Gremlins 2 : The New Batch
Appréciation 3

Finalement, Gremlins 2 est une adaptation réussie du film qui justifiait l’achat de la cartouche à l’époque, et qui demeure encore aujourd’hui un titre à parcourir avec plaisir. Bien que très classique, il propose un challenge solide mais pas insurmontable, une réalisation globale encore percutante, une maniabilité réussie et ainsi qu’une bande son entraînante.

Résumé 3.0 Correct

Gremlins 2 : The New Batch

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En 1990 sortit Gremlins 2 : La Nouvelle Génération, séquelle de la comédie-noire de Joe Dante. Bien évidement, dans l’énorme machine marketing naquirent moult produits inspirés au film : jouets, peluches, tee-shirts, et bien sûr jeux-vidéo, développés par différents studios selon le support visé. C’est à Sunsoft qu’est revenu l’honneur de s’occuper des moutures Gameboy et NES, le développeur ayant visiblement donné assez de preuves à la Warner de son savoir-faire avec l’adaptation du Tim Burtonien Batman, l’année précédente. Une maîtrise qui se confirme encore, comme nous allons le voir.

Nous incarnons le mignonnet Gizmo, bien décidé, comme nous, à casser la gueule de ses enfants, frères, ou je ne sais quoi. L’histoire du jeu reflète quelque peu celle du film : libéré d’une cage du laboratoire par Billy et son levé de pouce façon « tu te démerdes », la petite bestiole poilue devra affronter de nombreux ennemis et éviter différents pièges vicieux à travers un jeu de plateformes en vue de dessus, très classique dans son gameplay mais tout de même efficace. Les décors sont inspirés par certains moments de la bobine, qui se passe, rappelons-le, dans l’énorme building futuriste de la société Clamp: bureaux, plateaux TV, conduits d’aération… Les développeurs, trouvant tout cela bien barbant et facile à traverser, ont eu la bonne idée d’ajouter quelques trous, passages cloutés, et divers pièges pour rendre la réussite des niveaux un peu plus compliquée. Les trois premiers tableaux ne sont qu’une mise en bouche pour introduire les simples mécaniques du jeu dans la caboche des joueurs, Sunsoft se décidant ensuite à mettre le paquet pour les suivants avec un level-design bien sadique où l’apprentissage du moindre recoin des levels est fortement suggéré, voire indispensable. Petits gremlins, chauves-souris, araignées, ou encore tomates géantes viendront se joindre à la fête. Bien heureusement, la maniabilité du jeu est exemplaire, et si le joueur ne dispose que d’une vie par défaut, son quota de continues est infini, et chaque niveau – en dehors des boss – possède son propre mot de passe à noter précieusement.

Pour lutter contre ses nombreux adversaires, Gizmo dispose d’un armement unique qui s’améliora significativement à chaque fin de monde, ainsi que de différents objets et upgrades trouvables ici et là ou échangeables dans la boutique du vieux Chinois contre des orbes lâchées par les ennemis : amélioration de l’énergie ou de l’arme du joueur, recharge et vie supplémentaire, ballon évitant de tomber dans un trou… Du tout bon, mais quitte à corser un peu plus la difficulté, un seul article ne peut être acheté à chaque passage dans l’échoppe, l’accès à cette dernière disparaissant après l’obtention d’un item. Et bien entendu, rien ne sera sauvegardé après un Game Over. On se retrouve donc à apprendre par cœur les niveaux afin de limiter la perte de précieux cœurs pour ne pas périr méchamment face aux coriaces boss du jeu, même si nous sommes bien loin du frustrant Teenage Mutant Hero Turtles, et c’est tant mieux.

Techniquement, on retrouve toute l’expertise de Sunsoft à nous proposer des jeux aux graphismes bien chiadés, avec son petit lot d’animations détaillées, ainsi que d’impressionnantes cinématiques qui nous montrent que finalement la petite Nintendo en a sous le capot. Même constat pour les inoubliables musiques qui ont bercé de nombreux joueurs et agacé tout autant de parents, et qui s’inscrivent dans le style musical propre à Sunsoft (comme chez Konami et Capcom), que l’on peut retrouver à l’écoute des compositions de Blaster Master ou encore Journey to Silius.

Finalement, Gremlins 2 est une adaptation réussie du film qui justifiait l’achat de la cartouche à l’époque, et qui demeure encore aujourd’hui un titre à parcourir avec plaisir. Bien que très classique, il propose un challenge solide mais pas insurmontable, une réalisation globale encore percutante, une maniabilité réussie et ainsi qu’une bande son entraînante. Mais n’oubliez pas, si vous trouvez la cartouche chez un étrange marchant, ne la mouillez pas, ne la mettez pas à la lumière et ne tentez pas de lui donner à manger après minuit… Vous risqueriez de la bousiller. C’est marqué au dos de la cartouche (ou pas).

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C’est réellement ce qui est marqué derrière la boîte ? Si c’est le cas, je trouve ça génial. ^^
Techniquement, c’est vrai qu’il est plus que réussi pour de la Nintendo !