une bonne dose de suspens. On a beau avoir les moments-clés dans le déroulement du film comme la tentative de meurtre dans la forêt, le miroir (qui ne parle pas lui), la pomme empoisonnée ou même le cercueil de verre, des moments attendus et indispensables d’ailleurs, il est très difficile de définir de quelle manière ils apparaîtront, seront mis en scène ni même dans quel contexte. D’où l’avantage de s’être bien imprégné de l’univers auparavant afin de saisir toute l’intensité des situations retranscrites et présentes dans le conte. Car même dans le connu, Blancanieves arrive à être imprévisible.

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Riche d’une dimension artistique magnifique et d’une lecture libre et personnelle extrêmement bien ficelée, Pablo Berger a frappé un grand coup avec son Blancanieves. Ce dernier arrive à la fois à être surprenant, fascinant, enivrant et repoussant. Tout amateur de conte se doit de voir ce film et se dégoûter définitivement des piètres fournées Blanche-Neigeoises de 2012. Mais au fait, est-ce que je ne vous avais pas dit que Blancanieves était un film génial de toute manière ?

 

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4 Commentaires

  1. Rémy 5 March 2013
    Répondre

    Si je dois être franc je n’aime pas l’Espagne, sans raisons particulières, c’est comme ça, c’est viscérale, arbitraire et absurde mais je n’aime pas l’Espagne, sa culture, sa cuisine, sa musique, ses paysages, son architecture, etc. Mais je dois avouer pourtant que son cinéma est une chose que j’aime ; et je dois avouer aussi que je ne connaissais pas ce Pablo Berger et son Blancanieves mais cette critique vient de me donner envie de le trouver et de le voir, merci 🙂

  2. Lced 19 March 2013
    Répondre

    Je l’ai vu et c’est vraiment un film magnifique. En terme de film muet N&B récent j’ai été un peu plus sensible au perfectionnisme fabuleux de The Artist, mais ce genre de film rappelle comme une vraie claque dans la gueule ce qu’est le cinéma et où se trouve l’essentiel.

  3. Hyades Luine 3 April 2013
    Répondre

    Pour ma part, c’était les affiches dans le métro parisien qui m’ont intrigué (finalement le film n’est peut-être pas si underground que ça, hein Margoth =p ?). Je n’ai pas été voir le film au cinéma pour des raisons de principe – 10 euros la place, faudrait voir à arrêter de prendre les gens pour des pigeons -, mais ta critique m’a donné envie de me rattraper quand le DVD sortira ^^.

    (Et on ne dit pas trop de mal de Tarsem Singh, s’il vous plaît. Il semble filer un mauvais coton en ce moment – oh boy, Immortels… – mais il a fait des films vraiment intéressants comme The Cell et surtout The Fall.)

    • Margoth 3 April 2013
      Répondre

      J’ose te rappeler que je suis en province paumée. Ce qui fait qu’on ne voit que les gros blockbusters et autres gros films français qui sont médiatisés (affiches dans la rue, diffusion dans les gros cinés). Donc, par rapport au lieu où je me trouvais, le film était carrément underground, un film de niche uniquement diffusé dans des petits cinés alternatifs. Mais à la limite, je préfère mon cas de figure : au moins, la place était bien moins chère dans ce genre de contexte, avantage non négligeable.

      Après, en ce qui concerne Tarsem Singh, comme tu dis, il file un mauvais coton, raison de plus pour descendre ses travaux les plus récents. Et puis bon, j’ose rappeler que le gros cinéma hollywoodien en particulier celui qui regroupe les genres action/thriller/ »horreur » (entre guillemets vu qu’on repassera pour ressentir un once de peur) n’est pas spécialement ma tasse de thé. En jeu vidéo, j’assume une « certaine tendance » pour le mainstream, ce qui n’est pas vraiment le cas pour le cinéma où je reste beaucoup sur la défensive, difficile et sélective envers les grosses productions.

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