Inazuma Eleven Go : Lumière
Appréciation 4

Inazuma Eleven Go est le renouveau attendu. La série réussit à apporter quelques nouveautés mais surtout entièrement à rénover son aspect visuel, ce qu’il fallait, et même ses menus bien plus ergonomiques. L’histoire plutôt originale et recelant mine de rien pas mal de surprises réussira à concilier les nouveaux joueurs et les anciens, retrouvant quant à eux tous leurs héros. Très bon premier épisode exclusif à la Nintendo 3DS et laissant augurer du bon pour la suite

Résumé 4.0 Très bon

Inazuma Eleven Go : Lumière

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Même si les troisièmes épisodes sont sortis en Europe sur Nintendo 3DS, Inazuma Eleven Go est le premier à être réellement pensé pour la console. Pour rappel, Inazuma Eleven 3 est sorti sur Nintendo DS au Japon, puis sur Nintendo 3DS en Europe, plusieurs années plus tard, comme pour justifier le portage et la localisation intégrale. Afin de marquer la césure et Inazuma Eleven 3 marquant un joli point final à l’histoire de Mark Evans et ses camarades, Level-5 fait un bon de dix ans en avant afin de nous présenter : Arion Sherwind.

Du haut de ses dix printemps, le jeune Arion vit avec sa tante Silvia, que les joueurs de la première trilogie connaissent bien. Il entre au collège Raimon, le club qui a remporté la coupe du monde inter-collèges dix ans plus tôt, un rêve qui se réalise. Le collège d’Axel Blaze et Mark Evans. Sitôt arrivé, il découvre une équipe de Raimon assez peu motivée et rencontre le jeune Victor Blade, un impérial, autrement dit un jeune surdoué recruté par le Cinquième Secteur, venu mettre des bâtons dans les roues du club. Cet organisme, mis en place peu de temps après la victoire de Raimon, a pour but de réguler les matches de football, afin d’allouer un nombre équivalent de victoires et défaites à chaque équipe du pays. Résultat : la plupart des matches est truquée. Un fait connu exclusivement par les personnes du milieu, ce qu’apprend Arion bien à ses dépends au cours des premiers matches. Le football est devenu une mascarade, en raison de son rôle tellement important dans la réputation d’un établissement scolaire : les collèges sont classés en fonction de la qualité de leur équipe de football. Beaucoup d’étudiants jouent uniquement pour réussir leurs études. Bien évidemment, l’entrain du jeune garçon, cadet de l’équipe de Raimon, va vite être contagieux au sein du groupe afin de jouer au vrai football.

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Sous ce pitch finalement pas si banal se cachent des histoires plus tristes, comme la série nous a habitué depuis le numéro deux. S’échelonnant désormais sur douze chapitres au lieu de dix, pour une vingtaine d’heures de jeu, l’histoire se laisse suivre et révèle mine de rien son lot de surprises. Elle amène des sujets étonnamment matures pour le public normalement visé. Les fidèles seront bien évidemment aux anges en retrouvant quasiment l’intégralité du casting de la première trilogie, vieilli de dix ans. L’occasion de découvrir ce que sont devenus Axel Blaze, Jude Sharp, Shawn Frost et surtout Mark Evans, évidemment. Certains seconds couteaux feront même des retours en fanfare. Bien que la série semble vouloir repartir de zéro, elle s’appuie ouvertement sur son passé et l’utilise à son avantage. En cela, Inazuma Eleven Go est une suite intelligente. Nous y retrouvons les stéréotypes de la série, les différents ressorts ont été ici un peu plus camouflés, à l’exception du suivi au sein des chapitres permettant de mieux suivre notre progression dans le jeu, idée inédite mais disparue dès Go 2.

inazuma_eleven_go_3DS_006Nouveauté ostentatoire dès le lancement du jeu : la technique profite enfin de la puissance de la console. Inazuma Eleven 3 conservait le style des deux premiers et semblait quelque peu daté, à raison. Go bascule son point de vue en deux-tiers plutôt qu’en trois-quarts, profitant ainsi au maximum de ses très jolis graphismes. Les modèles 3D ont été entièrement revus et le niveau de détails relevé. Les personnages sont bien plus gros à l’écran et la caméra n’hésite plus à zoomer sur eux. A première vue, le character designer ne s’est pas trop foulé avec un lot de personnages sortant peu du lot, mis à part Victor, mystérieusement maquillé, mais ce serait oublier le millier de joueurs pouvant être enrôlé… Heureusement pour les héros, nous apprenons à les connaître au fil des heures et leur importance croît au fil du temps. Certains laissés pour compte le resteront malheureusement tout au long de l’aventure… La caméra pouvant être déplacée à l’aide des gâchettes, les développeurs se sont amusés à planquer des coffres bien plus sournoisement que par le passé. Le moteur, visiblement rénové, fait désormais honneur au support.

inazuma_eleven_go_3DS_008Inazuma Eleven Go reprend tout ce qui a fait le succès de la première trilogie. Les chapitres sont ponctués par deux types d’affrontements, à cinq contre cinq (au lieu de quatre contre quatre, différence peu significative en jeu) pour les duels et à onze contre onze pour les matches importants. A noter que les duels ne se font plus de manière aléatoire : les adversaires sont présents sur le terrain. Certains vous poursuivront si vous leur passez devant tandis que les autres attendront tranquillement que vous alliez leur parler. Il s’agit toujours, en tout tactile, de conduire les joueurs jusqu’au but adverse. La maniabilité n’a guère changé. Il est toujours possible de lancer des super techniques, aussi bien en défense qu’en attaque, ce qui fait tout le sel des matches. Arion n’est pas un gardien comme Mark : il est milieu offensif, ce qui amène naturellement nos stratégies à être légèrement plus portées sur l’attaque. Les plus gros changements s’inscrivent dans les affrontements scénarisés, particulièrement fréquents lors des premiers chapitres. Si l’épisode 3 demandait de réaliser certaines actions dans les temps pour faire avancer l’histoire, Inazuma Eleven Go le stoppe jusqu’à ce que vous réalisiez l’objectif. Cela peut aller d’une passe au bon joueur, ou au franchissement d’une ligne sur le terrain. Ceci amène certains matches à durer plus que de raison. Le système paraît mieux pensé que par le passé mais finit par hacher fortement le rythme, en plus de faire perdre un peu en tension.

inazuma_eleven_go_3DS_003Très vite, l’histoire introduira les esprits guerriers. En cela, Inazuma Eleven Go marque un nouveau départ pour la série : adieu tout pseudo-réalisme. Ceux-ci apparaissent quand un joueur atteint son niveau maximum de concentration et permettent d’utiliser des techniques hautement plus puissantes. En sus, le personnage devient plus difficile à tacler ou dribbler. Il est toutefois interdit d’en appeler plus de trois simultanément dans un match. Chaque action consommant la jauge spécifique, l’utilisation de l’esprit guerrier reste limitée. Si la série n’hésitait pas à faire des clins d’oeil à Captain Tsubasa, elle se permet de dire bonjour à d’autres Shônen comme Saint Seiya avec l’esprit guerrier de Pégase. L’hommage ira même plus loin dans le Go 2. Inazuma Eleven Go fait montre d’histoire plus importante que les précédents et impose un cheminement très guidé au démarrage, afin d’asseoir son contexte. En compensation, le post game, habituel à la série, propose d’affronter encore plus d’équipes, de récupérer de nouveaux esprits guerriers et de rencontrer l’équipe spécifique du jeu. Les différences entre les deux versions, Lumière et Ombre, se retrouvent une nouvelle fois dans les équipes à affronter, au niveau nécessitant pas mal d’heures d’entrainement. Si une équipe niveau 40 suffit pour terminer la quête principale, il faudra monter au moins à 60 pour espérer faire de l’ombre à l’équipe exclusive.

Pour vous aider, il est toujours possible de recruter de nouveaux joueurs, et ainsi gonfler vos rangs. Le système de recrutement a lui aussi été bousculé. Ce dernier s’effectue désormais au travers de spécialistes. Ils disposent des cartes de joueurs pouvant être recrutés, ces cartes ne peuvent être obtenues que sous conditions. Cela peut aller de la simple somme de Points d’Amitié (PA) à donner à des objets récupérés en matches, voire l’association des deux. La photo d’un lieu donné peut être requise – car il est désormais de prendre des clichés devant certains monuments. Il peut également être nécessaire d’avoir recruté certains autres joueurs avant de pouvoir prétendre obtenir les plus rares. Certains pourront être obtenus de manière aléatoire au sortir d’un défi. Une fois de plus, le travail de design est plus que conséquent puisque chaque joueur possède sa propre frimousse. L’intérêt reste toutefois réservé, une fois de plus, au post game, puisqu’il vous sera régulièrement demandé de présenter une équipe type lors des matches importants du scénario.

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Inazuma Eleven Go est le renouveau attendu. La série réussit à apporter quelques nouveautés mais surtout entièrement à rénover son aspect visuel, ce qu’il fallait, et même ses menus bien plus ergonomiques. L’histoire plutôt originale et recelant mine de rien pas mal de surprises réussira à concilier les nouveaux joueurs et les anciens, retrouvant quant à eux tous leurs héros. Très bon premier épisode exclusif à la Nintendo 3DS et laissant augurer du bon pour la suite.

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