TMNT : Les Tortues Ninja
Appréciation 2

Qu’il est donc dommage de voir ce sympathique TMNT plombé par une durée de vie minable et un challenge inexistant. Ubisoft Montréal a visiblement voulu rendre son jeu trop grand public, ce qui, finalement, l’amène à ne se destiner qu’aux très jeunes joueurs. Eux seuls auront la chance d’échouer quelques fois. Pour information, le nombre de continus est illimité..

Résumé 2.0 Passable

TMNT : Les Tortues Ninja

Qui ne connaît pas les Tortues Ninja ? Elevées par le rat Splinter, elles sont très vite devenues les gardiennes du monde des humains face aux effrayants monstres venus d’une autre dimension. En l’honneur de la sortie du film en images de synthèse en 2007, Ubisoft Montréal nous offre une version console. Les fans ont frissonné…

Etant donné la prestigieuse équipe qui se cache derrière, nous étions en droit de nous attendre à un grand jeu, dans lequel nous aurions retrouvé la perfection d’un Prince of Persia ou la qualité d’un Splinter Cell. Eh bien, avant de savoir si le titre les égale, il est évident que PoP a servi de modèle pour TMNT. Le prince est désormais bien connu pour son palmarès de figures toutes plus incroyables les unes que les autres à faire pâlir de jalousie le ninja moyen… mais pas nos tortues. Elles se retrouvent dotées dans cet épisode des mêmes capacités que le prince : course sur les murs, accrochage aux corniches, sauts inter-poteaux, double saut, escalade de parois parfaitement verticales, et j’en passe et des meilleures. L’influence est omniprésence à tel point qu’on a l’impression de jouer, par instant, à un nouveau PoP. Par instant seulement puisque que le jeu des tortues se trouve être bien moins varié que sa référence. Les phases de jeu se résument souvent à sauter sans cesse de plate-forme en plate-forme et esquiver entre temps quelques obstacles aussi inédits que des lasers ou des jets de flamme…

La variété n’est pas réellement le fer de lance du jeu et les 16 niveaux n’apportent jamais l’innovation que l’on attend pourtant impatiemment. Pourtant, tout est là… Vous ne dirigez qu’une seule tortue à la fois au cours des premiers niveaux. Ceux-ci servent d’ailleurs davantage de tutoriel que de véritable frein à votre progression. Une fois les frères à carapace réunis, il sera possible de les utiliser tous les quatre. L’avancée se fait à l’identique mais une pression sur X vous permettra de changer dans la seconde de tortue. Les seules différences notables entre elles se situent dans leurs enchaînements de coups et leur capacité spéciale. Cette dernière permet en général de franchir de trop rares passages pensés spécifiquement pour cela. Pour outrepasser certains obstacles et autres précipices, de nombreuses possibilités s’offrent à vous : le double saut, le saut avec bâton de Don et le saut combiné, qui consiste à effectuer un double saut et d’appuyer sur X pour appeler un camarade qui vous enverra encore plus loin. Celui-ci offre, qui plus est, des points pour le classement à la fin du niveau : autant dire qu’il est à recommander.

TMNT permet donc de progresser de manière légèrement différente en fonction de vos préférences mais ceci a une sacrée conséquence : diminuer considérablement la durée de vie. Le jeu se voulant accessible à tous, il se révèle très tolérant. Il n’est donc pas rare de se sauver d’une chute mortelle grâce à une aide du jeu qui consiste à passer au travers d’un élément du décor ou via une saccade du personnage. A cela, on rajoute une linéarité extrêmement prononcée – tout est indiqué par la caméra et il est impossible de se perdre – un nombre de niveaux très faible – pour rappel, 16 – et on arrive au constat que finir TMNT n’est l’affaire que de quatre ou cinq heures maximum. La replay-value ne répond pas à l’appel non plus. Seuls les bonus à débloquer en échange des carapaces d’or collectées pourront pousser certains à recommencer le titre mais leur manque d’attrait et d’intérêt aura raison de la plupart des joueurs.

C’est d’autant plus dommage que TMNT ne souffre d’aucune tare technique. Le soft est plutôt plaisant à regarder, avec ses décors rivalisant de beauté avec de plus grosses productions Xbox 360 et son design de comics. La réalisation est donc, dans l’ensemble, de bonne facture, avec une bonne animation des tortues ninja. Le fort nombre d’ennemis simultanément vers la fin du jeu met, des fois, à mal le moteur, ce qui se symbolise par quelques gros ralentissements mais cela reste anecdotique. Heureusement. En plus de cela, la maniabilité répond au poil et les mouvements de la caméra sont, chose rare, excellents : l’objectif se place toujours idéalement pour vous indiquer la voie à suivre et ne bloque jamais dans le décor.

Qu’il est donc dommage de voir ce sympathique TMNT plombé par une durée de vie minable et un challenge inexistant. Ubisoft Montréal a visiblement voulu rendre son jeu trop grand public, ce qui, finalement, l’amène à ne se destiner qu’aux très jeunes joueurs. Eux seuls auront la chance d’échouer quelques fois. Pour information, le nombre de continus est illimité…

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