Armored Core Formula Front
Appréciation 3

Armored Core est un jeu tout à fait agréable mais difficile d’accès pour beaucoup de monde. Très beau mais étant donné que le joueur n’est pas acteur, il est difficile de préconiser ce jeu. Pourtant, j’y ai passé de très bons moments. C’est pourquoi je propose de lui mettre la moyenne et, tout un chacun, en fonction de ses goûts, fera évoluer l’appréciation

Résumé 3.0 Correct

Armored Core Formula Front

Au fil des années, From Software s’est acquis un certain savoir faire dans la création de jeu de mecha, notamment au travers de sa série fétiche, Armored Core. Nouvelle plate-forme de Sony oblige, un nouvel Armored Core fait son apparition le jour de la sortie japonaise. En revanche, il diffère beaucoup de ses prédécesseurs…

Du tuning de mecha

Voici le principal atout du jeu. Je rassure donc tout de suite les amoureux de la série : ce qui a fait la renommée des Armored Core – la gestion de mechas – est toujours présente. Au départ, vous disposez de 5 mechas par défaut. Ils n’ont rien d’extraordinaire, ils sont classiques dans leur apparence et vous aurez du mal à remporter des combats avec. Il est donc important de les personnaliser d’entrée de jeu. Pour cela, direction les nombreux menus de customisation.

Et c’est parti ! Vous commencez par la tête, puis le corps, le bras droit, le bras gauche, etc… Vous pouvez TOUT changer. Il faut également modifier le moteur. C’est assez effarant. Vous enchaînez par les propulseurs puis les ventilateurs. Mais ne faut-il pas combattre aussi ?

Les armes pouvant être équipées sur votre warrior sont extrêmement diverses. Vous pouvez aussi bien équiper des armes de longue distance (sniper), courte distance (fusil, pistolet,…) ou au corps à corps (matraque, poings américains,…). Si tout cet arsenal ne vous satisfait pas, vous pouvez rajouter lance-roquettes, lance-missiles et autres armes de destruction massive sur les épaules.

Pour pouvoir se battre sur une durée honorable, il faut également faire gaffe au nombre de munitions. Attention cependant : il faut que le poids ne soit pas trop élevé pour les jambes.

Bref, il est nécessaire de prendre en compte énormément de caractéristiques et de paramètres avant de ressortir des menus de configuration. Je n’en ai pas cité la moitié. Passer près d’une heure à choisir ses pièces est monnaie courante.

Les combats

Après avoir sué comme un fou dans les menus, il est temps de tester la bête. Il faut savoir que l’on dirige une team de 5 mechas mais qu’un seul suffit pour participer aux fights. Les matchs se disputent en un contre un. A chaque match remporté, vous gagnez une place dans le classement mondial.

Je vous annonçais que ce Formula Front différait de ses grands frères. Eh bien, voici en quoi : les duels. Vous ne dirigez plus votre robot, vous ne faites plus que le regarder se battre pour vous. Autrement dit, on passe d’un PES à un Guy Roux Manager. En effet, dans les menus, avant d’entamer le combat, il fallait régler l’I.A. du mecha pour qu’il combatte selon un schéma particulier. Eh là, il faut bien le dire, le jeu perd beaucoup de son charme. Le joueur n’est plus complètement maître de son robot. Il devient spectateur sans pouvoir influer sur le match, pas en temps réel en tout cas. Je ne parle même pas des gens qui ne comprennent pas un mot de japonais qui ne saisiront alors absolument rien au paramétrage de l’I.A.

Les fans de la série l’auront compris par eux-mêmes : il n’y a plus de mode mission puisque le contrôle des robots n’est plus. Il ne reste plus que les duels…

La réalisation

Etant donné que les développeurs ont préféré opter pour ce style de gameplay, ils ont pu ainsi bonifier l’aspect technique du jeu.

Les mechas sont absolument superbes. Ils sont presque plus beaux que ceux des versions PS2. Les détails foisonnent, chaque pièce que vous avez installée est visible. C’est un régal que d’admirer sa création en mouvement, surtout après le temps passé dans les menus. Les décors, eux, sont en revanche très vides mais pas plus que dans les autres jeux de la série Armored Core. Même si ce qui nous intéresse le plus, ce sont les robots et non les décors, il est quand même dommage qu’ils n’aient pas bénéficiés de davantage de soin.
En règle générale, les combats sont vifs et rapides. Dans la même veine, l’animation suit parfaitement.

Aucune saccade n’est à relever, ni ralentissement d’ailleurs. Le jeu fait plutôt bonne figure en tant que vitrine technologique de la PSP.

Conclusion

J’ai beaucoup d’affection pour cet Armored Core Formula Front, qui est un jeu réellement spécial. Il offre d’énormes possibilités de customisation vis-à-vis des robots mais en revanche, le joueur est spectateur pendant les combats. C’est un parti pris des développeurs qui ne plaira pas à tout le monde. En tout cas, si vous êtes intéressé, une version Internationale (plus complète) est disponible.
Armored Core est un jeu tout à fait agréable mais difficile d’accès pour beaucoup de monde. Très beau mais étant donné que le joueur n’est pas acteur, il est difficile de préconiser ce jeu. Pourtant, j’y ai passé de très bons moments. C’est pourquoi je propose de lui mettre la moyenne et, tout un chacun, en fonction de ses goûts, fera évoluer l’appréciation.

Articles qui pourraient vous intéresser

Old Man’s Journey

Old Man's Journey

Old Man's Journey a beau être ce genre de petit jeu trop cher par rapport à sa durée de vie au ras des pâquerettes, il n'en demeure pas moins charmant. Direction artistique très réussie, gameplay simpliste qui fait son boulot et n'est pas aussi prétexte qu'il n'y paraît sur le papier tant il vient renforcer l'atout principal qui le fait se démarquer : mettre en lumière un protagoniste âgé. Pour lequel on n'ira pas forcément dire que ce sera notre « nous du futur », même si l'on ne pourra cacher qu'on espère tenir sa même forme physique et détermination lorsqu'on parviendra à son âge. Mais qui nous touchera tant l'on pensera à notre propre papy, ce qui fera que l'on mettra un point d'honneur à l'aider tout au long de son périple à lui aménager son trajet pour qu'il puisse arriver à sa destination. Avec toujours ce plaisir aussi indiscret que coupable de découvrir les tenants et aboutissants de cette petite histoire ordinaire et intimiste..

Ratchet & Clank

Ratchet & Clank

La formule Ratchet & Clank à base de plate-forme et d'action a toujours fonctionné et ce, dès ce premier opus qui n'a pas pris une ride, même sur son support originel. Parce que finalement, la série n'a pas forcément beaucoup évolué au fil des épisodes, hormis le fait de s'appuyer davantage sur ce qui fait le succès du soft : plus d'armes badasses, de gadgets et surtout, d'humour. Parce qu'il fut un moment où le jeu vidéo était peut-être devenu trop sérieux et mature, notamment durant l'ère PS360, d'où le fait que la franchise d'Insomniac Games a toujours réussi à conserver son public. Parce que même si la formule n'a pas forcément beaucoup évolué, les sensations jouissives de jeu et l'univers cartoonesque, non. Et c'est bien là tout ce qu'on demande..

Berzerk

Berzerk

Bien que simpliste, le système de Berzerk n’en est pas pour autant mal rôdé, au contraire. La présence d’Otto, la difficulté progressive, le pallier des 5000 points loin d’avoir été choisi au hasard, sont autant d’éléments démontrant la justesse des choix techniques et des tests effectués. Un vrai plaisir.

Poster un Commentaire

avatar
2000
  S'abonner  
Me notifier des