Iggy’s Egg Adventure
Appréciation 1

Ne vous y trompez pas : même si les avis Steam sont plutôt positifs (y ont-ils joué jusqu’au bout?), Iggy’s Egg Adventure est assez brinquebalant. Certes, il n’est pas vendu très cher, surtout lors des soldes où il n’est pas rare de le voir bradé à l’extrême et sa technique reste correcte même si elle n’est pas transcendante. Mais au vu de sa prise en main désagréable et son cruel manque de personnalité global, il y a finalement peu d’intérêt à trop s’y attarder. C’est qu’après tout, ce n’est pas comme s’il n’y avait pas d’autres jeux du genre avec autrement plus de potentiel – la série des Shantae peut-être ? – qui traînent sur Steam, Gog ou les shops des consoles.

Résumé 1.0 Pauvre

Iggy’s Egg Adventure

N’allez pas croire que j’ai quelque chose contre les roux en général mais de ceux composant Ginger Labs LLC, je ne peux que les catégoriser comme des créatures du diable. Et pour cause, je m’étais procurée Iggy’s Egg Adventure pour une bouchée de pain au détour d’emplettes hasardeuses durant je-ne-sais-quelles-soldes-Steam. De la plate-forme avec un petit dinosaure tout mignon, tout coloré,voilà qui sentait bon le jeu ciblé jeune public, avec sa bonne petite dose de facilité permettant tout à chacun de se détendre sans se prendre la tête… Et puis, à moins d’un euro, on ne va pas dire que l’investissement était de taille. Eh bien, croyez-le ou non, je m’y suis bien plantée, à tel point que ce jeu est devenu comme une bête noire suscitant rage et angoisse durant une partie de l’année 2017 dans mes sessions de jeu. Et pourtant, j’y suis allée avec toutes les bonnes volontés du monde, même après avoir découvert qu’il s’agissait en réalité d’un jeu bien old-school avec la difficulté qui va avec l’étiquette. Après tout, pourquoi pas ? C’était peut-être là l’occasion de me battre avec moi-même, manchotte sur les bords et peu patiente face à l’échec répété et ainsi dépasser mes limites et évoluer techniquement parlant en tant que joueuse. Croyez bien que j’ai essayé et j’ai fini par abdiquer sur les derniers niveaux. Oui, l’ambition et le défi étaient louables. Mais il vaut bien mieux les réitérer avec un autre candidat, jouant davantage dans les hautes-cours en terme qualitatif.

A quoi ça ressemble ?

Présenté en scrolling 2D à l’ancienne, Iggy’s Egg Adventure modernise un peu les choses avec sa 3D. Ce qui n’est pas sans rappeler ce qui a été fait avec l’opération lifting de chez Nintendo avec Donkey Kong Country Returns et Tropical Freeze. En version plus jurassique et aux tons plus pastel cartoonesque. On sent néanmoins que le budget n’est pas le même mais reste tout de même très honnête vu les cinq euros affichés à la vente en tarif plein. En témoignent les différents bugs que l’on peut rencontrer de-ci, de-là, notamment sur l’éjection inopinée des ennemis de l’écran que l’on élimine lorsque l’on sprinte mais globalement, aucun d’eux n’handicapent l’avancée du jeu. Le scénario s’avère des plus simples et ne sert que de simple prétexte : des hommes préhistoriques ont enlevé la mère du petit dino qui nous sert de protagoniste principal ainsi que ses frères et sœurs, encore dans leurs œufs, histoire d’avoir leur dose d’omelette au petit-déjeuner. Ni une, ni deux, c’est à nous de jouer aux sauveteurs de vastes niveaux avec Iggy ou l’un de ses amis que l’on pourra débloquer au fur-et-à-mesure du jeu, chacun ayant ses caractéristiques propres afin d’apporter un peu de subtilité de gameplay.

Comment ça se joue ?

Le soft s’avère fort classique en terme de plate-forme old-school : un système de vie, des petits œufs nous donnant plus de vie une fois la barre des 100 passés et des gros œufs servant de collectables faisant office de monnaie pour acheter de nouveaux protagonistes ou leur faire changer de look. Des nouveaux personnages avec leurs subtilités comme un petit ptérodactyle qui peut voler ou planer ou par exemple, même si le fait de posséder tel ou tel personnage n’impacte pas réellement sur la quête des collectables, hormis le fait peut-être d’en rendre certains plus faciles à glaner avec un dinosaure plutôt qu’un autre. Une touche de sprint, une touche de saut, une touche de capacité spéciale (souvent basés sur une attaque offensive) et on a fait le tour. Malheureusement, c’est réellement sur la prise en main que les choses se gâtent. On y retrouve cette rigidité d’antan mais dans son aspect le plus désagréable. On est bien loin de ressentir les sensations de jeu de son modèle Donkey Kong (que ce soit celles de l’époque, que les versions plus récentes), ni même la précision d’un vieux Mario. On s’en accoutume bien sur les premiers niveaux, simples comme bonjour. Beaucoup moins par contre par la suite où la difficulté devient réellement coton. Inégale au passage, ce qui ne fait qu’ajouter plus de frustration. Car ajouter du challenge pour ce genre de jeu, soit. En revanche, jouer sur des pixels ou un timing au poil de cul lorsque les sauts sont d’une imprécision folle, même avec tous les efforts du monde en terme de volonté d’apprentissage du level design, ça finit réellement par gaver.

Pourquoi on en parle ?

Cette maniabilité désagréable, on la retrouve autant en configuration clavier/souris qu’avec une manette. Ajoutez à cela, une longueur moyenne de niveau excessive – une bonne dizaine de minutes au compteur – qui finit par se montrer çà la longue complètement indigeste. d’autant plus qu’ils sont suffisamment labyrinthiques en terme de verticalité pour obliger le joueur à les recommencer plusieurs fois afin de glaner l’intégralité des collectables cachés dedans. Et ainsi, enchaîner plus de vies perdues, de game over frustrants car le plus souvent dus à l’imprécision de gameplay. Et d’incitation à l’abandon prématuré, entre rage et lassitude de se coltiner de si gros blocs qui ne se renouvellent finalement que très peu. Une monotonie brisée par les combats de boss où un véritable effort de variété de stratégie a été fourni de la part des développeurs, même s’ils nous paraîtront totalement anecdotiques par leur facilité aberrante en comparaison à l’exigence du level-design déployé lors des phases de plate-forme classiques dès lors que l’on atteint le premier tiers du jeu, jusqu’à devenir aussi infernale que la fournaise du volcan en background du dernier monde.

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