Game Dev Story
Appréciation 5

Game Dev Story est un jeu à la mécanique extrêmement simple dans laquelle interviennent pourtant beaucoup de rouages. Le développement, les ressources humaines, le marketing, la politique sont autant de domaines sur lesquels le joueur a la main. Même si chacun est présenté dans son plus simple apparat, c’est fait avec suffisamment de malice et de passion pour crisper n’importe qui sur son mobile. Il y a toujours quelque chose à faire, ou à suivre. Même si la magie s’évapore après deux ou trois parties complètes, Game Dev Story, du haut de ses 2,39€, se révèle être un titre extrêmement addictif – mais vraiment – et passionnel pour tout pratiquant de jeux vidéo. Un régal !

Résumé 5.0 Extra

Game Dev Story

Quel joueur n’a jamais rêvé de monter sa propre boîte de jeux vidéo ? Quel joueur n’a jamais imaginé les titres de ses éventuels jeux ? Quel joueur n’a jamais croqué la console parfaite ? Kairosoft a décidé de réaliser ces rêves au travers de son Game Dev Story. Possesseurs d’Iphone, faites chauffer la carte bancaire, il est temps de fonder votre société…

Tout commence avec deux employés dans un trente mètres carrés : Archaïc est née. Petite société pleine d’espoir, celle-ci se lance dans quelques contrats avec des éditeurs. Conception de bande son, mini-games, écriture de scénario, … plusieurs tâches mineures qui permettent de subvenir aux besoins et surtout financer le premier jeu de la boîte : Ninja Sword. L’envie de créer sur consoles ne manque pas mais les coûts de licences et de développement font dire à l’équipe que cela attendra un renflouement des caisses. Ninja Sword voit donc le jour sur PC. Mais qu’est-ce que Ninja Sword ? Archaïc désire faire dans le populaire et le simple, pour débuter, d’où le choix du genre « Aventure » et du thème « Ninja ». La ligne directrice reste à déterminer : le développement doit-il être orienté qualité ou rapidité ? Bien évidemment, en tant que joueur, le PDG ne jure qu’en la qualité du développement, quitte à prendre quelques mois supplémentaires.

Il est nécessaire de trouver une bonne idée de gameplay et un bon scénario. Pour cela, réunion de travail et surtout proposition du scénariste : une histoire inventive et de bonnes idées de gameplay. Le « fun » du jeu risque d’en être son point fort. Et voilà, c’est parti pour plusieurs mois de développement. Chaque membre de l’équipe s’active pour accroître le fun, la créativité, le design et l’ambiance sonore de Ninja Sword. Au fil de l’avancée, quelques bugs surviennent ; rien de grave : ils seront fixés lors du debugging, à la fin de la conception. Oh, le designer, Shinemu Minamoto, a semble-t-il une idée géniale pour booster la qualité artistique du jeu ; cela nécessite un minimum de recherche et développement et la réussite n’est pas garantie. Malgré cela, le PDG lui accorde les ressources nécessaires : Bingo ! Gain positif pour Ninja Sword. Tandis qu’une publicité dans un magazine papier fait état de son engouement pour la réalisation d’Archaïc, le stade des 40% de développement est atteint. Il est temps de se pencher réellement sur le design. Cette partie connaît alors un véritable saut, en attendant le cap des 80% nécessitant de se pencher sur la bande son. Chaque étape est mise sous la responsabilité d’un des employés. Selon son humeur, ses compétences et son degré de lassitude, les améliorations sont plus ou moins conséquentes. Attention, Senga annonce en parallèle une nouvelle console : l’Exodus. Le développement s’achève, la phase de debugging survient alors… Ninja Sword est envoyé à la presse. Quatre testeurs, quatre notes, une appréciation finale sur 40. Un 32/40 est synonyme de bon jeu et autorise Archaïc à produire une suite. Suspense… 5 – 5 – 3 – 4 : 17/40. Le verdict fait mal. Il faut désormais attendre les chiffres de vente de la première semaine. Ninja Sword se hisse à la seizième place du classement.

Pas question de se laisser abattre, les employés partent visionner des anime et films ; ils en ressortent un nouveau concept de jeu « Action ». Archaïc décide d’acheter les kits de développement pour l’Exodus. Une première lettre de fan arrive à la boîte : du soutien ! Mais tout ceci n’est que le début d’une folle aventure durant laquelle la société grossira par deux fois, engageant toujours plus de personnes. Ninja Sword 5 se vendra à plus de 20 millions d’exemplaires en plus d’être élu meilleur jeu de l’année aux Games Award ; mais ce sera sans comparaison avec Sumo Trophy 4 – une remarquable simulation de Sumo – qui détiendra le record de ventes : 42 millions, sur console Black Belt, construite par Archaïc. En effet, la petite firme de passionnés est entre temps devenue fabriquant de hardware et a diffusé des publicités sur la lune (super tendance). Le budget de la société s’envolera pour atteindre des centaines de millions de dollars. Archaïc sera donc prospère pendant les vingt années qui suivront sa création…

Game Dev Story est un jeu à la mécanique extrêmement simple dans laquelle interviennent pourtant beaucoup de rouages. Le développement, les ressources humaines, le marketing, la politique sont autant de domaines sur lesquels le joueur a la main. Même si chacun est présenté dans son plus simple apparat, c’est fait avec suffisamment de malice et de passion pour crisper n’importe qui sur son mobile. Il y a toujours quelque chose à faire, ou à suivre. Même si la magie s’évapore après deux ou trois parties complètes, Game Dev Story, du haut de ses 2,39€, se révèle être un titre extrêmement addictif – mais vraiment – et passionnel pour tout pratiquant de jeux vidéo. Un régal !

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