Ape Escape P
Appréciation 3

Ape Escape P est toujours un bon petit jeu de plate-forme à l’ambiance niaise au possible mais qui vous fera passer de bons moments. La capture de singes en liberté est réellement une activité à laquelle on prend goût rapidement. Il est dommage que les développeurs n’aient davantage tiré parti des capacités de la console pour améliorer encore un peu plus la réalisation technique.

Les fans de plate-forme frustrés peuvent facilement se laisser tenter par Ape Escape. Ni excellent, ni mauvais, il s’affiche comme un bon petit soft qui vous distrairera le temps de quelques après-midi. Destiné avant tout aux enfants, il n’en demeure pas moins agréable pour les plus âgés également. A prendre d’occasion

Résumé 3.0 Correct

Ape Escape P

Premier soft de plate-forme de la PSP, Ape Escape P n’est en réalité que le portage bête et méchant de la version Playstation sortie en 1999 (je rappelle également qu’il est disponible en import depuis mars 2005). Au vu du succès de celle-ci, les gens de chez Sony se sont sûrement dit que ce serait simple de gagner des sous en ressortant le jeu légèrement refait, six ans plus tard, mais sur portable ! Heureusement, le jeu était bon à l’époque, par conséquent, il l’est resté.

Un principe excellent

Avant d’en parler plus longuement, il est nécessaire de vous toucher deux mots du scénario afin de bien comprendre la suite.

Alors que Spike (le héros) et son ami Jake venaient rendre visite à leur ami le Professeur (il n’a pas de nom, ambiance niaise powa). Au moment où ils pénètrent dans le labo, ils se retrouvent face à une bande de singes euphoriques en plein kidnapping d’une machine à remonter le temps. Alors que tous les primates disparaissent dans un rayon lumineux, les deux compères sont aspirés à leur tour, séparés et envoyés dans des époques différentes.

Malgré les différences temporelles, le professeur et son assistante Nathalie (au secours !) prennent contact avec Spike et lui révèlent que toute cette affaire est l’oeuvre de Specter, singe devenu suprêmement intelligent grâce à un casque inventé par le professeur justement. Votre mission, si vous l’acceptez, sera de capturer tous les singes disséminés au travers de plusieurs époques avant qu’ils n’influent sur le présent et à fortiori le futur.

Afin de remplir cette tâche pour le moins importante, vous aurez à votre disposition divers gadgets (dont je parlerai plus bas) dont le filet à papillon. Elément indispensable du héros, il vous permettra de capturer ces saletés de primates. Toutefois, si au début du jeu, ils sont aussi intelligents que des quiches moisies, très vite, ils deviendront espiègles et vous poseront moult problèmes. Vous aurez remarqué leur espèce de gyrophare cloué sur la tête ; eh bien, ce dernier indique à quel point ils vous ont repéré : pas de lumière, lumière bleue, lumière jaune, lumière rouge. Une fois cette dernière atteinte, je peux vous garantir que le singe va vous en faire baver, c’est parti pour une course poursuite avec accélération du singe, coup de latte, lâchage de peaux de bananes et j’en passe. Plus vous avancerez, plus ils seront filous et retords à choper. Tout l’intérêt du soft repose sur la chasse aux singes, les situations changeant dans chaque niveau.

Une réalisation sans fioritures

Il suffit que vous jetiez un coup d’oeil aux photos pour vous en rendre compte : le jeu est agréable à l’oeil. Il ne flatte pas spécialement nos rétines mais il n’y a aucune raison de gerber dessus non plus. Les décors sont très colorés et jolis comme tout. Petit bémol : on remarque également qu’ils sont assez pauvres en détails. En même temps, il est vrai que cela renforce le côté cartoon de l’ensemble. Car oui, les singes semblent réellement issus d’un dessin animé. Ils bougent remarquablement bien et sont fandards. Selon les niveaux, ils porteront des habits différents comme des gros manteaux, des moufles ou encore des lunettes de soleil, tout dépend de la saison représentée. Tous ces petits détails donnent un cachet graphique assez particulier à Ape Escape.

Dans la même veine, le level design est tout à fait correct et dans la lignée des habituels jeux du genre. Vous aurez assez à faire avec toutes sortes de plates-formes, ponts branlants et autres poutres suspendues pour bien comprendre que vous êtes dans un jeu de plate-forme. Les niveaux sont extrêmement nombreux. Chaque époque se compose de trois niveaux et vous traverserez une vingtaine d’époques différentes. Dans chacune d’entre elles, vous devrez capturer un certain nombre de singes pour passer à la suivante. Il vous est également conseillé de piquer des jetons dorés à l’effigie de Specter afin de débloquer des mini-jeux (comme celui de la boxe, par exemple, un modèle de fun). Bien sûr, pour compléter le jeu à 100%, il vous sera demandé de tout collecter aussi bien singes que pièces d’or. Une seconde fin sera alors disponible.

Un gameplay très bien pensé

A sa sortie, il y a presque sept ans de cela, Ape Escape était un véritable précurseur dans son domaine sur console Sony : il était le premier jeu à obliger le joueur à se servir des joysticks analogiques de la manette. Il en est toujours de même ici : les déplacements se font avec le stick de la console. En cours de jeu, vous pouvez utilisez trois gadgets répartis sur les boutons rond, triangle et croix. Une pression sur l’un d’entre eux permet de se servir de l’objet. Si vous voulez configurer ces touches, il suffit de passer dans le menu, une fois le jeu en pause. Très simple d’accès, il permet de changer très vite sa config et contribue au confort de jeu. Il vous sera proposé 8 gadgets durant le jeu. Vous aurez par exemple accès à un sabre laser, au filet abordé plus haut, à un radar ou encore à un lance-pierre. Ces objets permettent de diversifier les phases de jeu et apporte encore davantage de fraîcheur à un jeu qui n’en avait pourtant pas besoin mais c’est toujours appréciable. Le jeu est donc un bijou d’accessibilité et de prise en main.

Par contre, là où le bât blesse, c’est concernant la gestion de la caméra. Elle est toujours située sur la croix de direction. Néanmoins, contrairement à la version d’antan, cette fois-ci, il faut utiliser celle de la PSP : jongler entre le stick et la croix est devenu une activité bien plus périlleuse qu’auparavant. Le placement automatique de la caméra n’étant pas souvent optimale, l’envie de rectifier le tir arrive fréquemment. La gâchette L limite les dégâts en offrant l’opportunité de repositionner la vue juste derrière Spike. Le petit bémol vient donc de cette gestion hasardeuse de la caméra qui vous fera râler plus d’une fois au cours du jeu.

Un bon petit jeu

Au final, Ape Escape P est toujours un bon petit jeu de plate-forme à l’ambiance niaise au possible mais qui vous fera passer de bons moments. La capture de singes en liberté est réellement une activité à laquelle on prend goût rapidement. Il est dommage que les développeurs n’aient davantage tiré parti des capacités de la console pour améliorer encore un peu plus la réalisation technique.

Les fans de plate-forme frustrés peuvent facilement se laisser tenter par Ape Escape. Ni excellent, ni mauvais, il s’affiche comme un bon petit soft qui vous distrairera le temps de quelques après-midi. Destiné avant tout aux enfants, il n’en demeure pas moins agréable pour les plus âgés également. A prendre d’occasion.

Articles qui pourraient vous intéresser

Old Man’s Journey

Old Man's Journey

Old Man's Journey a beau être ce genre de petit jeu trop cher par rapport à sa durée de vie au ras des pâquerettes, il n'en demeure pas moins charmant. Direction artistique très réussie, gameplay simpliste qui fait son boulot et n'est pas aussi prétexte qu'il n'y paraît sur le papier tant il vient renforcer l'atout principal qui le fait se démarquer : mettre en lumière un protagoniste âgé. Pour lequel on n'ira pas forcément dire que ce sera notre « nous du futur », même si l'on ne pourra cacher qu'on espère tenir sa même forme physique et détermination lorsqu'on parviendra à son âge. Mais qui nous touchera tant l'on pensera à notre propre papy, ce qui fera que l'on mettra un point d'honneur à l'aider tout au long de son périple à lui aménager son trajet pour qu'il puisse arriver à sa destination. Avec toujours ce plaisir aussi indiscret que coupable de découvrir les tenants et aboutissants de cette petite histoire ordinaire et intimiste..

Ratchet & Clank

Ratchet & Clank

La formule Ratchet & Clank à base de plate-forme et d'action a toujours fonctionné et ce, dès ce premier opus qui n'a pas pris une ride, même sur son support originel. Parce que finalement, la série n'a pas forcément beaucoup évolué au fil des épisodes, hormis le fait de s'appuyer davantage sur ce qui fait le succès du soft : plus d'armes badasses, de gadgets et surtout, d'humour. Parce qu'il fut un moment où le jeu vidéo était peut-être devenu trop sérieux et mature, notamment durant l'ère PS360, d'où le fait que la franchise d'Insomniac Games a toujours réussi à conserver son public. Parce que même si la formule n'a pas forcément beaucoup évolué, les sensations jouissives de jeu et l'univers cartoonesque, non. Et c'est bien là tout ce qu'on demande..

Berzerk

Berzerk

Bien que simpliste, le système de Berzerk n’en est pas pour autant mal rôdé, au contraire. La présence d’Otto, la difficulté progressive, le pallier des 5000 points loin d’avoir été choisi au hasard, sont autant d’éléments démontrant la justesse des choix techniques et des tests effectués. Un vrai plaisir.

Poster un Commentaire

avatar
2000
  S'abonner  
Me notifier des