Demolition Girl
Appréciation 1

Car Demolition Girl, alias Simple 2000 Series Vol.50: The Daibijin, a de quoi attirer le joueur friand de productions originales. Le titre lui propose en effet de lutter contre une idol géante, arborant un simple maillot deux pièces pour retenir gros fessier et forte poitrine, en lieu et place de l’habituel kaijū tel Godzilla ou ..

Résumé 1.0 Pauvre

Demolition Girl

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Créateur, à ses débuts, de la série des jeux de baston Battle Arena Toshinden et du petit RPG Guardian’s Crusade, le studio japonais Tamsoft Corporation s’est rapidement spécialisé dans les jeux à petit budget, alimentant sans relâche les Simple 2000 de D3 Publisher avec des productions plus ou moins douteuses dont on retiendra le pilier central, rempli de zombies, de sang et de filles en bikinis : l’amusante série de nanars que sont les OneChanbara. Mais comme l’indique le titre du présent article, nous n’aborderons pas aujourd’hui cette série « mythique », mais bien un autre software du développeur, au concept assez étrange pour avoir sa petite feuille de choux.

Car Demolition Girl, alias Simple 2000 Series Vol.50: The Daibijin, a de quoi attirer le joueur friand de productions originales. Le titre lui propose en effet de lutter contre une idol géante, arborant un simple maillot deux pièces pour retenir gros fessier et forte poitrine, en lieu et place de l’habituel kaijū tel Godzilla ou Mothra. Oui. Survolons le scénario, aussi aéré que l’intérieur du crâne de la « méchante » : notre pauvre pin-up japonaise, en pleine séance de photo-shooting sur une plage d’Okinawa, est piquée par une étrange méduse de provenance visiblement extraterrestre, la faisant grandir jusqu’à la taille d’un building. Ayant perdu toute raison (mais pas ses vêtements), elle détruit tout sur son passage, menaçant des populations entières. L’armée se doit bien sûr d’intervenir, et c’est au joueur que revient l’honneur de s’occuper de tout, tant qu’à faire. Bien, bien, bien.

Il s’agira en gros d’analyser, d’anesthésier, de ralentir la belle, et de la défendre contre des extraterrestres lors d’un transport risqué par l’armée. Le joueur aura à sa disposition, en plus d’armes indispensables pour satisfaire les objectifs et d’équipements offensifs souvent inutiles, de grosses capsules amusantes que l’on pourra balancer sur l’idol : un gâteau géant qu’elle léchera sensuellement du doigt, du poivre qui la fera éternuer, une bassine à larguer sur sa caboche ou encore une radio qui la fera se trémousser quelques instants sur de la J-pop bon marché. Malheureusement, ces quelques idées ne seront au final que très peu utilisées. Et pour cause : six uniques missions constituent le mode histoire. Quatre avec un hélicoptère, et deux autres réservées pour un avion de chasse et un tank. Le tout se boucle en moins de deux heures montre en main, et si à chaque fin de niveau, on nous avise le déverrouillage de mystérieuses quêtes, il ne s’agit pas d’un gage de boulot supplémentaire, mais plutôt du déblocage d’une partie d’une ridicule image qui s’obtient en terminant les missions sous certaines et classiques conditions (temps et niveau d’énergie, en gros). Pas de nouveaux véhicules ou d’armes à acheter. Rien. Les plus courageux pourront recommencer le jeu avec d’autres costumes pour la femme géante, en pressant simplement la bonne touche avant le lancement de la mission. Merci GameFAQs. Mais les joueurs rapidement blasés ne verront que la durée de vie pitoyable d’un jeu à la réalisation catastrophique.

Car Demolition Girl, ce sont aussi des graphismes extrêmement pauvres, des décors vides et peu texturés (une marque de fabrique des jeux estampillés Simple 2000, il est vrai), mais surtout un framerate rarement stable et souvent accompagné d’un scintillement d’écran particulièrement immonde et dérangeant. L’idol n’est pas trop mal modélisée (boob-physics inside), ses mimiques sont amusantes, mais on la retrouve souvent à errer lentement, sans but, alors qu’il y a pourtant des choses à exploser, comme quelques bâtiments tout moches ou un joueur dubitatif qui n’a pas encore éteint sa console et jeté le disque par la fenêtre. En plus des ralentissements, on doit également lutter avec une maniabilité imprécise, lente et raide, tous véhicules confondus, et qui n’est évidement pas adaptée aux déplacements ennemis. Ces derniers se comptent au nombre de cinq modélisations différentes, grand maximum… Et ils sont totalement idiots, bien entendu. Ne parlons même pas des effets sonores cheap, des voix japonaises absentes pour sa localisation en Europe (merci 505 Gamestreet), et des musiques de science-fiction-des-années-cinquante très peu inspirées et qui tournent rapidement en boucle.

Avec une durée de vie bien plus consistante, une maniabilité moins catastrophique, et un concept plus travaillé, on aurait pu pardonner au jeu de Tamsoft Corporation ses nombreuses tares techniques et le considérer comme un bon nanar pour se marrer entre amis. Mais on se retrouve finalement avec un gros navet au concept intéressant mais largement sous-exploité et à la longévité inexistante. Un prix de vente aussi faible et une provenance directe des Simple 2000 aurait du être une alerte suffisante, mais quand on connait la qualité relative des OneChanbara, on avait un petit espoir. Pas de la taille d’un bonnet D, hein.

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et dire que j’ai acheté ce jeu …

Vidok
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Je suis pas mal en quête de Kusoge en ce moment et je me dis que si je tombe sur celui-là, je risque de craquer…