Bilan de l’année 2015 [Mizakido]

Bilan de l’année 2015 [Mizakido]

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(VRC6 !!!)

2015 est une année qui marquera assurément les mémoires, mais pas vraiment de manière positive. Pour ma part, et sans aller dans des détails dont tout le monde se fout au final, on va dire que professionnellement, j’ai pu grandement m’épanouir et réaliser et superviser beaucoup mais alors beaucoup de choses, quitte à avoir forcé sur la fin et m’être un peu ruiné la santé. L’actualité mondiale encore une fois peu réjouissante n’aura pas vraiment aidé. Dans un autre sens, c’est assez bizarre comment j’ai pas mal joué cette année. Bien plus que l’année dernière en tout cas. Peut-être un appel à l’évasion, à la détente, aux rires et aux bonnes ondes. Sans pour autant totalement oublier ce qui se passe sur Terre, mais voilà, un bon moyen de se lâcher un peu sur une galette ou une cartouche de divertissement numérique, en solitaire ou non.

Donc cela tombe bien, car sur Archaïc, on parle beaucoup de jeux-vidéo, et qu’en plus c’est la sacro-sainte semaine des bilans, donc autant causer un peu de mon année 2015 sur mon domaine d’adoration et de prédilection. Autant dire que c’était globalement une forte belle année, avec un choix de titres plutôt varié, sur moult supports – dont un particulièrement mal aimé – et pour une fois, 90% de jeux totalement achevés. Avec une volonté de fer et aucun écart, de nombreux génériques de fin ont été vus, et j’ai évité coûte de coûte les débuts hasardeux de RPGs « pour les faire pour de vrai cette fois » pour finalement les balancer dans un désespérant backlog. Pas non plus de lancements de jeux en lignes à la durée gargantuesque ou minée par le F2P qui oblige à beaucoup s’investir. Et finalement très peu d’achats pour récupérer la dernière nouveauté en vogue, sauf pour la faire de suite, ce qui ma foi fût aussi propice à mon portefeuille qu’à mon interminable liste de jeux à boucler. Ah oui… J’avais oublié que je faisais du retrogaming… Oubliez l’histoire du portefeuille. Beaucoup de grosses sorties sont donc passées en 2015 par la case “Non”, pas parce que je les jugeais de mauvaise qualité ou digne d’intérêt, mais plutôt parce que je ne pouvais pas prendre le temps de les apprécier à leur juste valeur. Pour les malheureux exemples, exit The Witcher 3 (n’ayant pas fait les deux premiers et encore moins un PC pour le faire tourner), Fallout 4, Metal Gear Solid V et autres RPGs japonais dont j’ai pu entendre parler un peu partout sur la toile ou dans mon entourage. Pas mal d’indépendants ont également été oublié, ayant finalement plus suivi l’actualité que la jouer manette ou souris en main. Mais cela n’est que partie remise, m’y étant attaqué avec assiduité en ce début d’année. M’enfin, c’était un mal pour un bien je suppose, car j’ai pu m’attarder sur bien plus d’autres jeux sortis depuis un moment et qui me faisait de l’œil, avec des durées de vie oscillantes entre le très court et le moyennement long. Un rythme parfait pour ma personne, moi qui ai tendance à décrocher si le jeu dépasse les trente heures.

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Il est de coutume dans nos bilans de citer notre console fétiche de l’année… Je pense que je vais m’attirer quelques amis en scandant avec vigueur que mon support de l’année a été la… Oui l’image sur la gauche n’est pas une erreur… La Wii U ! Fraîchement acquise en début d’année pour une bouchée de pain (maladresse d’étiquetage?), la petite dernière de Nintendo est bien la machine avec laquelle je me suis le plus démené en 2015. Je la surveillais depuis un moment, attendant le moment propice pour faire le premier pas, malgré un avenir plus de que jamais incertain. On ne va pas revenir sur le fiasco absolu qu’est cette console à mablette : marketing foireux, concept pas vraiment vendeur, support des éditeurs tiers inexistant… Pire, même Nintendo a du mal à casser la baraque ou à simplement attirer le chaland, bien trop occupé à pondre des suites à des licences vaches à lait comme Mario qu’à vraiment proposer de la vraie nouveauté, ou finalement à attendre que ça se passe. On sent pourtant que ça bouge un peu, mais alors bien trop timidement. Cette année, il y a eu quoi… Une chance qui a été donnée à une équipe interne ? Et bordel que ça a payé! Pourtant, c’est toujours le brouillard absolu pour cette console, avec pour 2016 un Star Fox Zero qui n’a pas fait monter la hype à l’E3 dernier, et un Zelda sans cesse repoussé… Que reste t’il ensuite dans les fourneaux? Un Pokken Tournament et un Genei Ibun Roku #FE qui vient de sortir au Japon… Et surtout de quoi nourrir la bave des détracteurs, qui n’auront retenus cette année que les soit disantes mauvaises exclusivités sorties récemment, comme Animal Crossing Amiibo Festival (bon là OK je valide), Rodea the Sky Soldier (qui n’a pas l’air si mal) ou encore Devil’s Third, que j’ai terminé sans avoir vraiment accroché, principalement à cause d’une IA aléatoirement pétée (dont un boss en particulier), et des personnages peu inspirés (sauf un qu’on ne voit que trop peu). Pourtant le gameplay ainsi que le multijoueur avaient quelque chose de sympathique, mais trop limités à mon goût. Toujours est-il que dans mon salon, la Wii U a tourné à plein régime, et qu’il en est tout de même ressorti quatre jeux qui vont droit dans mon top que j’aborderais plus bas. Pour en finir avec Nintendo, même si je suis et je resterais un éternel fan, je ne peux regarder la société qu’avec inquiétude    ainsi qu’une petite larme à l’oeil en souvenir du bon temps,  vu comment elle semble être totalement dans le flou, en s’égarant dans les jouets et le mobile. En espérant que la NX, prochaine console qui se prépare visiblement pour remplacer la Wii U, la remettra sur les rails. L’image de la société ne sera en tout cas plus jamais la même sans l’enthousiasme radieux et pétillant de Satoru Iwata.

archaic_bilan_2015_mizakido_konamiUne autre société qui bat définitivement de l’aile, c’est définitivement Konami. Enfin, quand on y pense, l’entreprise ne nous a pas spécialement fait rêvé depuis quelques années… Je dirais même que c’est parti de la fameuse conférence de 2010, aussi extrêmement embarrassante qu’hilarante. Pour après, quoi, au final ? L’édition de plusieurs épisodes de Castlevania et de de Silent Hill par des studios externes, un nouveau MGS, pas mal de PES… Mais aussi le rachat de Hudson Soft et une fuite de talents. Mais comme beaucoup de développeurs japonais, difficile de savoir ce qui se passe vraiment à l’intérieur, même si cette année, cela aura pas mal fuité : équipes ultra surveillées, Kojima Production coupée du monde, restructuration du personnel, nouvelles orientations vers le mobile et le pachinko au détriment de grosses productions AAA… Entre rumeurs et vérités, difficile de faire la part des choses, mais les faits sont maintenant là : Konami n’aura sorti en 2015 en tout et pour tout que deux jeux : Pro Evolution Soccer 2016 et  Metal Gear Solid V. L’un s’est rapidement affublé d’une version free to play tandis que l’autre aura été un haletant feuilleton qui se termina par la mise à la porte/démission/vacances d’une des têtes créatives de la société, à savoir Hideo Kojima, qui a suivi la vague de départs initiée par Akira Yamaoka (Silent Hill) ou encore Akari Uchida (Love Plus). Cela sentait déjà le sapin avec l’annulation du nouveau et alléchant Silent Hills qu’il préparait avec Guillermo del Toro et dont le teaser jouable, P.T., fût extrêmement bien accueilli avant d’être brutalement retiré du PlayStation Store puis des consoles des utilisateurs. Belle mentalité et beau gâchis, pour une société qui brillait tellement dans les années 90 avec beaucoup de jeux cultes et d’innovations technologiques. Difficile de savoir maintenant ce qui vont devenir les Gradius, Castlevania, Metal Gear, Goemon, et consorts mis à part dans du pachinko… Mais il fallait bien se rendre à l’évidence que cette absence d’activité depuis quelques années devait finalement résulter sur quelque chose. Je ne l’imaginais pas personnellement comme une ridicule explosion interne déclenchée par des histoires de gros sous. Mais j’ai vraiment mal à mon coeur de joueur, moi qui admire tellement cette boite.

Pour le reste de l’année 2015, c’était un peu la confusion totale, il y en a tellement à dire, avec l’annonce de Shenmue III, l’officialisation du remake de Final Fantasy VII, le prochain NiER développé chez PlatinumGames, la version PC de Batman : Arkman Knight qui ne tourne toujours pas correctement (note aux gros développeurs : payez vous une QA), une nouvelle version de Rez estampillée VR (mon rêve réalisé !)… Quoi, l’année prochaine, Sega va annoncer un nouveau Jet Set Radio, et Square-Enix va arrêter de faire d’ignobles remakes et des suites de ses licences oubliées sur mobile ? Je rêve peut-être un peu là. Tiens aussi j’ai découvert toute la puissance musicale du non moins célèbre ordinateur japonais X68000. Puis par la même occasion de ses jeux, fichtrement ambitieux et magnifiques pour l’époque (Star Cruiser purée !). Encore un pan de l’histoire vidéo-ludique à explorer.

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Bien ! Il est temps d’attaquer avec le cœur du bilan… Le top 10 de l’année. La sélection pour cette édition n’aura pas été vraiment difficile pour une fois, alors que j’ai finalement terminé plus de jeux que l’année dernière (50 en 2015 !). Il y en a plutôt pour tous les goûts et pour tous les débats. Et de certains oubliés. Commençons !


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The Wonderful 101

Définitivement mon coup de coeur de l’année. Création méconnue signée PlatinumGames et dirigée par Hideki “Blocked.” Kamiya, The Wonderful 101 est un titre qui demande il est vrai un certain temps d’adaptation au niveau de sa caméra et que l’on peut mettre de côté sa technique un peu toussotante. Mais diantre. Cette mise en scène audacieuse qui surprend à chaque chapitre par sa montée en puissance et en délire. Ce  gameplay fait aux petits oignons, certes exigeant mais au combien grisant. Ces phases alternatives qui sont bien plus que des mini-jeux poussés ici et là, avec d’excellents hommages aux jeux-vidéo de Nintendo d’antan. Cet extravaguant gigantisme qui s’est attiré une foule de commentaires désobligeants “parce qu’on voit rien”.  Toutes ces barres de rires qu’il a pu me donner, et tout l’étonnement qu’il a pu me procurer, par ses personnages rigolos, son histoire abracadabrantesque, son humour décapant et son utilisation astucieuse du fameux gameplay asymétrique de la Wii U. Oui, j’ai adoré The Wonderful 101, c’est un vrai bonheur sur galette, et un titre bien trop boudé à mon goût. Je devrais en parler bientôt d’avantage.


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Splatoon

MERCI NINTENDO. Merci d’avoir donné sa chance à une équipe interne, à de jeunes développeurs, de leur avoir donné moyen de concevoir, et produire un jeu aussi réussi, aussi original, et qui matérialise tellement bien l’esprit de la société que je pensais perdu à jamais dans les limbes de la Wii. Splatoon c’est plein de bonnes choses à la fois : une expérience multijoueur originale, pas prise de tête, sans rageux (parce que pas de micro), adaptée à tous les joueurs, qu’ils soient nouveaux ou chevronnés, avec un gameplay “non violent” particulièrement bien foutu et profond, ainsi qu’une maniabilité au gyroscope étonnamment excellente. Le tout prend place dans un univers délirant et coloré, plein de références à la culture urbaine, avec une patte graphique et des musiques qui marquent indéniablement les esprits (quitte à agacer, il est vrai). D’abord peu un chiche en contenu, Splatoon s’est rapidement vu agrémenté de nouvelles maps, armes, vêtements… Il reste peut-être des choses à redire sur le solo, un peu rapide à boucler, des DLCs sous forme d’Amiibos, mais ce titre demeure pour moi un des meilleures expériences multijoueur de l’année 2015, voir de ses dernières années, et surtout loin devant un Evolve, le bide absolu de l’année.


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Everybody’s Gone to the Rapture

J’avais adoré il y a quelques années de cela Dear Esther, et j’attendais avec impatience cette suite spirituelle. Je n’ai pas été déçu. Derrière le nouveau titre de The Chinese Room ce cache une mystérieuse intrigue qu’il faudra décortiquer au fur et à mesure d’une longue (certains dirons lente) et tranquille balade bucolique dans un village perdu dans la campagne anglaise. Un flamboyant récit, avec des thématiques sérieuses invitent aux réflexions aussi bien scientifiques que mystiques, qui sont balancées à l’écran par des graphismes superbes mais malheureusement pas vraiment optimisés malgré la fascinante disparation de toute vie humaine, mais surtout orchestrées par une magnifique et émouvante bande-son composée par Jessica Curry. J’en suis encore tout retourné.


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Hotline Miami 2 : Wrong Number

Bon c’était un peu obligé non ? J’ai tellement soûlé les gens avec le premier épisode qu’il était presque logique que le second termine dans mon top 10 de 2015, surtout après l’article que lui avait été consacré. Je ne vais donc pas encore revenir sur ce que j’ai pu dire : cette ultime suite propose un gameplay plus affiné, plus de niveaux, une histoire plus présente et vraiment prenante, ainsi qu’une excellente bande-son choisie avec soin. Oui donc j’ai adoré, et je dois encore me repencher dessus pour faire les niveaux en hardcore et atteindre le niveau S tout partout. Cela va être sympa. Pas vraiment à regarder, mais à jouer ouais. Sûr.


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Secret of Mana

Ah là là, Secret of Mana, tu as tellement bercé ma jeunesse. Je me souviens encore l’avoir terminé, non pas sans mal, il y a de ça quelques années, mais l’envie de me replonger dedans en compagnie d’un ami qui n’avait vu le boss final a finalement fini par éclore cette année, grâce à la magie d’internet. Un Nantes ↔ Paris via le solide et fidèle ZSNES, une hilarante traduction française originale, une quasi redécouverte après 15 ans d’oubli mais plein de souvenirs, toujours un énorme jeu, une superbe aventure, un système de combat génial, un univers sombre, des musiques magnifiques, le tambour Flammy, cet arnaqueur de ChaCha, la mappemonde en mode 7… Que dire de plus. Secret of Mana demeure encore une des expériences en coopération les plus solides du jeu-vidéo, et ce même après toutes ses années. Je me demande qu’est-ce qu’attend Square-Enix pour proposer la version iOS sur PC, avec un mode en ligne. Les portages à l’arrache c’est pourtant leur domaine !


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Mother 3

2015 fût une sorte d’année miracle au niveau RPGs, car j’ai pu en terminer trois durant cette période, chose qui ne m’était pas arrivée depuis bien longtemps. Et j’ai pris le taureau par les cornes au niveau de la série des Mother, puisque je me suis enchaîné le tout premier, très sympathique mais qui a quand même pas mal vieilli, et surtout le troisième épisode, que je voulais faire depuis des siècles… Et purée. Quel jeu. Je ne sais même pas où commencer tellement Mother 3 incarne pour moi le RPG parfait. Son scénario, qui laisse penser à une continuité d’EarthBound, s’avère bien plus mature que cela, avec beaucoup de moments émouvants, sans pour autant oublier sa petite part de folie et d’humour décapant. Son système de combat, qui reprend celui du second épisode en y ajoutant quelques nouveautés, est agréable au possible. Les combats sont équilibrés aussi bien dans leur nombre que dans leur difficulté. Les musiques, composées par le trop méconnu Shogo Sakai, sont superbes et tellement nombreuses, avec beaucoup de références aux anciens opus. Le rythme est excellent, on ne s’ennuie jamais, et au final le jeu est ni trop court ni trop long. Graphiquement c’est  indéniablement magnifique pour de la Game Boy Advance et ça fourmille de méticuleux détails. Un tel soin a été apporté à ce jeu c’est hallucinant. J’ai beaucoup ri. J’ai été beaucoup surpris. J’ai encore pleuré. J’y repense encore. Bref, je vous ai déjà dit que j’avais trouvé ce jeu admirablement superbe ? S-U-P-E-R-B-E.


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Bayonetta 2

Je risque de m’attirer quelques foudres en disant que j’ai attendu presque 10 mois pour jouer la suite d’un jeu que je considère mythique en tous points… Cela n’ira pas mieux en disant que j’ai tout de même préféré The Wonderful 101 à ce Bayonetta 2. Pourtant j’ai adoré ce second épisode, qui reprend la recette du jeu originel pour la propulser encore plus loin dans la démesure, avec des boss encore plus énormes, une nouvelle panoplie d’armes qui roxent, une histoire toujours aussi délirante mais finalement tout aussi sérieuse, et une mise en scène qui fait toujours halluciner dans son côté on ose tout. On en ressort tout de même avec un petit sentiment de déjà vu, avec ce manque d’une petite touche personnelle supplémentaire (de Kamiya, soyons fous, même s’il s’est occupé du scénario), même si certaines nouvelles séquences de jeux et de nouveaux personnages viendront enrichir un univers tellement superbe que l’on ne peut qu’attendre la suite. Il n’a finalement rien d’autre à ajouter. Bayonetta c’est toujours l’amour, c’est toujours le plaisir, c’est toujours des répliques et moments cultes.


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Superbrothers : Sword & Sworcery EP

Il était temps, comme dirait l’autre ! Même si j’avais le jeu depuis sa sortie dans ma librairie Steam, je n’ai jamais pris le temps de vraiment le laisser et de le faire comme il se doit. Sword & Sworcery EP est à la mesure de ce qu’il a été annoncé et encensé : une aventure épique, une direction artistique de grande volée (pour l’époque, vu que maintenant le style gros pixels est partout), une histoire très simple mais diablement bien racontée avec des dialogues cocasses, mais surtout une bande-son absolument indissociable du jeu tellement elle participe à l’ambiance ainsi qu’au gameplay. Un gameplay relativement simple d’ailleurs, mais tout à fait agréable. Un excellent travail de la part de Capybara Games (comme toujours), aidé pour l’occasion par les gens de chez SuperBrothers. Vivement Below tiens.


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The Beginner’s Guide

Je ne me suis pas vraiment posé de questions quand j’ai vu qu’un des créateurs du délirant The Stanley Parable, sortait sa propre aventure. The Beginner’s Guide est un titre court mais fichtrement bien préparé, avec une écriture et une narration de très haut niveau, avec tout ce qui faut pour retenir le badaud qui se demande bien ce qu’il a devant lui : une oeuvre sérieuse, une parodie, une autobiographie, une légende urbaine? Toujours est-il que l’on rigole, s’interroge et on s’émeut beaucoup devant. Le mieux est encore d’y jouer. Peut-être que certains trouveront cela prétentieux, d’autres diront que ce n’est pas un vrai jeu, ou encore tout simplement que c’est brillant. C’est ce dernier truc qui m’est venu à l’esprit après avoir vu le générique final.


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Super Mario Maker

J’ai été plutôt médisant au dessus en critiquant Nintendo pour ses dégoûtants recyclages de Mario, mais visiblement, leur découverte de YouTube ne leur ont pas donné que des idées d’imposer une politique stupide vis à vis des “Let’s Play”, puisqu’ils ont dû voir les nombreux et délirants hacks de Super Mario World. Ce qu’ils les a sûrement pousser à créer Super Mario Maker, qui, dans la veine d’un Wario Ware D.I.Y., s’avère être un fantastique et extrêmement ergonomique outil de création de niveaux. Prise en main idéale avec une mablette rudement mise à contribution, possibilités infinies, ce “jeu” s’avère être un régal pour s’amuser à se prendre pour un level-designer de chez From Software qui aurait été embauché chez Nintendo. Enfin, ce fût et c’est encore mon cas. Et c’est fou comment c’est grisant de passer des heures à fabriquer un niveau, le tester, l’optimiser, et regarder ses potes un rien péteux se vautrer à chaque piège tendu. Chose qui s’applique également quand on veut terminer coûte que coûte les millions de niveaux mis à disposition sur un magasin sans cesse renouvelé. Un vrai petit régal.


 

Pour ce qui est des attentes pour l’année 2016 (et après promis, je vous laisse tranquille), ma liste sur Sens Critique table à environ 70 jeux… Donc un petit very best-of me semble nécessaire, surtout que beaucoup de jeux n’en sont encore qu’à leurs balbutiements, ou alors ont déjà figuré dans mes attendus de l’année dernière, comme Vane, Hyper Light Drifter, Night in the Woods, Cuphead, et bien entendu… The Last Guardian.

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En terme de gros jeux, je ne vais malheureusement étonner personne puis qu’encore une fois, je n’attend absolument rien… Si ce n’est la version européenne de Earth Defense Force 4.1 (et j’assume), mais surtout Final Fantasy XV, dont mon intérêt pour celui-ci augmente de manière exponentielle, ce qui est rare vu que j’ai lâché la série après le neuvième épisode.. J’aime bien le côté bromance du titre, le background pour l’instant présenté, les compositions de Yoko Shimomura… Mon capital sympathie est vraiment fort pour ce prochain épisode, même si franchement, Square-Enix devrait un peu arrêter de flipper et de demander l’avis des fans concernant tous les aspects du jeu. Mes attentes vont une fois de encore se tourner (à quelques exceptions près) sur les jeux indépendants, avec pas mal de titres découverts cette année et qui devraient pour la plupart bien sortir avant 2017. Au niveau plateformers 2D, il me viens rapidement à l’esprit l’intriguant Death’s Gambit, le tortueux Rain World, ou encore le somptueux Seasons After Fall, développé par le français Swing Swing Submarine. Si l’on passe dans les RPG, j’en attend particulièrement trois : le metroid-like Chasm qui s’annonce terrible, le sombre Eitr avec sa vue subjective du plus bel apparat, et enfin Starr Mazer, ce curieux mix entre un shoot’em’up et un point’n’click avec une ambiance très sympa.

v Earth Defence Force 4.1 / Final Fantasy XV / Death’s Gambit / Rain World v

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^ Seasons After Fall / Chasm / Eitr / Starr Mazer ^

On me dit souvent que j’affectionne un peu trop les gros pixels, mais c’est (un peu) faux, surtout avec tout ce que je peux attendre au niveau 3D. Tout d’abord, au niveaux coup de coeurs, je ne pourrais que citer les jeux d’aventures Little Devil Inside et Sea of Solitude, qui n’en sont encore qu’à leurs débuts en prototypes plutôt prometteurs, avec une patte graphique indéniablement attachante et une intriguante fusion de gameplay. Vient ensuite Yooka-Laylee, parce que c’est d’anciens développeurs de Rare qui sont derrière, et que pouvoir rejouer à un Banjo-Kazzoie, ça ne peut signifier qu’une attente fébrile. Tout comme surveiller d’un coin de l’oeil Return of the Obra Dinn, la prochaine création de Lucas “Papers Please” Pope, qui propose en plus d’un univers graphique très particulier, une thématique sur la piraterie pas tant vue que ça dans le jeu-vidéo. Je ne sais pas vraiment où ranger Necropolis, cet hommage très triangulaire à la série des Souls, donc je vais le mettre ici, en espérant qu’il arrive à s’écarter suffisamment de son modèle pour nous faire sombrer dans une autre folie. Puis il y a Ashen aussi, un titre dont on ne sait finalement pas grand chose si ce n’est qu’il sera très dépaysant avec ses décors immenses et ses nombreuses ruines à exploser. Je surveille également Firewatch, cette “simulation” de garde forestier en low-poly, dont la longue démo m’a énormément plu, même si on ne sait pas encore sur quel pied danser qu’en à son histoire… Visiblement horrifique? Vient enfin une production plus ou moins indépendante quand à la taille de l’équipe, puisqu’il s’agit de celle de Ninja Theory, qui a oeuvré comme un gros développeur (avec DMC ou Enslaved) pour aujourd’hui s’autoproduire avec pour le moment un HellBlade dans les fourneaux. La direction artistique démonte, la motion capture de l’héroïne est saisissante, c’est globalement plutôt joli… Mais visiblement, les gens semblent ne se focaliser que sur son système de combat et sa caméra “bizarrement placée”… Ce que je ne comprend pas vraiment, et c’est sans doute pour ça que je suis le seul à l’attendre. A tort ?

v Little Devil Inside / Sea of Solitude / Yooka-Laylee / Retrun of the Obra Dinn v

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^ Necropolis / Ashen / Firewatch / HellBlade ^

Je n’ai pas beaucoup parlé de studios japonais, mais c’était pour mieux revenir dessus vers la fin et l’aborder dans ce qui suite. Ce qui m’a fait plaisir en 2015 c’était le “grand” retour de l’équipe derrière Steambot Chronicles et des Zettai Zetsumei Toshi, qui, après leur départ d’Irem, ont fondé le studio Granzella pour recommencer le développement du 4ème épisode de la série de survival-disaster, en plus d’avoir signé un contrat avec Namco-Bandai pour un spin-off avec un concept similaire et des kaijūs maléfiques. Donc oui, c’est des jeux de niche, mais je les attend avec une certaine impatience. At  last but not least, j’attends avec toujours autant d’impatience les prochaines productions de PlatinumGames, peu importe qui est derrière. Et en 2016, on devrait être servi, avec la probablement modeste adaptation des Tortues Ninja, mais surtout Star Fox Zero (on y croit !), et la suite de NiER. Dommage pour Scalebound qui est décalé en 2017 par contre.

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Vu que tout ça n’est pas prévu pour sortir en même temps en 2016 (et que certains seront sûrement repoussés), je vais pouvoir combler mon retard pris en fin d’année, avec en priorité Undertale (qui vient d’être bouclé) et Aviary Attorney, puis Life is Strange une fois sa version boite sortie, puis continuer à m’adonner au passionnant retrogaming, avec en vue quelques RPGs comme Dragon Force ou Chrono Cross (que je n’ai toujours pas débuté), ou encore les Breath of Fire (coucou Vidok !) et autres Project X Zone qui me font de l’oeil, sachant que tout ce qui pourra se présenter à moi au détour d’un égarement sur ma bibliothèque chamboulera tout ça, surtout avec une PlayStation 4 récemment arrivée dans mon salon et avec laquelle je vais rattraper quelques lacunes principalement Naughty Dogiennes. Et puis il y a la VR qui arrive enfin. Mon PC ne suivant pas, les voyages dans l’espace devront attendre un peu. Le tout est de continuer à rester focalisé sur cinq jeux grand maximum. Enfin, vu que professionnellement c’est un peu plus calme, avec bien moins d’heures supplémentaires de prévues, je vais pouvoir reprendre ce que j’avais entrepris en début d’année dernière : continuer de ”taffer” Unity et développer mes propres jeux. Rien que des prototypes, ça serait déjà super. Parce que là, j’en ai besoin. Pour moi. Pour me vider l’esprit d’idées farfelues. Puis c’est une autre manière de s’amuser.

Bonne année à tous !

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Chadow_91

Sérieux?! C’est quoi toutes ces Wii U achetées vraiment pas cher pour une étiquette à prix modique^^. La chance est de votre côté joueurs français! Excellent sont les musiques de Castlevania, une série que je n’ai jamais joué(honte). Tout de suite après avoir regardé la vidéo résumé(qui m’a bien fais rire) de la conférence Konami de 2010 avec ton lien, j’ai regardé le show complet. Lost in shadow sur Wii qui avais dans cette conférence a l’air d’un bon jeu. J’étais passé devant un bac de jeux usagés qui le contenait et je n’avais plus l’argent cette journée pour l’acheter(vous… Read more »

Vidok
Admin

Que d’attentes pour 2016. D’autant que ton top 2015 est pour le moins original, mais pourquoi pas. Je ne peux que cautionner pour Splatoon, acheté à sa sortie et lancé qu’en toute fin d’année – dernière semaine quoi. Une vraie bouffée d’air frais et de bonne humeur. Je n’arrive pas à lui allouer suffisamment de temps mais je vais me forcer à le faire en février car il le mérite.