The Rub Rabbits
Appréciation 4

Très agréable à l’œil, plus long, plus convivial et encore mieux pensé, il constitue l’un des tout meilleurs jeux de la console et utilise de façon tout à fait intéressante la DS. Aucun jeu sur ce support ne peut se vanter d’en faire autant. Sans être une révolution, il poursuit l’œuvre de son aîné et fait honneur à la DS de la meilleure des façons

Résumé 4.0 Très bon

The Rub Rabbits

La Sonic Team est de retour sur DS ! Elle nous avait étonnés une première fois avec Project Rub, elle tente de renouveler l’exploit avec The Rub Rabbits. Je vous ai déjà bien parlé du premier épisode, je vais tâcher de vous renseigner sur les apports de cette suite. Ce mot est généralement de mauvaise augure quand il s’agit de succéder à un bon jeu. Rares sont les séquelles à être à la hauteur de leurs aînés, Sega relève le défi et tout ce que l’on peut dire, c’est qu’il semble réussi.

Deux pour le prix d’une

Rappelez-vous, Project Rub vous mettez dans la peau d’un jeune garçon qui essayait de séduire une jeune femme au prix de nombreux dangers. Figurez-vous que The Rub Rabbits vous propose de rentrer à nouveau dans la peau d’un jeune célibataire qui croise fortuitement l’amour de sa vie dans un lieu public, à savoir une grande surface. Si la jeune fille ne semble pas le remarquer, lui ne peut plus détacher son regard d’elle. Le seul léger problème vient des dizaines d’autres gars qui ont les mêmes pensées que notre héros. La demoiselle a visiblement ensorcelé une bonne cargaison d’hommes transis et la lutte s’annonce difficile.

Cependant, l’histoire serait presque trop simple s’il n’y avait que ces énergumènes pour vous barrer la route. Une jeune fille va tomber amoureuse de notre héros. Eh oui, pour une fois, c’est le héros qui plaît (enfin !) et elle n’hésitera pas à employer les grands moyens. Vous allez apprendre à vous méfier d’une femme contrariée si ce n’était pas déjà fait. Les situations sont alors toutes plus loufoques les unes que les autres, à croire que ces protagonistes n’évoluent pas dans la même dimension que nous. Les invraisemblances s’enchaînent, les événements extravagants également et pourtant, on ne cesse de se dire « pas de pot » avec un sourire qui décrit le plaisir ressenti.

Quand le deux est mieux que le un

Tout est dans le sous-titre… mais abordons tout de même les modifications et apports que nous offre cette suite qui a tout d’une grande. Tout d’abord, la première chose qui marque, c’est l’évolution du design ; Project Rub était beau mais surtout présentait une esthétique particulière qui le rendait si marginal. The Rub Rabbits conserve le style mais en le peaufinant de manière plus qu’efficace. Les personnages semblent plus réels que par le passé. Le système des ombres a pourtant été conservé mais la taille des protagonistes a changé et leur animation aussi. Si le premier état permet de se sentir plus proche d’eux, le second leur donne vie. Les gestes paraissent encore plus « humains » que dans la préquelle. Nous avons réellement l’impression d’assister à un spectacle de marionnettes parfaitement mis en scène. Les plans permettent d’intensifier l’action (il y en aura plus que vous ne pensez) et tout contribue à se sentir bien dans cet univers si particulier.

Les développeurs se sont réellement triturés le cerveau pour nous offrir des dégaines crédibles et des clichés de circonstance. Quand on sait que de nombreuses femmes ont participé au développement, en tant que membres de l’équipe ou simple consultantes, il n’y a plus de doute là-dessus : The Rub Rabbits a pour ambition d’être un soft romantique.

De la tendresse que diable !

Le jeu est encore plus fleur bleue qu’avant. Le but des jeux étant le rapprochement du héros et de sa dulcinée, il était prévisible que les mini-jeux se voient doter d’un romantisme exacerbé. Les plus bourrins d’entre nous peuvent passer leur chemin et retourner taper du piéton. Ici, la finesse prédomine et il est sans cesse question d’amour. Par l’intermédiaire des jeux, nous devons réussir à ouvrir le cœur de la demoiselle convoitée et nous y faire une petite place. Chose aussi facile à dire qu’à faire d’ailleurs. On sent bien la volonté des développeurs de proposer un challenge certain mais, malheureusement, le soft se finit rapidement. La difficulté a toutefois été légèrement rehaussée depuis Project Rub mais le nombre de défis également. Bref, sur le papier, The Rub Rabbits semble plus long que son aîné et il l’est mais pas de beaucoup… si l’on considère uniquement le mode story. De nombreux modes supplémentaires ont été rajoutés tel que « faire des bébés » (à jouer de préférence à deux avec une personne du sexe opposé afin de découvrir le profil du bébé qui conclurait l’union des deux joueurs). Tous les mini-jeux sont accessibles en dehors du mode principal pour notre plus grand plaisir et un mode difficile fait son apparition une fois l’aventure bouclée. La possibilité de parfaire la garde robe de votre dulcinée virtuelle est toujours à l’ordre du jour et est plus complet que jamais puisque vous pourrez même créer vos propres motifs.

Qu’est-ce qui nous attend?

The Rub Rabbits semble plus « mature » que Project Rub. Les personnages paraissent plus âgés et les jeux respirent la nouveauté. Tous les âges trouveront leur compte : les plus jeunes rêveront, les plus vieux se rappelleront leurs débuts et les autres profiteront de l’ambiance survoltée. Eh oui, les instants romantiques succèdent aux passages humoristiques, eux-mêmes précédant des moments de frénésie tout à fait agréables. La jeune série des Rub se base sur les sensations et les impressions (grâce au style graphique) et chacun savourera le soft à sa façon. N’est-ce pas l’essentiel ? D’autant que The Rub Rabbits utilise encore mieux les fonctionnalités de la console. Avant, nous pouvions souffler et utiliser les capacités tactiles ; c’est toujours possible mais, grande nouveauté : certains jeux nous demandent de faire pivoter la console soit à 90% soit à 180%. Cela change la prise en main et la vision. Encore une once d’originalité dans un jeu qui se veut déjà très singulier.

Nous avons donc une oeuvre encore plus agréable mais aussi plus conviviale. Puisque si le jeu des bébés permet à deux personnes de participer, le hullabaloo demande à faire des relais de touche. Des touches apparaissent à l’écran, il faut alors appuyer dessus, d’autres suivent, il faut les rentrer sans relâcher les premières. Puis, en les relâchant mais elles seulement, pas les secondes, il faut en maintenir d’autres, le tout se faisant dans des intervalles assez courts et avec toujours plus de touches. Très vite, faire ce jeu à plusieurs devient primordial. Fous rires garantis.

Project Rub en mieux

Voilà comment nous pourrions résumer The Rub Rabbits. Très agréable à l’œil, plus long, plus convivial et encore mieux pensé, il constitue l’un des tout meilleurs jeux de la console et utilise de façon tout à fait intéressante la DS. Aucun jeu sur ce support ne peut se vanter d’en faire autant. Sans être une révolution, il poursuit l’œuvre de son aîné et fait honneur à la DS de la meilleure des façons.

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