Dishonored

Dishonored

Voilà une petite dizaine d’années que le FPS est à la mode sur console et autant être franc avec vous : je n’ai jamais vraiment aimé ce genre. Toutes ces armes à feu, toutes ces détonations, tout ça m’a toujours laissé de marbre, voire franchement rebuté. Quant à cette récente omniprésence de jeux militaristes qui ..

Man of Steel

Man of Steel

Ceux qui ont l’horreur et la malchance de me connaître connaissent mon amour – actuel – pour les films de super-héros, qui se résume assez facilement par un désintérêt – quasiment – total pour le genre, et ce depuis ce trio de pellicules estampillées Marvel qui m’a franchement déplus : après un Iron Man 2 ridicule, ..

Devil Survivor 2

Devil Survivor 2

Devil Survivor 2, c’est donc un autre Devil Survivor premier du nom, à la fois plus carré au niveau du gameplay et désireux d’utiliser une formule maintenant bien rodée pour explorer d’autres thèmes en conservant une structure familière pour le joueur. Atlus n’en est pas à son coup d’essai en la matière, de la duologie Persona 2 au couple Persona 3 / Persona 4 en passant par les Devil Summoner mettant en scène Raidou Kuzunoha et les Digital Devil Saga. Et si d’autres compagnies que nous ne nommerons pas ici se complaisent dans un recyclage stérile et redondant, Devil Survivor 2 est le fruit d’une longue expérience en matière d’optimisation du travail déjà accompli précédemment. C’est une démarche qui a aussi ses travers : une suite aussi inspirée par son aîné ne pourra que difficilement l’égaler en matière de fraîcheur et d’originalité. Mais une chose est sûre, utilisée avec parcimonie, la méthode est idéale pour accoucher d’excellents jeux. Devil Survivor 2 en est une preuve supplémentaire.

Devil Survivor

Devil Survivor

Pour une série ayant si peu d’expérience en matière de T-RPG, Devil Survivor est une surprenante et incontestable réussite. Et si le jeu brille d’abord par l’atmosphère d’urgence et de tension qui va avec une ambiance de fin du monde vécue par le bas, il parvient également à faire la démonstration qu’on peut conjuguer un scénario cadré, riche et haletant avec une grande liberté de choix qui laisse au joueur beaucoup de latitude. Qui plus est, la substantifique moelle du gameplay si typique des Shin Megami Tensei se conjugue à merveille avec les mécaniques de jeu d’un RPG tactique et en profite même pour atténuer (voire faire disparaître) des défauts et des archaïsmes que la série se traîne comme des boulets depuis bien longtemps. On sent dans Devil Survivor une attention portée au moindre petit détail, le genre de soin qu’on imagine mal un grand studio consacrer à un projet mineur. Atlus le fait. Merci à eux.

The Human Race

The Human Race

La prison, l’école et la maison sont sûres. Suis les flèches, ou tu mourras. Restes sur le chemin, ou tu mourras. Si tu es dépassé deux fois, tu mourras. Ne touche pas l’herbe, ou tu mourras. Cours… Ou meurs. C’est sur cette phrase, quelque peu macabre mais terriblement intrigante, que débute The Human Race, l’un ..

Darksiders 2

Darksiders 2

Il parait que qui aime bien châtie bien. Pour ma part, j’ai tant aimé le premier Darksiders que je n’aurais jamais imaginé châtier si vertement son petit frère. A vrai dire, je ne peux pas m’empêcher d’avoir un léger pincement au cœur en écrivant cette critique. Mais il s’agit en quelque sorte d’un moyen de tourner la page. De l’attente trépignante de la sortie du jeu à l’immense enthousiasme des débuts, puis des premières très mauvaises surprises à la désillusion totale et définitive, Darksiders 2 a été une expérience personnelle qui a besoin d’une fin digne de ce nom, en plus d’avoir été un sacré ascenseur émotionnel. Malheureusement, il ne s’agit pas vraiment du style d’émotion auquel je m’attendais en mettant le disque dans la console

Darksiders – Avis de Hyades Luine

Darksiders – Avis de Hyades Luine

Darksiders aura été une des mes plus belles surprises de l’année 2010. Cependant, certaines réactions à l’époque de la sortie du jeu me donnent un angle idéal pour aborder cette critique. Certains joueurs n’ont vu en le titre de Vigil Games qu’une resucée sans intérêt d’une douzaine d’autres jeux : ont été cités dans le plus grand désordre God of War, The Legend of Zelda, Panzer Dragoon, Shadow of the Colossus, Portal, Soul Reaver pour n’en retenir que quelques uns. Pas que le constat soit totalement erroné : Darksiders s’inspire bien volontiers de ses illustres prédécesseurs et il le fait avec une régularité qui confine parfois à l’insolence. Mais la conclusion me semble simpliste quand le raisonnement néglige de considérer pourquoi et comment le soft emprunte certains de ces éléments… Et elle devient injuste, voire agaçante, quand une poignée d’ayatollahs des genres vidéoludiques vient reprocher au jeu d’avoir l’audace de sortir des petites cases dans lesquelles ils ont tant l’habitude de tout enfermer. Surtout quand le mélange sacrilège parvient à ériger ses inspirations en hommages et à les intégrer en un tout cohérent, fun et pourvu d’une forte identité

Castlevania : Lords of Shadow

Castlevania : Lords of Shadow

Si cette relecture occidentale apporte de nouveaux éléments à la série Castlevania, que conserve-t-elle de ses codes ? Et bien en fait, pas grand-chose si ce n’est rien. Là où Lament of Innocence et Curse of Darkness se sont efforcés à prendre le modèle originel en 2D et à le faire rentrer tant bien que mal dans les codes de la troisième dimension, MercurySteam a fait un jeu d’action-aventure en 3D nourri à coups de références bien senties inspirées par son amour de la saga de Konami. Cette différence d’approche est peut-être à la fois le plus gros souci de Lords of Shadow et son plus gros atout. Son plus gros souci parce que le jeu est surtout l’hommage d’une bande de fans et ne sera sans doute jamais reconnu comme un « vrai » Castlevania par ceux qui aiment la série depuis deux décennies tant il s’en distance. Et son plus gros atout parce que s’affranchir des origines était sans doute le seul moyen d’offrir à la fois un gameplay très convainquant et un peu de fraîcheur et d’originalité au soft. La question est de savoir si l’on cherche un Castlevania dans la lignée de tout ce que la série a offert depuis vingt ans… ou juste un excellent jeu.

Valkyrie Profile : Covenant of the Plume

Valkyrie Profile : Covenant of the Plume

La notion de pacte, retranscrite par le terme anglais « covenant », semble porter bonheur aux séries de RPGs. Elle a offert aux Shadow Hearts un opus magistral et elle a offert à la série Valkyrie Profile un excellent troisième épisode, après l’immense déception scénaristique qu’aura constitué Valkyrie Profile 2 : Silmeria. Et c’est un jeu édité par Square-Enix sur DS qui n’est pas un remake ! Comme quoi, un miracle n’arrive jamais seul

Valkyrie Profile 2 : Silmeria

Valkyrie Profile 2 : Silmeria

Pas facile de donner naissance à un mythe… Ca fait partie des choses qui arrivent presque par accident : ça ne se décide pas mais du coup on vous attend au tournant pour la suite de votre carrière. Tri-Ace en a fait les frais avec le premier Valkyrie Profile, un jeu différent et atypique, une perle imparfaite sur laquelle souffle un vent de fraîcheur morbide et qui fait l’objet d’un véritable culte pour une partie non négligeable du public de passionnés de RPGs nippons. Le genre de jeux auquel on ne devrait pas donner de suite à la légère..

Shadow Hearts et Mythe de Cthulhu

Shadow Hearts et Mythe de Cthulhu

En 2000, Koudelka sort en Europe sur Playstation. Avec ce RPG horrifique dont l’action prend place dans l’Angleterre victorienne, le monde de Shadow Hearts était né. Cette Angleterre de la fin du XIXème siècle était une époque de grande fascination pour l’occulte et Sacnoth, l’équipe de transfuges de Squaresoft responsable du jeu, n’a pas hésité à utiliser ce thème et à en faire une des marques de fabrique de sa série. Mais en parallèle de ces références mystiques, historiques et réelles, qui mêlent sorcellerie gitane, folklore mythologique celte et occultistes célèbres, Sacnoth a jugé bon d’orienter son jeu vers l’horreur en s’inspirant beaucoup des écrits d’un précurseur en la matière, Howard Phillips Lovecraft et son Mythe de Cthulhu

Nier

Nier

Nier est un peu le jeu que personne n’attendait. Un héros musculeux, une jeune femme à la tenue aguicheuse et au langage vulgaire, des hectolitres de sang… Les premières informations sur le dernier titre édité par Square Enix ne laissaient pas espérer autre chose qu’un Beat Them All de peu de finesse. Mais comme le résume si bien le slogan accompagnant la sortie du jeu, les apparences sont trompeuses. Il se trouve en effet que Nier est le chant du cygne de cavia, un studio connu dans un petit cercle de joueurs pour l’audace absolue d’une gemme méconnue, Drakengard. Et il se trouve que ces deux jeux partagent un certain héritage, celui de l’expérimentation et des émotions souvent intenses