Sega Vintage Collection : ToeJam & Earl
Appréciation 4

Comme chez Archaïc on aime bien les choses qui sortent un peu des sentiers battus, nous allons nous intéresser dans le présent article au package ToeJam & Earl, qui réunit les deux épisodes sortis sur l’électrique Mega Drive. Ça va groover!

Résumé 4.0 Très bon

Sega Vintage Collection : ToeJam & Earl

xbla_svc_toejam_and_earl_jaquette_xbla

Fort d’un catalogue quasi-inépuisable de titres résolument rétro, Sega continue la diffusion en dématérialisé de ses grands classiques avec en ce moment, il faut bien l’avouer, une offre plus percutante et plus avantageuse qu’à l’accoutumée, grâce aux compilations estampillées Sega Vintage Collection. Et comme chez Archaïc on aime bien les choses qui sortent un peu des sentiers battus, nous allons nous intéresser au package ToeJam & Earl, qui réunit les deux épisodes sortis sur l’électrique Mega Drive, le troisième et dernier épisode étant, précisons le, sur la volumineuse Xbox. Deux jeux pour deux genres totalement différents, mais qui partagent l’idée commune qu’être haut en couleurs peut être aussi un signe d’une grande originalité. Il est temps de dépoussiérer le ghetto-blaster et de faire péter le son intergalactique, pour partir à la découverte d’une série injustement méconnue. Ça va groover.

toejam_separation_b2

xbla_svc_toe_jam_1_megadrive_jaquette

ToeJam et Earl sont deux extraterrestres venant de la planète Funkotron. Hauts en couleurs dans leurs tenues tout droit venues des années 80, ils affectionnent particulièrement la musique funk (vous saisissez) mais également les virées à travers l’espace infini, à bord de leur vaisseau au curieux design à mi-chemin entre l’engin de Zero Wing (For Great Justice!) et une chaîne hi-fi vissée sur un snowboard. ToeJam a beau être un pilote intrépide possédant entre autres trois jambes chaussées de Converse, il n’en reste pas moins naïf en pensant que son pote Earl conduira sérieusement leur bolide s’il lui file gentiment les commandes. L’alien bedonnant en question, affublé d’un simple bermuda, ne pourra pas en effet s’empêcher de faire n’importe quoi, et surtout pas d’éviter que la bicoque spatiale se mange en pleine face une météorite qui flânait tranquillement avec ses amies. Une percussion, une tentative désespérée d’éviter la catastrophe… Mais en vain, leur engin s’écrase et s’éparpille en une multitude de morceaux sur une planète inconnue. Indemnes mais bien embêtés, nos deux rescapés ne se découragent pas. En réunissant tous les bouts de leur OVNI, ils pourront repartir sans aucun problème. Le souci, c’est qu’ils se sont plantés sur le bout de caillou le plus inhospitalier de l’univers : la Terre.

Sorti à l’origine en 1991, ToeJam & Earl arriva dans le paysage vidéoludique avec une certaine audace en se détachant par quelques points de ses compères de rayonnage, aussi bien dans son concept que dans son enrobage. Nous voilà donc lâchés sur notre chère planète, pleine de dangers, avec pour la simple quête de retrouver les morceaux de notre bécane. Une vingtaine environ. Le jeu est très fortement inspiré du roguelike, genre encore très peu présent sur consoles à l’époque. Pas de levels aux scrollings bien arrêtés, mais bien une large carte, représentant littéralement un étage, où l’on peut se déplacer et exploser librement, dans les limites imposées par le vide sidéral. Une fois que l’on aura jugé d’avoir passé suffisamment de temps à se balader – et éventuellement après avoir trouvé une pièce du vaisseau, il suffira d’emprunter l’ascenseur qui vous emmènera au palier suivant. S’offrent au joueur, en début de partie, deux choix: traverser les niveaux déjà présents, en dur, comme un jeu normal, ou utiliser une « étonnante » fonction de génération aléatoire de tableaux. Aujourd’hui, avec des jeux comme Minecraft, The Binding of Issac, Diablo ou encore TFL : Faster Than Light, ce genre de « technologie » est d’une banalité affligeante, mais dans les années 90, sur console de surcroit, elle avait du mordant! Ainsi, à chaque nouvelle partie, le joueur aura à sa disposition de quoi réanimer sans cesse son esprit de découverte, avec différentes proportions d’étendues d’eau, d’herbe, de routes, de sables mouvants, et de vide. Pas d’inquiétude sur ce dernier élément, car si jamais vous avez la maladresse de tomber dans un trou ou que par hasard un ennemi vous y oblige, vous serez envoyé à l’étage inférieur, avec pour obligation de retrouver un monte-charge pour personnes.

Autant dire que l’aléatoire sera le maître-mot de ToeJam & Earl, et pas seulement sur le point clef cité précédemment. Nos deux aliens, plutôt pacifiques, ne possèdent de base d’aucun arsenal pour se défendre. Le bouton action sert uniquement, de base, à se faire discret pour échapper à d’éventuelles menaces. Mais, preuve du sens inné et légendaire qu’ont les humains pour la défense de l’environnement, de nombreux objets sont éparpillés sur le sol, prêts à être ramassés. On y trouve de la nourriture, aussi bénéfique que nocive pour nos personnages (la junk-food soignant logiquement le plus), des dollars, mais également des… Cadeaux. Aux formes et couleurs diverses. Et comme il s’agit de présents, le seul moyen de connaître leur contenu, et donc leur effet, c’est de les ouvrir. Tant que le test n’aura pas été opéré, un simple ?????? sera indiqué en lieu et place de la description du dit paquet présent dans l’inventaire. Les objets offerts sont nombreux : bouée gonflage, fronde lanceuse de tomates, rocket boots, pogostick, une vie supplémentaire… Mais également un choc électrique vous tuant instantanément, une pluie de tomates, et tout un tas d’autres trucs dangereux qui ne manqueront pas de vous pourrir la vie. L’idée, la chose, ou tout ce que vous voulez, est alors de savoir QUAND essayer, quitte à y perdre quelques dents, voir sa peau.

Côté personnages non joueurs, c’est le même refrain. Il n’est tout autant pas simple, la première fois que l’on lance le jeu, de savoir qui sera véritablement votre allié et qui viendra vous ruiner l’existence. Citons en quelques uns, en laissant planer le doux plaisir de découvrir les autres. Pour nous aider dans notre quête, nous pouvons compter sur l’aide de nombreuses personnes, comme ce mystérieux homme habillé d’un costume de carotte, qui nous dévoilera, moyennant quelques sous durement gagnés, le contenu de certains cadeaux. Nous avons aussi le magicien mal fagoté qui vous soignera, et également la boite à lettre américaine qui fera office de boutique par correspondance pour acheter cadeaux et bonus divers… A condition d’oser l’approcher, car il existe un alter-égo démoniaque de celle-ci, qui vous fera sursauter avant de vous exploser votre barre de vie. Les apparences sont souvent trompeuses dans ToeJam & Earl, et des sujets comme l’ange cupidon et la danseuse hawaïenne seront souvent sources de nuisances… Sans parler des ennemis à proprement parler, comme le groupe de nerds visiblement décidés à vous disséquer, le vicieux camion de glaces qui spawn n’importe comment pour vous écraser, ou encore ce petit être quasi-invisible et pervers qui vous sautera dessus en râlant « boogie, boogie, boogie ».

Une belle palette d’individus qui apportent d’avantage de consistance au petit délire que propose le titre, décidément très décalé de par son univers, extrêmement flashy et coloré (ces backgrounds osés…), rempli de culture des années 80 et 90, d’humour et de caricatures de l’humain en général, et du peuple américain en particulier. Un titre rigolo qui offre la possibilité, plutôt rare à l’époque, de pouvoir être joué à deux, en coopératif simultané. L’écran se coupe en deux dès lors que deux joueurs sont trop éloignés, ce qui permet en conséquence d’explorer bien plus rapidement les niveaux et de diviser par deux le risque de se faire avoir soit-même par un cadeau / ennemi / truc aléatoire (rayez la mention inutile), et ainsi de réduire une difficulté un tantinet élevée en solo, pour des raisons tout à fait random, comme nous l’avons déjà dit. Puis à plusieurs, c’est toujours mieux, surtout pour profiter de graphismes richement animés, de ces petites idées spécialement ajoutées pour le multijoueur, tout à fait marrantes et tout à fait inutiles (mais donc indispensables), et surtout de musiques vraiment originales pour un jeu-vidéo, mélange de musique funky et de cette sonorité métallique que seule la Megadrive pouvait (ou non) offrir.

Pour résumer, ToeJam & Earl premier du nom est un titre original, toujours agréable à jouer de nos jours, servi par une technique et un enrobage de bonne volée, qui se savoure d’avantage en compagnie d’un ami, à discuter broderie et du bon vieux temps, tout en essayant d’esquiver des évènements imprévisibles et de retrouver ces fameuses pièces de vaisseau pour renvoyer nos amis aliens sur leur planète. La promenade touristique en solo est moins palpitante, mais perceptible, et ça c’est cool.

toejam_separation_b2

xbla_svc_toe_jam_2_megadrive_jaquette

La boulette. ToeJam et son pote Earl sont dans la mouise, jusqu’au cou. Tous justes rentrés de leur escapade catastrophique qui les ont amenés à rencontrer les habitants de cette chère Terre et leur bienveillance vis à vis des aliens, les voilà face à une menace qui va mettre en péril la quiétude de la planète Funkotron. Et par leur faute en plus. En effet, en retournant sur leur terre natale avec un vaisseau réparé, les deux amis ont embarqué avec eux puis laissé échappé une tripotée une tripotée de terriens qui causent, dans ce nouveau milieu, de nombreuses nuisances et dégâts matériels. Pour laver leur réputation en réparant leur bêtise, nos extraterrestres ont préparés un plan fort simple: capturer tous les humains et les envoyer presto, via une capsule spatiale, là d’où ils viennent. Une nouvelle mission pour eux, et une nouvelle source d’amusement pour nous.

Et tant qu’à faire, autant changer de genre! Fini le jeu d’aventure/action un peu expérimental et aléatoire, place au classique par excellence du jeu-vidéo: le plateformer! Mais pas question de lâcher les mots originalité et audace pour tant, pas chez Johnson Voorsanger Productions en tout cas, qui sortit ce second épisode pas moins de trois ans après le succès essentiellement critique de l’opus originel. De l’eau a coulé sous les ponts, et beaucoup d’excellents titres dans la même lignée sont déjà présents dans les têtes des joueurs et dans les débats ô combien stériles des gueguerres Super Nintendo versus Mega Drive. Mais ce ToeJam & Earl : Panic on Funkotron se détache quelque peu de la masse.

Si nous avons à faire à un jeu de plateformes, pas question de nous balancer une tonne d’ennemis à la figure avec comme seule option de leur sauter sur le crâne pour les neutraliser. L’option choisie par les développeurs, plutôt bonne, est de limiter le nombre de menaces à l’écran, mais aussi de les cacher aux yeux du joueur quatre-vingt pour cent du temps. Pas de souci cela dit. Nos deux deux aliens sont affublés des classiques actions comme sauter et se baisser, mais aussi de la possibilité de fouiller le décor à la recherche d’homo-sapiens planqués. Arbres à secouer, bouches d’égout à ouvrir, plantes à fouiner, tel sera, en partie, notre lot quotidien pour mener à bien notre mission. Les envahisseurs à débusquer sont indiqués par un très précis radar qui relèvera leur position générale avant de clignoter vigoureusement quand ils seront très proches. Une fois en visuel, il faudra être très réactif et balancer copieusement l’adversaire de bocaux avant que ce dernier fuit ou attaque. Oui, de bocaux. Les mêmes que ceux utilisés pour stocker de la bonne confiture ou toute autre forme de conserves faites maisons. Une fois suffisamment assénés de coups, l’ennemi sera capturé comme un vulgaire Pokémon, durant quelques secondes, juste le temps de récupérer le récipient. Simplissime. Pour revenir rapidement aux secousses en tout genre de tout à l’heure, nous sommes dans un ToeJam & Earl, et quelques restes subsistent de l’ancien épisode. Certaines caches ne contiendront pas nécessairement d’ennemis, mais parfois bien des cadeaux contenant différents bonus (mais plus de choses contondantes ou mortelles, ouf…), diverses formes de nourritures… Mais également des pneus ou encore des boules de bowling qui iront se fracasser sur votre crâne si vous n’esquivez pas à temps. Des changements, mais on n’oublie pas ses origines!

Heureusement, il sera possible d’utiliser un pouvoir assez étrange, nommé le Funk Scan. Accessible via la touche Start (les joies d’une manette à trois boutons) et moyennant un point de funk, il permettra d’obtenir une vue flashy du décor et de découvrir tout les éléments dissimulés à l’écran. Loin d’être un automatisme qui sabrerait à la gorge la difficulté du jeu, cette petite option s’avère bien pratique et originale, tout comme ce Panic Button bien utile en cas d’embuscade, ou enfin le rare Funk-o-vac, qui aspire toute nuisance présente sur notre téléviseur hors de prix. Accessoirement, Start permet aussi de mettre le jeu en pause, si on ne touche à rien. Tout cela ne sera pas de trop face à des ennemis qui ne sont certes pas nombreux, mais suffisamment puissants pour vous anéantir votre barre de vie en quelques secondes. Pour citer quelques uns de ses êtres vicieux et diaboliquement innocents, on affrontera par exemple des touristes, shorts et lunettes de soleil, équipés d’un puissant appareil photo, qui vous flashera copieusement la tronche tout en ricanant, la petite peste aux couettes blondes qui n’hésitera pas à vous mettre un coup de pied dans le genoux avant de s’envoler comme une fusée, mais aussi la mémère habillée d’une ravissante robe à pois rouges, qui lâchera, si vous ne la neutralisez pas à temps, son armée de féroces caniches nains roses. De véritables saloperies. Enfin sachez que pour notre plus grand malheur, on retrouvera également le petit être pervers invisible, toujours là pour vous pour vous tripoter les bourrelets d’un boogie satanique.

On remarque très vite que ToeJam & Earl : Panic on Funkotron dissimule beaucoup de petites idées et détails assez originaux: les vastes niveaux qui composent le jeu comportent de nombreux choses à découvrir et à activer, entre ces parcmètres (!) qui, en l’échange d’une pièce, vous offrira indices, trucs ou bidules plus ou moins intéressants, ou encore ces gros boutons estampillés « PRESS » qu’il faudra souvent activer en respectant un timing serré et qui vous permettra d’accéder à des zones spéciales, comme les enfers ou la psychédélique et étrange Hyper Funk Zone. Une bonne palette de mini-jeux sont également incrustés intelligemment dans certaines parties de la cartouche, mais nous laisserons aux curieux le plaisir de les découvrir. Niveau narration, au lieu de nous raconter une histoire via des cut-scenes plus ou moins animées, nous avons ici le privilège d’avoir des dialogues directement in-game, avec moult habitants qui ne sont visiblement pas en panique alors que leur jardin est envahi par des humains. Point de véritable coupure donc, hormis une transition entre chaque monde, juste le temps de lâcher un précieux – mais maintenant obsolète – mot de passe. Ceci apporte du cachet supplémentaire à l’univers de Funkotron, cette planète étrange qui semble tout droit sortie de l’imagination d’un fan de Salvador Dali qui aurait trop abusé de substances douteuses. Mais en l’état, projeté à l’écran, c’est à une véritable excentricité visuelle quasiment inclassable que nous avons à faire, avec une utilisation parfaite de tout ce que la console originelle pouvait offrir, à savoir une palette de couleurs superbement osée mais harmonieuse, des sprites énormes et richement animés, et des effets graphiques intéressants. Le jeu s’appuie également sur un level-design très imaginatif et convaincant, des contrôles précis quoiqu’un tantinet spatiaux dans la gestion de la gravité et, une fois de plus, une irréprochable bande-son qui fait agréablement vibrer les tympans.

C’est d’autant plus sympa que la bête peut toujours s’apprécier en compagnie d’un ami, avec les petits plus rigolos qui vont avec. Logé dans un genre increvable par excellence, ce second opus mérite véritablement le détour et l’essai, de par le plaisir ludique et visuel qu’il procure, tout simplement, et ce malgré toutes ces années passées. Rigolo, original sur de nombreux points, ToeJam & Earl : Panic on Funkotron fourmille de détails savamment pensés par l’esprit d’orfèvre de son petit concepteur. Une perle méconnue de la Mega Drive, et du jeu de plateformes en général. Juste awesome, plus simplement.

La présente appréciation tient davantage compte de la qualité, toujours intacte, de ces deux jeux réunis, qui méritent bien leur place parmi les classiques (boudés) de la Megadrive. Pour ce qui est de cette compilation, si, à l’instar des autres produits de la gamme, l’enrobage est plutôt sympathique, avec de jolis menus – un peu fouillis – et la présence d’un sound-test (ooohhh!) et surtout d’un indispensable mode coopératif en ligne, les options offertes par cet « émulateur » sont tout à fait banales, mais à la hauteur de ce que proposent les autres développeurs, avec des filtres graphiques basiques, la possibilité de faire des sauvegardes à tout moment, et également la possibilité d’enregistrer un replay, pour les intéressés. Quoi qu’il en soit, ces deux ToeJam & Earl, proposés à prix modique (les versions originales ne sont absolument pas rares, pour information), demeurent aujourd’hui de bons exemplaires d’originalité et de fun(k), avec un léger avantage pour le second épisode, qui se révèle être un plateformer frais, et fourmillant de petits détails rigolos qui enrichissent une expérience déjà bien décalée. Le premier épisode n’en est pas en reste, quoi qu’évidement un peu plus aléatoire et simpliste, mais dont l’intérêt ressortira avec un pote sous la main. En tout cas, si vous n’avez pas encore gouté à cette série encore une fois injustement méconnue, qui s’est malheureusement et définitivement plantée après le troisième opus sur Xbox (qui était de très bonne facture), c’est peut être l’occasion ou jamais.

Articles qui pourraient vous intéresser

Dirge Of Cerberus – Avis de Margoth

Dirge Of Cerberus - Avis de Margoth

Que les non-connaisseurs de Final Fantasy VII passent vite leur chemin de ce Dirge Of Cerberus tant ce dernier n'a aucun intérêt sans connaissance du lore de base. C'est même son principal argument avec la beauté de ses graphismes et ses quelques cinématiques car le volet histoire et clins d’œils sont bien menés, de la même manière que l'inspiration surprenante envers Metal Gear Solid dans ses délires de mise en valeur de ses différentes nemesis. Pour le reste, le délire de proposer du RPG dans une formule TPS n'est clairement pas assez poussée pour revêtir d'un véritable intérêt malgré des bonnes idées de base. Pire, le côté action n'est pas forcément très agréable à jouer, ni même très bien mis en valeur à cause d'un enchaînement de situations de jeu pas franchement passionnantes et répétitives..

Wilmot’s Warehouse

Wilmot's Warehouse

Étrange sur le papier, étonnant manette en main, Wilmot’s Warehouse s’avère être une expérience des plus solides en plus d’être, mine de rien, plutôt tranquille. Rigolo, bon pour la mémoire, pas stressant, il saura occuper les amateurs d’ordre et d’organisation pointues pour une dizaine d’heures, voir davantage pour celles et ceux qui veulent se frotter aux challenges offerts par son mode expert, seul ou à deux..

Judgment

Judgment

Après le premier Yakuza sur Playstation 2 dont les ventes étaient trop faibles pour justifier le fait de proposer une traduction française de opus suivants, Judgment arrive en portant sur lui comme un doux parfum de miracle et de revanche sur la vie. De quoi se plonger sans contrainte dans cette formule de Shenmue-like bien rodé au fil des opus de sa franchise principale, sachant très bien manier ce ton typiquement nippon de « jeu sérieux qui ne se prend pas toujours au sérieux, faut aussi savoir rigoler et se détendre » et proposant une excellente immersion dans la culture japonaise telle qu'elle peut l'être réellement, sans détour ni paillettes. Le tout rehaussé par un scénario captivant, bien écrit, d'une justesse et d'une maîtrise sans équivoque. Un spin-off rondement bien mené qui a de quoi donner envie de se plonger dans la série des Yakuza..

1
Poster un Commentaire

avatar
2000
1 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
1 Comment authors
Hyades Luine Recent comment authors
  S'abonner  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
Hyades Luine
Membre

Ah ah, je me souviens que dans ma jeunesse, à l’époque où j’avais vu des images d’un des jeux dans les mags, la gueule très particulière des protagonistes m’avait mis assez mal à l’aise ^^.

Par contre, ça devait pour le deuxième épisode parce que je me souviens d’un jeu de plates-formes à l’ancienne. Du coup, je suis assez surpris de voir que le premier épisode était un rogue-like, genre de jeu vraiment peu répandu sur console. Une bizarrerie à tous les points de vue, cette série…