L’Arche du Captain Blood

L’Arche du Captain Blood

Si vous n’approchez pas d’un âge qu’il convient de qualifier de canonique, sans doute ne connaissez-vous pas L’Arche du Capitaine Blood. Sorti en 1988 sur Atari ST et développé sous le label Exxos d’ERE Informatique (futur Cryo), c’est l’archétype de l’OVNI inclassable. Mélange étrange d’exploration, de diplomatie et de fumette de substances illicites, l’Arche est un jeu fort qui marque et fait toujours montre aujourd’hui d’une audace et d’une modernité étonnantes. Petit retour vers le passé

Xenosaga Episode 3 – Also Sprach Zarathustra

Xenosaga Episode 3 – Also Sprach Zarathustra

Aujourd’hui, on peut se demander où est passé cet espace d’expression et d’évasion d’une vivacité incroyable qu’a été le RPG japonais. Notre média manque sans doute d’une voix japonaise qui évoquerait la politique, la religion et la philosophie ou qui nous ferait partager le destin et les interrogations de personnages d’une grande humanité. Et tout ça en proposant un gameplay de qualité pour ne rien gâcher. Toutes ces choses, Xenosaga 3 nous les offre avec générosité. Ce jeu est un monument, d’autant plus précieux pour notre patrimoine vidéoludique qu’on semble en avoir définitivement perdu le moule

Xenosaga Episode 2 – Jenseits Von Gut und Böse

Xenosaga Episode 2 – Jenseits Von Gut und Böse

Il faudra jouer à Xenosaga 2 lorsque vous entamerez cette grande trilogie du jeu vidéo. Certes, vous allez en chier, les manettes vont voler, et vous allez parfois vous ennuyer. Mais vous assisterez aussi à de grands moments, comme les évolutions des personnages et cette fin gigantesque. Et en-dehors de son importance capitale dans le scénario, il représente, malheureusement, ce qu’aurait pu être Xenosaga avec plus de temps et de moyens. Alors que son petit frère, l’enfant prodigue, sera un vrai miracle, Xenosaga 2 n’est au final qu’un épisode sacrifié

Brothers : A Tale of Two Sons

Brothers : A Tale of Two Sons

Voilà de nouveau un jeu que j’ai fait par accident. Un « truc » de dimanche après-midi flemmard. De ceux lors desquels on lance un indé réputé pour être court car on a même la paresse de débuter quelque chose de trop long. 3 heures plus tard j’en tremblais encore. Il m’est donc apparu impossible de ne ..

The Legend of Zelda : The Wind Waker HD

The Legend of Zelda : The Wind Waker HD

L’inconvénient quand on veut donner son avis sur un remake, c’est qu’on ne sait jamais si on se cantonne à la plus-value de la nouvelle version ou critiquer simultanément l’oeuvre originale dans sa globalité. Un foutu casse-tête à vous empêcher de dormir la nuit et qui explique en partie ma longueur quelque peu abusive pour ..

Dishonored

Dishonored

Voilà une petite dizaine d’années que le FPS est à la mode sur console et autant être franc avec vous : je n’ai jamais vraiment aimé ce genre. Toutes ces armes à feu, toutes ces détonations, tout ça m’a toujours laissé de marbre, voire franchement rebuté. Quant à cette récente omniprésence de jeux militaristes qui ..

Virtue’s Last Reward

Virtue’s Last Reward

Virtue’s Last Reward est un jeu puissant, de ceux qui marquent et qui font réfléchir. De ceux qui sont construits pièce par pièce, avec amour, minutie et dévotion, par une équipe de concepteurs qui a une vision tranchée et sans concession de son game-design et qui s’y tient. Une vision qui ne laisse rien au hasard, qui privilégie le récit et qui intègre mécaniques de jeu et scénario dans une cohérence et une synergie parfaites. Cette vision ne plaira pas à tout le monde. Et elle choquera même sûrement certains dans leur vision immuable de ce que doit être ou ne pas être un jeu vidéo. Mais peu importe : il est indéniable qu’elle apporte une fraîcheur bienvenue à une industrie vidéoludique de plus en plus formatée. Qu’on apprécie ou pas, Virtue’s Last Reward apporte au jeu vidéo quelque chose qui lui manque. Une raison qui s’ajoute à d’innombrables autres pour attendre avec impatience la sortie du prochain jeu de la série Zero Escape.

Of Orcs and Men

Of Orcs and Men

Of Orcs and Men attire l’œil. Spiders, du haut de sa petite vingtaine d’employés, a réussi à offrir un cachet qui n’a pas à rougir face aux superproductions du marché ; tandis que Cyanide fait encore une fois montre de son talent d’écriture offrant aux fans de bonnes histoires et dialogues savoureux une nouvelle aventure. Un scénario à découvrir, s’appréciant de plus en plus au fil des heures, tel un bon bouquin, et qui saura tenir en haleine plus d’un joueur. En espérant que ce n’est bien que le début d’une trilogie qui nous amènerait à parcourir plus ouvertement les terres Isériennes…

Castlevania : Lords of Shadow

Castlevania : Lords of Shadow

Si cette relecture occidentale apporte de nouveaux éléments à la série Castlevania, que conserve-t-elle de ses codes ? Et bien en fait, pas grand-chose si ce n’est rien. Là où Lament of Innocence et Curse of Darkness se sont efforcés à prendre le modèle originel en 2D et à le faire rentrer tant bien que mal dans les codes de la troisième dimension, MercurySteam a fait un jeu d’action-aventure en 3D nourri à coups de références bien senties inspirées par son amour de la saga de Konami. Cette différence d’approche est peut-être à la fois le plus gros souci de Lords of Shadow et son plus gros atout. Son plus gros souci parce que le jeu est surtout l’hommage d’une bande de fans et ne sera sans doute jamais reconnu comme un « vrai » Castlevania par ceux qui aiment la série depuis deux décennies tant il s’en distance. Et son plus gros atout parce que s’affranchir des origines était sans doute le seul moyen d’offrir à la fois un gameplay très convainquant et un peu de fraîcheur et d’originalité au soft. La question est de savoir si l’on cherche un Castlevania dans la lignée de tout ce que la série a offert depuis vingt ans… ou juste un excellent jeu.

Valkyrie Profile 2 : Silmeria

Valkyrie Profile 2 : Silmeria

Pas facile de donner naissance à un mythe… Ca fait partie des choses qui arrivent presque par accident : ça ne se décide pas mais du coup on vous attend au tournant pour la suite de votre carrière. Tri-Ace en a fait les frais avec le premier Valkyrie Profile, un jeu différent et atypique, une perle imparfaite sur laquelle souffle un vent de fraîcheur morbide et qui fait l’objet d’un véritable culte pour une partie non négligeable du public de passionnés de RPGs nippons. Le genre de jeux auquel on ne devrait pas donner de suite à la légère..

Nier

Nier

Nier est un peu le jeu que personne n’attendait. Un héros musculeux, une jeune femme à la tenue aguicheuse et au langage vulgaire, des hectolitres de sang… Les premières informations sur le dernier titre édité par Square Enix ne laissaient pas espérer autre chose qu’un Beat Them All de peu de finesse. Mais comme le résume si bien le slogan accompagnant la sortie du jeu, les apparences sont trompeuses. Il se trouve en effet que Nier est le chant du cygne de cavia, un studio connu dans un petit cercle de joueurs pour l’audace absolue d’une gemme méconnue, Drakengard. Et il se trouve que ces deux jeux partagent un certain héritage, celui de l’expérimentation et des émotions souvent intenses

Bayonetta

Bayonetta

Bayonetta est un jeu emprunt de folie, tantôt douce et tantôt furieuse. Et il ne s’agit pas ici de la démence pathologique d’un malade qui marmonne des propos incohérents, mais bien de cette aptitude si humaine à oser et à s’affranchir de la logique pour offrir… eh bien, à peu près n’importe quoi